Mon France-Brésil 98 à moi (3)

22 novembre 2010 |  by  |  Foot

Souvenirs, souvenirs

Juin 1998…
Je viens de finir ma première année de collège. La petite fille de 11 ans que je suis, baskets mal lacées aux pieds et survêtement multicolore, va goûter à la World Cup. Avec 66 jongles à mon actif (mon compteur s’est bloqué là !), je vais enfin assister à une Coupe du Monde, l’événement footballistique le plus important de la discipline. Déjà en 1996, aux Jeux Olympiques d’Atlanta, la demi-finale Brésil-Nigéria me fait découvrir la Seleção. Les Brésiliens ne remportent pas cette rencontre (le Nigéria finira champion olympique) mais je découvre Ronaldo, un phénomène !

Retour dans le passé, 28 janvier 1998…
Devant des milliers de télévisions, la planète football française assiste à l’inauguration du Stade de France à Saint Denis dans le 93. C’est un soir de France-Espagne. En regardant ces images, je me dis depuis la Province « wow il est immense », bien plus que Gerland où on construit le virage sud ! Côté vestiaires, Aimé Jacquet est critiqué par le deuxième entraineur de l’équipe de France : les journalistes sportifs du pays. La collégienne que je représente
mange, respire et vit foot depuis 1995 déjà… A force d’accompagner mon père aux matchs de mon frère qui joue dans l’équipe de Loyettes (ville perdue entre deux vallées), mon sang est contaminé par le virus du foot. J’en viens même à acheter les fameux albums Panini, chaque année de championnat.

Quelques mois plus tard…
La première semaine de juin, ma chambre est mise en chantier. J’en tapisse les murs. 16 posters représentent les 16 équipes qualifiées. Je dors observée par Zidane, Bassir, Ronaldo, Van Der Sar… Je me réveille sous les yeux des équipes mexicaine, tunisienne, américaine… Je dégote un débardeur « Coupe du Monde 98 » chez Carrefour, mon sponsor officiel.
Quand la compétition débute, pour dire vrai, l’équipe de France n’est pas ma priorité. C’est seulement après sa qualification pour le tour suivant, que je me rends compte de l’engouement qu’elle suscite. Avant ça, une autre nation attire mon attention, le Maroc dans la poule du… Brésil. Eliminé au premier tour, j’en pleure (je pleure souvent devant du foot oui, oui). Les Brésiliens tuent les rêves marocains dés le premier match sur un score de 3-0. Néanmoins la vengeance sera terrible ah ah ah (façon Gargamel) !!!

Paraguay, Italie, Croatie… 27 juillet, 3 juillet, 8 juillet…
Chaque soir de victoire, ma rue est en fête. Le 12 juillet, le summum est atteint. Où est ce que je suis pour l’occasion ? Chez des voisins. Il y a ma sœur, une amie et ses deux frères. Deux garçons avec qui j’ai découvert le Brésil-Nigéria de 1996 justement. Debout devant les Bleus, on hurle à la fenêtre « Allez la France ». Dans la rue, un voisin portugais passe en scooter avec le drapeau du Brésil (espèce de morue va). Le Brésil est fort et tenant du titre. Mais la France a fait un parcours impeccable. Alors tout est possible. Sur deux corners, arrivent les deux premiers buts de notre Zizou national et son numéro 10. Explosion de joie ! On se tape dans les mains, on saute sur place. Au coup de sifflet final, Emmanuel Petit en a rêvé, la France écrase le Brésil. On se précipite dehors. Sur la chaussée, la circulation est bloquée. Même une mère de famille participe à ça. Les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Yougoslaves, les Espagnols, les Français de souche ont tous le même sentiment de fierté. Les
drapeaux de la mairie sont piqués pour la bonne cause. On est champions après tout !!!

Et on connait toutes (et tous) la suite…
Les Bleus sont aimés comme Jacquet. Les femmes tombent follement amoureuses du football. Pour ma part, après ça, je continue à avoir le même attachement pour ce sport. Je continue à regarder les matchs, à pester contre les arbitres. Je consacre mes soirées à la Champion’s League et vais à Gerland quand je peux. On improvise des tournois de foot et je m’exerce toujours autant pour faire ne serait-ce qu’une tête (sans succès) !

Que de bons souvenirs donc ! Des souvenirs que vous devez, vous aussi, forcément avoir. Je vous fais la passe à vous de jouer. Racontez…



6 Comments


  1. J’ai 9 ans, je ne connais rien au foot ou si peu. J’ai suivi tous les matchs de l’équipe de France depuis le début. Je me souviens particulièrement de France-Italie, j’étais dans la voiture pour aller chez ma grand mère, ma mère klaxonnait à chaque but… les voitures sur l’autoroute en faisaient de même, c’était magique.

