Ben Barek, le Marocain plus fort que Pelé

17 septembre 2011 |  by  |  Foot

Il possède un nom que seuls les plus passionnés de football peuvent connaitre. Qui est- il ? Larbi Ben Barek. Tout simplement un des hommes les plus talentueux sur la planète footballistique. Preuve en est, même Pelé aura dit « Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le Dieu ». Lorsque l’on sait ce que le roi Pelé a laissé comme marque dans sa discipline, on peut faire confiance en ses dires au sujet de Ben Barek.

Un footballeur ni européen, ni brésilien !
La vie de Ben Barek a commencé de l’autre côté de la Mer Méditerranée, dans le pays où tout juste débute l’Afrique, au Maroc. Son année de naissance serait 1914 ou un peu plus tard à Casablanca. Comme tous les enfants de son âge, le petit Larbi aime jouer et tout particulièrement courir derrière le ballon rond. Tout ça au grand dam de sa mère qui aimerait le voir se concentrer sur un métier en apprentissage, étant donné la pauvreté de la famille et du quartier où ils vivent. Il a presque la vingtaine lorsqu’il débute avec l’Idéal Club de Casablanca. Un grand match ce jour-là puisque l’équipe joue un derby marocain face à l’Union Sportive Marocaine de Casablanca. De ses débuts, la presse marocaine, les adversaires et les supporteurs gardent de fortes impressions. Le joueur en savates allie technique et prestance sur le terrain. Sa montée en puissance le fait évoluer avec l’Union Sportive Marocaine de Casablanca. Cela le met sous les feux des projecteurs attirant les dirigeants de clubs de l’Hexagone, le Maroc étant encore une colonie française à l’époque. Débutera alors la vie française de celui que l’on appelle déjà « la Perle Noire ».

De Casa à la Cité Phocéenne
A la fin des années 30, il signe à l’Olympique de Marseille. Son talent lui ouvre les portes de l’équipe de France, avec un premier match face à la Squadra Azzura. Faisant forte impression dés cette rencontre, il porte le maillot bleu près de quinze ans ! Après l’OM et un retour à Casablanca de quelques années, il repart pour Paris et participe à une équipe de talentueux joueurs de l’époque, comme ce que représentait le Real Madrid du temps des Galactiques avec Zidane, Ronaldo Figo, Beckham, Owen. Qu’importe si les Parisiens répètent « Vendez la tour Eiffel, vendez la Seine, mais ne vendez pas Ben Barek ! », il est transféré pour une dizaine de millions de francs vers l’Atletico Madrid. Ses premiers amours le ramènent vers Marseille. Puis des problèmes musculaires lui barrent la route, l’obligeant à ne plus évoluer professionnellement et à repartir pour le Maroc où il sera entraineur.

Un monument délaissé…
De son temps, Larbi Ben Barek a aussi marqué les esprits car fier de ses origines et de sa nationalité marocaine, il refuse catégoriquement de prendre la nationalité française afin d’évoluer en équipe de France. Pourtant, cela ne l’empêche pas de porter les couleurs tricolores. Finalement son entêtement l’incite à retourner à Casablanca, bien loin de l’argent et des retraites dorées que connaissent les grandes stars du ballon rond. A présent, chacun saura qu’en plus des Messi, Ronaldo, Rooney ou autre Iniesta, il a existé par le passé un Larbi Ben Barek, né du côté du Maroc, évoluant en Afrique et sur le Vieux Continent et mort dans le silence le plus total, seul chez lui. Triste fin pour une légende du football qui recevra médaille et reconnaissance à titre posthume ! Une carrière qui finira comme elle a débuté… dans la misère.

Un film retraçant la vie du sportif international est sorti au Maroc. « Larbi ou le destin d’un footballeur » fait le tour du Maroc, dans les salles de projection. En attendant sa prochaine diffusion en France, découvrez la bande annonce !



2 Comments


  1. A ce point la ? Bravo

Leave a Reply