Archive for mai, 2010

Le court de tennis le plus haut du monde

31 mai 2010 |  by  |  Tennis

Alors que Roland Garros bat son plein, je vous propose de prendre un peu de hauteur en vous dévoilant cette merveille/folie/étrangeté architecturale qu’est le Burj Al Arab, l’un des hôtels les plus prestigieux au monde. Dubaï est probablement le seul endroit sur terre apte à accueillir un tel projet : faire culminer un court de tennis à 210 mètres du sol !

Vous voyez le rond vert, tout en haut ? C'est le court, et moi je n'y mettrai pas les pieds !

Mais il se trouve que ce terrain (qui sert aussi d’héliport) ne dispose pas de filet de sécurité, donc chaque balle perdue est un danger pour la circulation routière ou pour les pauvres (dans le sens malchanceux, hein, on va pas parler de miséreux dans un hôtel 5 étoiles) piétons qui auraient le malheur de passer au mauvais endroit au mauvais moment.

Pour résumer la situation, pour jouer au tennis sur ce court, il faut :

  1. Être riche
  2. Ne pas avoir le vertige
  3. N’avoir aucun sens des responsabilités et/ou savoir très bien viser
  4. Supporter la chaleur de Dubaï (40°C de moyenne en été)

Visiblement Agassi et Federer remplissent ces conditions puisqu’ils se sont livrés à un petit match amical au sommet (hahaha, je suis drôle).

Et toi, aimerais-tu disputer une partie là-haut ?

La finale de la Stanley Cup commence ce soir !

29 mai 2010 |  by  |  Hockey

Ce soir commence l’évènement le plus attendu dans le monde du hockey : la finale de la Stanley Cup, qui couronnera les champions de la National Hockey League (le championnat Nord-américain, qui est le plus prestigieux au monde). Comme pour tous les matchs de play off, l’équipe gagnante sera celle qui aura remportée quatre matchs, ce qui signifie qu’il pourra y avoir jusqu’à sept matchs joués.

Sidney Crosby, superstar et capitaine des Pittsburg Penguins brandissant la Stanley Cup pour la saison 2008-2009

Cette année, la coupe légendaire sera disputée par les Chicago Blackhawks et les Philadelphie Flyers, et les simulations donnent Chicago vainqueur en six matchs (donc deux matchs gagnés par Philadelphie, et quatre par Chicago). Je suis très loin d’être neutre devant une telle affiche, car cela fait de nombreuses années que ma famille soutient les Blackhawks de Chicago, et le seul français jouant en NHL, le gardien Cristobal Huet, fait partie de cette équipe (même s’il ne jouera probablement pas cette finale) et a été formé dans le club de ma ville. Je garde donc bien au chaud mes explications sur le fonctionnement du championnat nord-américain pour la rentrée, et une fois n’est pas coutume, je laisserai de côté toute objectivité lorsque le moment sera venu de vous annoncer le nom des champions. D’ici là… GO ‘HAWKS GO !

Cristobal Huet, seul français en NHL, en route vers le plus mythique de tous les titres ?

Le premier match de la série sera diffusé en direct sur ESPN à 2h du matin.

Roland Garros, journée 1 : bilan

23 mai 2010 |  by  |  Tennis

Voilà, ça y est, c’est parti !

On peut dire que Roland Garros démarre très fort cette année – et sur Madmoizelle aussi- puisqu’on a sorti le pack deluxe avec un forum tout spécialement dédié au commentaire des matchs, bannières un peu partout et tout et tout. Histoire de faire en sorte que les tennismadmoizelles aient un endroit où exprimer un peu leurs opinions qui sont ma foi toujours d’une pertinence qui n’est plus à démontrer (et si vous voulez une preuve, rejoignez nous les mercredi soirs de Nouvelle Star, je peux vous dire que ça n’y va pas de main morte) Read More

Roland Garros 2010 : ça commence demain sur madmoiZelle !

