Ce n’est pas une grosse surprise, la pandémie et les confinements ont donné envie à plein de gens de quitter Paris, ses logements riquiquis et sa surpopulation. Selon le baromètre LinkedIn de l’emploi, le nombre de départs (par rapport aux arrivées) dans la capitale était supérieur de 17% à l’année précédant la pandémie.
Pour calculer ce chiffre, le réseau social s’est basé sur le nombre de membres ayant changé leur localisation sur leur profil entre juin 2020 et mai 2021.
Quitter Paris, OK, mais pour aller où ?
Les migrations ont été particulièrement fortes en septembre dernier (+126% par rapport à la moyenne sur la période pré-pandémie) et elles ont ensuite continué début 2021, avec un taux de migration interne en France supérieur de 38% aux cinq premiers mois de 2020.
Interrogé par LinkedIn, le sociologue Jean Viard, auteur du livre La révolution que l’on attendait est arrivée, l’explique ainsi :
« Les envies de nature et d’espace des professionnels étaient déjà de plus en plus fortes avant le Covid-19. Ceux qui ont décidé de bouger la première année étaient déjà mûrs pour le faire. Mais le mouvement va se poursuivre, car la crise a amené davantage de professionnels à se poser des questions sur le sens de leur vie. »
Où ces personnes fuyant Paris ont-elles trouvé refuge ? Le baromètre de LinkedIn donne quelques éléments de réponses.
Marseille, Montpellier, Rennes : trois villes très attractives
La ville dont l’attractivité a le plus accéléré durant la crise sanitaire est Marseille ! Dynamique au niveau de l’emploi, notamment dans le secteur du numérique, avec une offre culturelle intéressante et un cadre de vie agréable, la cité phocéenne a tout pour plaire aux ex-Parigots en manque de soleil. Le ratio entre les arrivées et les départs dans la région de Marseille a progressé de 8,2% depuis le début de la pandémie.
Montpellier est ensuite la deuxième destination la plus attractive, avec +7,8% d’installations (par rapport aux départs). Là aussi, le soleil et la plage pas loin sont des bons arguments, mais le côté ville à taille humaine est aussi probablement un atout : pouvoir accéder à tous les lieux importants en quelques minutes de vélo, du bureau à l’école, en passant par les parcs, les commerces et les lieux de loisirs, fait rêver les Franciliennes que nos sommes.
Enfin, Rennes vient compléter ce podium des villes les plus attractives depuis la crise sanitaire. Et là, c’est plutôt le côté agglomération à taille humaine qui doit faire mouche (vous avez remarqué ? On ne dit rien sur la météo, pas envie de se fâcher avec nos lectrices bretonnes…).
S’installer en ville ou… à la campagne ?
Le réseau social LinkedIn permet aux utilisateurs et utilisatrices d’indiquer la ville la plus proche de leur domicile, mais cette information ne permet pas de savoir s’ils et elles se sont installées dans la ville en question ou à proximité, à la campagne.
L’option ruralité semble toutefois avoir été choisie par plusieurs personnes, puisque selon la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural, le nombre de transactions à la campagne a bondi de 6,6% l’an dernier. C’est le plus important volume de ventes depuis trente ans !
Et si j’en crois mon état d’esprit actuel en rédigeant cet article, ce n’est peut-être pas près de s’arrêter…
À lire aussi : Elles ont quitté la grande ville pour s’installer à la campagne
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