Il fait beau, les oiseaux chantent et les hormones titillent nos envies. C’est le temps des pique-niques et balades dans la nature.
Et puis, comme c’est le thème de l’article, mettons les pieds dans le plat : c’est également le moment de l’année ou l’on peut se (re)mettre à pratiquer le sexe en extérieur, en tout cas sans choper la crève.
Le sexe en extérieur, c’est légal ?
Attention : cette pratique est illégale. En 2010, Rue89 publiait un article expliquant qu’elle est considérée comme une exhibition sexuelle punissable d’un an de prison et de 15 000€ d’amende.
L’article tempère cependant en rappelant que ce genre de décision est extrêmement rare. Dans la plupart des cas, les personnes prises sur le fait s’en sortent sans poursuite.
L’important est de ne pas chercher à se faire voir. Soyez prudent•es, ne vous exhibez pas à quelqu’un qui n’a rien demandé, bref… isolez-vous !
Entre conseils et témoignages, voici pourquoi aimer le sexe en extérieur… Ou pourquoi détester !
Les 3 règles pour pratiquer le sexe en extérieur
Avant toute chose, rappelons trois règles primordiales pour pratiquer le coït dehors.
La première c’est tout bêtement de le vouloir, de se sentir à l’aise avec la question. Si l’autre a envie et nous non, ou qu’on est pas sûr•e, le mieux est de ne rien faire. Et ça marche dans les deux sens !
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La seconde est de se mettre dans un endroit isolé. OK vous n’avez pas de murs autour de vous, mais faites en sorte de ne surtout pas être visibles.
Concrètement, s’il y a un risque que des gens débarquent, n’y allez pas. Privilégiez donc les coins dans la pénombre et sans passage, comme par exemple un box de parking ou un coin dans les bois, la nuit.
Enfin, pensez à la logistique : si vous n’êtes pas souple, la voiture n’est peut-être pas une bonne idée. Et si vous allez sur une plage, prévoyez une très large serviette afin d’éviter que le sable ne s’insère PARTOUT.
Y COMPRIS DANS LE VAGIN.
Pour le reste, ça devrait se faire naturellement !
Le sexe en extérieur est illégal, et, soyons honnête, généralement peu confortable… Alors pourquoi tant de gens font ça ? Il y a de nombreuses raisons.
Le côté transgressif du sexe en extérieur
Pour certain•es, il y a l’excitation de risquer de se faire surprendre, le jeu de devoir faire l’amour le plus silencieusement possible alors que l’on bouillonne. Jouer avec le feu, frôler la brûlure… Et aimer ça.
Frankee* avait assisté adolescente à un petit scandale au cinéma : un couple qui copulait s’est fait attraper par une femme. Quelques années plus tard, elle se rend dans la même salle voir un film avec son copain.
« Nous étions seuls au dernier rang et la salle était presque vide. Alors j’ai commencé à le toucher, tout en gardant les yeux fixés sur l’écran. Lui aussi a mis sa main dans ma culotte et nous nous sommes mutuellement masturbés.
L’idée était d’être les plus discrets possible. Imaginer que d’autres gens dans la salle auraient pu nous voir —mais qu’il ne le fallait surtout pas— m’excitait terriblement. Et puis… Je m’amusais en repensant à ce couple qui s’était fait prendre au milieu de l’acte. »
Le sexe en extérieur, quand on a pas d’autre choix
Nettement moins glamour, d’autres gens se retrouvent dans l’impossibilité de ramener leur conquête à la maison. Alors faute de mieux, on finit par faire crac-crac ailleurs… genre dans un local à poubelles, comme le raconte une Josée L’Obsédée.
Le sexe en extérieur, une décision spontanée
Parfois, on a juste envie de sexer tout de suite. Genre maintenant. Pas tout à l’heure. Même quand on est du genre à procrastiner, bizarrement, le cul ça n’est pas concerné !
C’est l’histoire qui est arrivée à Clarisse* :
« Un jour, je me suis retrouvée avec un flirt de vacances sur une plage déserte et très isolée vers 2 ou 3h du matin.
Nous nous sommes embrassés et nous avons fini par faire l’amour tout naturellement. C’était doux, spontané, ça faisait partie du moment présent.
Je ne me suis pas posé plus de questions que ça sur le moment. Ça pouvait se faire, ça s’est fait et c’était bien comme ça. »
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Le sexe en extérieur, pour profiter du paysage
Enfin, si vous êtes du genre à aimer le visuel, l’extérieur permet plus de perspectives que des volets clos. Et ça peut faire partie du délire.
Yamina* raconte, les yeux pétillants, de belles expériences qu’elle a eues avec un ex :
« Je suis sortie avec ce gars qui avait une terrasse privée sur le toit de son immeuble avec d’un côté vue sur la mer et de l’autre vue sur une montagne.
Il y avait installé un lit et, même si nous savions que les gens situés aux étages les plus élevés des immeubles alentours pouvaient nous voir, nous nous y sommes vraiment amusés. J’adorais regarder la vue, ou même le ciel, pendant l’acte. »
Les inconvénients du sexe en extérieur
Jusque-là, je parlais des bienfaits de cette pratique. N’oublions pas pour autant toutes ses limites du type :
- Ce n’est pas confortable (en tout cas moins que mon lit king size)
- Le sable brûle et s’insère VRAIMENT PARTOUT (#peelingdelateuch)
- La paille, ça pique le cul (et là où il y a de la paille, il y a parfois du CACA)
- Les murs de brique ou même le bois, ça gratte le dos
- Même à quatre pattes, ne pas être sur un matelas fait mal aux genoux fragiles
- Il n’y a vraiment pas beaucoup de place dans une voiture
- C’est souvent acrobatique (alors que la flemmarde que je suis préfère un bon missionnaire des familles)
- Dehors, il y a des petites bêtes (alors que la seule chose que je veux voir c’est le loup)
- D’ailleurs, le dehors c’est sale (et personne ne s’y lave les mains !)
- On sent le froid sur son corps nu, et pour citer une amie anonyme :
« C’est particulièrement nul comme argument mais vraiment la brise sur le cul, je trouve ça chiant. »
Que l’on soit franchement pour ou carrément contre, le plus important reste de s’amuser et d’être à l’aise avec ces pratiques. C’est bien là que se trouve le plus important : la sexualité positive !
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*Tous les prénoms ont été modifiés
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Et si le film que vous alliez voir ce soir était une bouse ? Chaque semaine, Kalindi Ramphul vous offre son avis sur LE film à voir (ou pas) dans l’émission Le seul avis qui compte.
Les Commentaires
Bon, on a du arrêter depuis qu'on a des enfants, trop de conditions à remplir : avoir du temps devant nous, se débarrasser des gnomes, trouver un coin peinard pour se promener, ...