22 mai 2010 |  by  |  En direct du stade, Tennis

Oyé oyé, ô toi fan de tennis ! L’heure de la Grande Messe est bientôt arrivée ! J-1 avant le début de Roland Garros 2010, soit le plus grand tournoi de tennis sur terre battue !

On connait depuis hier les tableaux des simples Messieurs et simple Dames ; pour les doubles, Juniors et Tennis en fauteuil, il faudra attendre demain ! Les qualifications elles, ont déjà eu lieu (on appelle Qualifications, les matchs que les joueurs les plus mal classés au classement mondial doivent jouer pour accès au tableau général).

Les tours de qualification, sur les plus petits courts de Roland Garros.

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10 raisons qui font du hockey un sport génial, la fin ! (3/3)

18 mai 2010 |  by  |  Hockey

Et voici la fin de notre épopée (Partie 1 et Partie 2), et vous pouvez me croire, ces trois dernières raisons d’aimer le hockey vont achever de vous convaincre !

Raison n°8 – Des noms qui en jettent !

Les noms des équipes, pour commencer. Et bien, celle de ma ville est nommée d’après une vieille légende dauphinoise : les Brûleurs de Loups ! Oui, on est bien d’accord, c’est la classe absolue (si, je vous jure, je suis objective !).
On peut classer les noms des équipes en 3 catégories :
Les catastrophes naturelles : Calgary Flames, Carolina Hurricanes, Colorado Avalanches, Tampa Bay Lightning…
Les grands manitous : Kings de L.A., New Jersey Devils, Ottawa Senators…
Les animaux, réels ou immaginaires. A mon sens, ce sont les seuls qui frôlent le ridicule : Les Pingouins de Morzine (ou Pittsburg Penguins), San Jose Sharks, Ducks d’Anaheim (non mais les canards… Sérieusement ?), Orques d’Anglet…

Mais surtout, surtout, ce qui en jette, ce sont les noms des légendes. Vous vous en souvenez, je l’ai évoqué dans l’article précédant ?
Les deux meilleurs joueurs actuels sont connus sous les noms de Sid the Kid (Sidney Crosby) et The Great 8 (Alexander Ovechkin), et le meilleur joueur de tous les temps est entré dans la légende avec le surnom de The Great One (Wayne Gretzky). On a aussi The Magnificent (Mario Lemieux), The Dominator (Dominik Hasek) et Daddy (Jaromir Jagr). Tout amoureux du hockey qui se respecte connait ces surnoms, alors pour celles qui voudraient jeter un coup d’oeil, l’ami wiki fait une rapide liste et c’est folklo !

Raison n°9 – Les fans

L’ambiance au hockey est très conviviale, très familiale. Plus on va à la patinoire, plus on retrouve de visages connus et chaleureux. 
Les fans sont très attachés à leur équipe, mais surtout au sport, à l’ambiance, et à tous les mythes qui l’entourent : tous connaissent les noms des grands joueurs, des grandes coupes, et tous peuvent vous parler des statistiques si chères à ce sport pendant des heures !
Mais surtout, les fans sont rigolos !

Raison n°10 – Les non sportives y verront une bonne raison de continuer à ne rien faire, les sportives n’auront qu’une envie : s’y essayer !

C’est pas compliqué, moi, je ne suis pas sportive, et bien que je sois fan de hockey, rien ne me fera chausser des patins et prendre une crosse. Faut pas pousser, moi et mon gras on n’est pas fait pour ça !

Mais les sportives trouveront dans ce sport tout ce dont elles rêvent : il requiert une excellente condition physique et une coordination exceptionnelle, ainsi qu’un esprit d’équipe à toute épreuve.

Équipe féminine en 1921

Alors, convaincues ?

Le sport sur grand écran.