    Puis la finale arrive, ma mère invite 4 amies à elle pour l’occasion. Elle m’a avoué il y a peu qu’elles avaient bu 2 bouteilles de champagne le soir là et qu’elles étaient donc un peu pompét … J’ai fabriqué des drapeaux en papier pour l’occasion. Je me souviens d’une de ses amies debout sur le canapé surexcitée, devenir dingue à chacun des buts. Je me souviens d’une autre qui faisait les 100 pas dans le salon… Une très bonne soirée. Coup de sifflet final. Ca crie dans la rue. On sort, les gens crient, hurlent leur joie. Les voitures sont secouées mais c’est bon enfant, on sent le bonheur des gens. Je n’avais jamais vu ça du haut de mes 9 ans et je ne l’ai jamais revu depuis. C’est con à dire mais d’en reparler là comme ça, je suis un peu émue. Le soir là je me suis endormie les yeux pétillants. Je me souviens des images sur les champs Elysées et des journaux qui ont tous titré « France Black Blanc Beur » …
    Depuis à chaque coupe du monde, j’espère qu’ils vont aller loin, très loin, pour revivre un peu de cette magie. J’ai une maman fan de foot – et ce depuis bien plus longtemps que la coupe du monde, alors je suis un peu obligée de suivre …
    La coupe du monde 98 restera un évènement marquant de mon enfance.

  2. Potter démasqué

    La coupe du monde 98 ?… :-) la plus belle période de notre vie à mon mari et à moi :-) .

    On est 5-6 de notre DESS à être en stage de fin d’études à Grenoble, et celui qui deviendra mon mari vit en coloc avec un ami à Seyssinet-Pariset.
    Un copain qui se contre-fiche du foot leur a passé sa télé pour l’occasion.
    Moi je n’ai pas trouvé de location sur Grenoble, alors j’ai gardé ma chambre sur le campus de l’université de Savoie à Chambéry, et je suis fatiguée à cause des aller-retours.

    Le jour où la coupe du monde débute, je vais faire des courses pour eux avant de rentrer car j’aime bien leur faire plaisir, mais je suis trop fatiguée et en rentrant du supermarché à leur appart, je m’arrête bien au feu rouge du carrefour, mais je redémarre trop tôt pour tourner à gauche car je ne vois pas que le vert ne concerne que ceux qui vont tout droit… et j’ai un gros accident avec un homme, qui de son côté est passé à l’orange.
    Les 2 voitures sont épaves, et lui a la clavicule cassée et part à l’hôpital accompagné des pompiers.
    Moi j’ai seulement le genou ouvert et du mal à respirer, et les gendarmes me demandent de signer une décharge car… « la coupe du monde commence dans 20 minutes !!! » ^_^. Les gendarmes me raccompagnent à l’appart des garçons (je les guide mais je suis incapable de leur donner une adresse car je ne me souviens d’aucun nom :-) !).
    Je suis attendue avec impatience, ou plus exactement les bières sont attendues avec impatience ;-) ! mais finalement je gâche la soirée de mon futur mari qui juge plus prudent de m’accompagner à l’hôpital, et c’est le début de la plus heureuse période de notre vie car cô je n’ai plus de véhicule je ne peux plus rentrer à Chambéry, et on décide le soir même que dorénavant je vivrai avec eux… et c’est la première fois que je dors avec mon mari :-) !

    Jusqu’à la finale, tous les matchs avec l’équipe de France sont l’occasion de grandes réunions « chez nous » :-) et je sors souvent faire des courses pour fuir la tension qui est palpable (ça crie « allez ! alleeez ! pououm !!! », « aaaargh ! mais pu-t-ain ! », etc. et quand il y a but c’est l’hystérie).
    D’ailleurs, alors que j’adore regarder le foot (au départ ça m’a été imposé par mon père et la proximité du terrain de foot où il y avait des matchs et des entraînements au minimum 2 fois par semaine) et la coupe du monde en particulier, je n’ai vu a-u-c-u-n match en direct; pas même la finale !!!

    La finale :-) , très très grand souvenir d’une ambiance de bonheur partagé avec des tas d’inconnus et aussi, ma première cuite avec… 1/2 flûte de champagne !!!! car c’était la première fois de ma vie qu’emportée par l’ambiance, je me laissais tenter.
    Et aussi une grosse reconnaissance à Zidane et aux autres pour ce bonheur qu’ils nous ont donné :-) .

    Bref ! cette coupe du monde là, elle a un goût de paradis :-)

  3. J’avais 7 ans à l’époque, je me rappelle être avec ma soeur et mes parents sur notre canapé. Pour l’occasion on s’était maquillées avec des drapeaux sur les joues, on avait même customisé un tee-shirt avec marqué dessus « allez la france » et d’autres trucs comme ça.
    Quand Zizou a marqué mon père était fou, c’est bien la seule et unique fois que je l’ai vu comme ça d’ailleurs.
    Dans le village c’était la fête, je sais pas si vous vous imaginez ma surprise, mais dans un village de 1500 habitants, dont 600 petits vieux c’est assez bizarre, ça klaxonnait, ça criait c’était trop bien.
    C’est la seule fois où j’ai vu tout le monde aussi heureux…

  4. Remerciement pour cet rubrique, je suis sur que beaucoup de monde apréci ton blog .

  5. Un tresbon site internet comme je l’ai aime, merci .

  6. Awesome article post.Really looking forward to read more. Will read on…

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