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Coucher le premier soir m’a sauvé la vie

Je vais vous raconter une histoire que je n’aurais jamais imaginé partager un jour. Une histoire qui commence comme un scénario de comédie romantique et se termine par une leçon de vie. 
Spoiler alert : coucher le premier soir m’a littéralement sauvé la vie.

Une soirée pas comme les autres

Tout a commencé un vendredi soir, après une semaine épuisante il y a 3 ans, j’avais alors 34 ans et j’étais célibataire au plus grand désespoir de ma mère. Personnellement cela me convenait tout à fait. J’avais des tas d’ami·es, des amants, une situation professionnelle qui me permettait d’être indépendante financièrement, bref tout roulait plutôt bien dans ma vie ! 

Ce soir-là, comme je le disais, je terminais une grosse semaine et j’avais envie de lâcher prise. J’ai donc rejoint quelques amis dans un bar. Lorsque je vais commander un verre au bar, je suis coté à cote avec un joli garçon et nous engageons la conversation assez naturellement. En même temps, l’attente était un peu longue alors c’était assez simple de trouver un prétexte râler un peu ! Nous repartons chacun de notre coté mais je jette régulièrement un oeil dans sa direction, je m’aperçois qu’il en fait de même. 

L’une de mes potes me suggère d’aller lui parler, ce que je fais non sans une pointe de stress. Nous parlons 2 heures non stop ! 

Il était drôle, charmant et il avait cette façon de poser des questions qui me faisait me sentir unique. Bref, vers 23H30, je me retrouvais à accepter son invit’ à boire un verre chez lui. La suite aurait pu être tristement banale mais attendez un peu. 

L’instant où tout a basculé

Evidemment, la soirée se passait merveilleusement bien. On rigolait, on partageait des anecdotes, nous avons repris un verre de vin et ce qui devait arriver arriva. Je me sentais bien avec lui, il était aussi gentil que prévenant et j’avais très envie de lui !

On a commencé à s’embrasser passionnément. Je ne vous fais un dessin mais nos gestes sont devenus de plus en plus coquins.  

C’est alors que, pendant qu’il me caressait les seins, il s’est arrêté brusquement. Il a posé sa main fermement sur mon sein gauche, son regard a changé, et il m’a dit, avec un sérieux que je n’avais pas vu venir : « Je crois que je sens quelque chose. Une petite boule. Tu devrais vraiment faire vérifier ça. »

« Je crois que je sens quelque chose. Une petite boule. Tu devrais vraiment faire vérifier ça. »

Euh… pardon ? On était en plein élan romantique, et voilà qu’il se transformait en docteur House.

L’infirmier extraordinaire

Ce gars était infirmier. Oui, infirmier. Et il était sérieux. Il a pris le temps de m’expliquer calmement pourquoi cette petite boule qu’il avait sentie pouvait être un signe préoccupant. J’étais un peu déstabilisée, mais il était tellement bienveillant que j’ai promis de prendre rendez-vous chez mon médecin. 

Même si j’étais troublée, nous avons passé une belle nuit d’amour. 

Le lundi suivant, je suis allée chez ma gynécologue qui m’a prescrit une mammographie. Et vous savez quoi ? Il avait raison. Cette petite boule était un cancer du sein, détecté à un stade précoce heureusement pour moi. Le genre de détection qui vous sauve la vie. J’ai alors enchainé les traitements classiques de chimiothérapie puis de radiothérapie : 12 mois d’une sombre galère. 

Mon ange gardien

Aujourd’hui, je suis sur le chemin de la guérison et je vais bien ! Et ce gars je le considère comme un ange gardien qui a croisé ma route au bon moment. Il avait essayé de prendre de mes nouvelles quelques jours après notre rencontre mais j’étais alors submergée par la tristesse et la peur en apprenant ma maladie et je n’avais pas répondu à ses messages. 

Au bout de quelques mois j’ai enfin voulu lui dire merci. Il est arrivé dans l’heure qui a suivi mon message. 

Nous ne sommes plus amants mais il est devenu mon ami. 

L’importance de la prévention

Je ne dis pas que coucher le premier soir est une méthode de prévention médicale (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !), mais cette expérience m’a appris qu’il faut parfois laisser la vie nous surprendre. Et, surtout, être à l’écoute des signes, qu’ils viennent de notre corps ou d’une rencontre improbable.

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Ce soir-là en brisant ma règle de ne jamais coucher le premier soir, je suis tombée sur un gars extraordinaire qui non seulement savait de quoi il parlait mais surtout a eu le courage de parler même dans un moment où peu l’auraient fait. J’ai eu de la chance faut se le dire, alors mon seul conseil, n’attendez pas d’avoir mal, de vous sentir faible ou fatiguée, faites vos examens régulièrement.

Apprenez l’auto-palpation, elle peut vous sauver la vie, on a pas toutes et tous un infirmier sexy sous la main !

À lire aussi : J’ai un cancer du sein et voici pourquoi Octobre Rose me met mal à l’aise

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