Les mondes du cinéma et du sport qui sont, à première vue bien différents, comportent en réalité beaucoup de points communs : des acteurs et des performances, bonnes ou mauvaises, du spectacle, un public, de la concentration, des gestes ou des mots justes, du travail en équipe, de la compétition, de l’argent et j’en passe. Certaines d’entre vous (bouuuh les mauvaises langues, je vous entends hein !) n’hésiteront pas à rappeler que certains sportifs ont très probablement étudié l’Actors Studio pour feinter aussi bien l’effroyable attentat d’un tacle inexistant. (La première qui s’élève, le doigt en l’air, pour dénoncer Cristiano Ronaldo sera immédiatement renvoyée de l’établissement.)
Il arrive parfois que ces deux domaines se donnent rendez-vous pour travailler ensemble. Si quelques athlètes sont passés sur le grand écran (Vincent Moscato, Eric Cantona, Lino Ventura, Johnny Weissmuller ou Arnold Schwarzenegger) certains cinéastes ont consacré des œuvres à ce milieu qui attire et passionne tant. D’ailleurs, sachez que le tout premier film « sportif » se nomme « Course en sacs » et fut réalisé par les frères Lumière en 1895.

Petit coup d’œil sur différents films qui ont choisi le sport comme cadre diégétique.

Looking for Eric, Ken Loach, 2009, UK, FR, IT, BE (football)
Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe. Ses beaux fils trainent dans les magouilles, sa fille l’accable de reproches et sa vie sentimentale est un désert. Sur les murs de sa chambre, sur papier glacé, Cantona semble l’observer d’un œil malicieux. Un soir, Bishop s’adresse à son poster dans l’espoir d’obtenir de l’aide. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Bishop en est persuadé, le King Cantona peut l’aider à reprendre sa vie en mains…
> Une fois de plus, Loach associe parfaitement drame, drôlerie et fantaisie. Cantona n’est pas le comédien au jeu le plus sobre, mais on l’aime quand même.

Steve Evets entrainé par Eric Cantona "Looking for Eric"

Raging Bull, Martin Scorsese, 1980, USA (boxe)
Issu d’un milieu modeste, Jack La Motta, fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïaque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit. Quand l’ascension et le déclin d’une vie deviennent épopée…
> « You fucked my wife ? » Ahhh Robert. Bob. Bobby. De Niro au top de l’Actors Studio dans ce long-métrage en noir et blanc inspiré par la vie du vrai Jack La Motta.

Robert De Niro sur le ring. "Raging Bull"

Billy Elliott, Stephen Daldry, 2000, UK (danse)
Dans un petit village minier du Nord-Est de l’Angleterre, Billy, onze ans, découvre qu’un cours de danse classique est donné dans les mêmes locaux que son cours de boxe. Une passion va bientôt naitre chez l’adolescent. Afin de réaliser son rêve, l’adolescent, soutenu par Mme Wilkinson, va devoir affronter les regards de son père et de son frère, mineurs en grève, pour qui la danse manque bien trop de virilité.
> Qui n’a jamais voulu avoir Billy Elliott pour ami ? On a toutes eu envie de danser dans les ruelles anglaises avec Jamie Bell. Un film drôle, dur et émouvant. Du vrai cinéma anglais, dans la lignée d’un Ken Loach.

De la boxe à la danse. Jamie Bell dans "Billy Elliott"

Le vélo de Ghislain Lambert, Philippe Harel, 2000, FR, BE (cyclisme)
Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu’Eddy Merckx avec huit minutes d’écart, est un coureur cycliste belge dont l’ambition est de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d’eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour.
> Un joli film sur les rapports humains dans le milieu sportif. Poelvoorde, souvent au top, y est pour beaucoup. Les fans de cyclisme apprécieront l’hommage rendu à leur sport.

