Il paraît que ce manga de Yamaji Ebine est assez différent des autres : la mangaka, elle-même lesbienne, fait souvent appel sans ses oeuvres aux thématiques de l’homosexualité féminine (yuri ou girl’s love), alors qu’ici, on évoque plutôt l’homosexualité masculine (shōnen-ai ou boy’s love) pour finir sur une pointe d’hétérosexualité.
Pour ma part, j’avoue ne jamais avoir lu beaucoup de mangas : le fait que la plupart soient d’interminables séries me rebutait un peu. Mais, celui-ci présentait la particularité d’être un One Shot c’est à dire une histoire en un seul tome, ce qui m’a séduite.
Après un petit temps d’adaptation au sens de lecture, dès les premières pages, j’ai apprécié le trait fin du dessin et les visages des personnages que j’ai trouvé très expressifs, ainsi que leur look travaillé (ils changent de vêtements… pas comme dans certains autres mangas/BDs/dessins animés).
Concernant l’histoire, si le résumé m’avait bien plu, je ne m’attendais pas vraiment à ça : c’est bien plus glauque et moins cucul la praline que ça en a l’air, et j’ai presque envie de dire que c’est tant mieux !
A première vue, on suppose lire quelque chose de très banal : une rencontre suivie d’une histoire d’amour. On se doute que le garçon dont l’héroine tombe amoureuse cache quelque chose puisqu’elle essaie » d’en apprendre un peu plus sur lui » mais on n’imagine clairement pas ça comme ça, et pour cause : viols, enlèvements et oreilles coupées au programme, le tout sur fond de vengeance et de trahison (âmes sensibles s’abstenir, donc).
Le fait que l’histoire soit bien plus sombre et torturée qu’il n’y paraît lui donne à mon goût beaucoup plus de sens et de profondeur que s’il s’agissait d’une simple amourette entre deux personnages.
Comme souvent lorsque j’accroche sur une histoire et ses personnages, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce manga, et surtout beaucoup de mal à m’en défaire avant de l’avoir terminé, et même après !
D’ailleurs, cela m’a donné envie de me pencher un peu plus sur ce genre d’ouvrages, ceux de cette mangaka bien sûr, et pourquoi pas d’autres.
Pour plus d’informations : le site officiel des Editions Asuka.
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