Arrivées en retard, pass arrachés à la demoiselle de l’accueil, nombre incalculable de marches montées en courant (Émilie avait des talons, moi pas. Devinez qui n’a pas de cloques aujourd’hui), on chope deux sièges sur le côté du Zénith : personne ne nous verra à la télé, mais nous nous avons une vue d’enfer sur la scène.
Indochine ouvre la cérémonie, on se retrouve alors propulsées dans une pub pour Narta avec tous ces bras en l’air. Mais poussez-vous bande de jeunes, je ne peux pas voir la mèche lissée de Nicola (on m’a vaguement expliqué que sa mèche est une sorte de totem adulé par les fans hardcore, alors je m’intéresse quoi).
Le reste de la cérémonie se déroule dans une très bonne ambiance : le public est au rendez-vous même s’il connait quelques creux : pourquoi les gens autour de nous nous regardaient bizarre parce qu’on chantait à tue-tête la chanson de Lilly Wood & The Prick et celle de Gush ? Ignares. Nos tympans percent à l’entrée de Christophe Maé. Avril Lavigne se prend un four monumental pleine face, j’hésite à me limer les ongles, je pense que même elle ne sait pas ce qu’elle fout là. Bernard Lavilliers, je pense que c’est un pari au sein de l’organisation des Victoires de l’inviter tous les ans. Abd Al Malik est plutôt COOL, au même titre que Stromae.
https://www.youtube.com/watch?v=naU9AdGkdsA
Je m’émerveille à gros coups de coude dans les côtes d’Émilie de la rapidité des techniciens à débarrasser les plateaux et à installer les instruments suivants. Pendant les prestations des artistes, les deux animateurs essayent de danser, mais n’y arrivent vraiment pas. Tout comme animer la cérémonie en fait : ils enchainent four sur bide sur blagues vaseuses sur longs silences gênés. Quand il se font repoudrer le front c’est plus rigolo parce qu’ils penchent la tête en arrière en fronçant le nez avec une légère flexion des genoux.
Quand arrive le mini-concert d’Indochine, ça sent comme un prémice à l’apocalypse. Toutes banderoles scotchées levées, des gens s’agitent à perdre haleine sur L’Aventurier. Cependant, difficile de nier la bonne ambiance qui s’est installée pendant ces 30 minutes.
Clap de fin, mais pas tout à fait. Car dans la précipitation de notre retard à l’arrivée, on nous a donné des pass pour l’after-show : siroter un pastis avec Christophe Maé, c’est mon rêve inavoué. Sur le carton c’est marqué « tenue de soirée », on se regarde, dépitées, avec Émilie et on se dit qu’on devrait aller faire pipi pour se donner du courage.
Sponsorisé par Ricard© et Absolute Vodka©, l’after-show ressemble à une fête de potes où tout le monde se tape dans le dos en rigolant grassement. Izia et Nili (chanteuse des Lilly Wood & The Prick) s’échangent des ragots sur les Francofolies de l’année dernière, Émilie photobomb Passi, les choristes de Ben l’Oncle Soul dansent divinement bien sur Don’t stop till you get enough de Michael Jackson, je manque de renverser mon assiette de pâtes bolognaises sur la veste pailletée d’un des GUSH et la guitariste des Plastiscines a enfilé un gilet très moche. Tout le monde est un peu bourré (même nous) et c’est plutôt drôle !
Rendez-vous le 1er Mars pour la suite et la fin de ces Victoires de la Musique 2011, à Paris, sur France 2 et avec Marie Drucker et Aline Afanoukoé.
Écoutez l’Apéro des Daronnes, l’émission de Madmoizelle qui veut faire tomber les tabous autour de la parentalité.
Les Commentaires
Enfin, finalement je n'ai pas raté grand chose, j'attendais surtout de voir si damien saez allait faire le déplacement ...
D'ailleurs, son nouvel album commence à réellement se faire désirer :-/