Benoit Poelvoorde en amateur de la petite reine. "Le vélo de Ghislain Lambert"

The Wrestler, Darren Aronofsky, 2008, USA (catch)
Randy Robinson, dit The Ram, était une star du catch. Aujourd’hui, il se produit dans les maisons de quartier, et est incapable d’entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l’adoration de ses fans. Après avoir été foudroyé par une crise cardiaque durant un match, il doit abandonner cette passion qui pourrait lui être fatale. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et entame une liaison avec une strip-teaseuse. Mais son goût du spectacle et son amour pour le catch vont reprendre le dessus et le propulser de nouveau sur le ring.
> Mickey Rourke est effrayant. Mais même avec une telle tronche, c’est difficile de ne pas s’attacher à ce Randy. En plus de découvrir un sport, on découvre de beaux personnages.

Mickey Rourke en légende du catch "The Wrestler"

La plus belle victoire, Richard Loncraine, 2003, USA (tennis)
Excellent joueur de tennis, Peter Colt fut classé au 11e rang mondial. Aujourd’hui il n’est plus que 119eet s’est reconverti en prof de sport pour femmes mûres et oisives. C’est alors qu’on lui offre la possibilité de disputer son dernier tournoi de Wimbledon. Lizzie Bradbury est la nouvelle étoile montante du tennis mondial et s’apprête à participer à son premier Wimbledon. Lorsque Peter débarque sur les courts, il n’a plus franchement envie de prendre sa retraite. Il remporte son premier match, et s’éprend de Lizzie…
> On est bien loin d’avoir là le meilleur film du mois, mais cette jolie romance étonne par son cadre inhabituel. Les filles, adeptes de tennis et ayant les hormones fragiles (comme moi quoi), ne pourront pas rester de marbre devant Paul Bettany une raquette à la main.

Paul Bettany, amoureux de la petite balle jaune et de Kirsten Dunst dans "La plus belle victoire".

Million Dollar Baby, Clint Eastwood, 2004, USA (boxe)Rejeté depuis longtemps par sa fille, Frankie Dunn, vieil entraineur de boxe vit dans un désert affectif en évitant toute relation. Un jour, Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d’un coach. Son objectif : remonter sur le ring afin de concrétiser le rêve d’une vie. Après avoir refusé à maintes reprises, Frankie se laisse convaincre par la détermination sans borne de la jeune femme. Une relation mouvementée mais intense se noue alors entre les deux personnages.
> « Bouleversant » doit surement être le qualificatif le plus utilisé pour parler de ce film. Le trio Eastwood-Swank-Freeman est simplement épatant.

Clint Eastwood aux côtés de sa boxeuse Hilary Swank. "Million dollar baby"

Rasta Rocket, Jon Turteltaub, 1994, USA (bobsleigh)
Eliminé pour sa participation à l’épreuve du 100m lors des jeux de Séoul, le jamaïquain Derice Bannock se jure quoi qu’il arrive de représenter fièrement son pays lors d’une compétition Olympique. L’histoire d’un rêve fou de quatre jamaïquains qui ont juré de lever le drapeau de leur pays dans une discipline qui leur est complètement inconnue : le bobsleigh. Avec le soutien de leur coach, Irving Blitzer, les quatre athlètes n’ont plus que 6 mois pour être près à affronter la ville glaciale de Calgary.
> Inspiré d’une histoire vraie, mais très largement romancée, Rasta Rocket mêle habilement répliques cultes et émotions à travers ses personnages attachants.

Entrainement dans la baignoire. "Rasta rocket"

Joue-la comme Beckham, Gurinder Chadha, 2002 USA, UK, DE (football)
Jess Bhamra, jeune fille d’origine indienne, vit avec sa famille en Angleterre. Ses parents aimeraient la voir finir ses études et faire un beau mariage dans le respect des traditions. Mais la demoiselle ne rêve que de ballon rond. Comme son idole, David Beckham, elle passe le plus clair de son temps à jouer au football. Lorsqu’une jeune Anglaise, Jules, l’invite à prendre place dans une équipe féminine, c’est le début d’une belle amitié et d’une grande aventure.
> Une chouette comédie sociale, comme seuls les britanniques savent nous proposer. Le film évite les clichés, ce qui est assez remarquable lorsqu’on traite d’un sujet comme le sport et les femmes, qui plus est dans une communauté bien spécifique.

La passion du ballon rond vue par Keira Knightley et Parminder Nagra "Joue-la comme Beckham"

Miracle, Gavin O’Connor, 2004, USA (hockey sur glace)
En 1960, Herb Brooks, joueur de hockey, connait une cuisante défaite contre les Soviétiques. Vingt ans plus tard, il est nommé entraîneur de l’équipe des États-Unis quelques mois seulement avant les JO de Lake Placid. Obsédé par l’idée de vaincre ces champions arrogants, il met sur pied une équipe de jeunes joueurs aguerris et très motivés. Contre toute attente, les Américains remportent une éclatante victoire contre les Soviétiques. Deux jours plus tard, les États-Unis battent la Finlande et obtiennent la médaille d’or.
>Inspiré d’une histoire vraie, le film retrace la fabuleuse aventure de cette équipe qui a marqué l’histoire du hockey. Sa Fédération internationale considère d’ailleurs ce Miracle comme l’événement numéro un de son histoire.

La parole du coach Kurt Russell. "Miracle"

En janvier prochain sortira Le fils à Jo. Le réalisateur s’appelle Philippe Guillard et ne devrait pas être inconnu des amatrices du ballon ovale. En effet Guillard a évolué pendant les années 80 et 90 au Racing Club de France (aujourd’hui Racing Metro). Il est aussi un des créateurs de la fameuse marque Eden Park. Aujourd’hui, il est journaliste, acteur, scénariste, et consultant sportif sur Canal + (mais quelle hyperactivité !). Le pitch de son film : petit-fils d’une légende de rugby, fils d’une légende de rugby, et lui-même légende de rugby, Jo Canavaro élève seul son fils Tom qui est aussi bon en maths que nul sur un terrain. Pour un Canavaro, la légende ne peut s’arrêter là, quitte à monter une équipe de rugby pour Tom contre la volonté de tout le village et celle de son fils lui-même…
Un ancien sportif qui se reconvertit en acteur avant de passer derrière la caméra pour réaliser un film sur le sport. La boucle est bouclée.

Olivier Marchal et Gerard Lanvin sur le banc de touche. "Le fils à Jo"

Dis-nous quels sont les films « sportifs » qui t’ont marqués, touchés, bouleversés ou bien déçus ?
Toi, jeune demoiselle en short, maillot, combinaison, tutu ou caleçon, te reconnais-tu dans l’image du sport que présentent et véhiculent ces œuvres ?


Sources des résumés : Allociné

Petit Précis de Catchologie

14 mai 2010 |  by  |  Sports de combat

Cela pourrait se présenter comme un test dans un magazine : êtes-vous smart ou mark? Rien à voir avec la voiture ou l’ancienne monnaie allemande comme on pourrait le croire d’un premier abord. C’est bien de catch qu’il s’agit. Le catch, cet univers impitoyable où le vocabulaire spécifique est aussi riche qu’un manuel d’architecture.

Un mark, dans le langage du fan, est une personne qui pense que les matchs sont réels et non écrits. A l’inverse, un smart (et nul doute que nous autres madmoizelles le sommes) est malin, il sait que le catch est un sport-spectacle où les lutteurs sont autant comédiens que sportifs de haut-niveau.

Comme dans toute pièce de théâtre, nous avons des protagonistes, souvent des clichés ambulants comme nous allons le constater mais il est nécessaire de bien situer qui est qui.

Typologie des personnages

Dans le catch comme au pays de Candy, il y a les méchants et les gentils. Et là, si tu veux te la péter en société, prends des notes jeune padawan.

Crédit : Bob Levey/WireImage

LE FACE

Le Face, ou baby-face, c’est un peu le gendre idéal, celui que ta maman rêve de te voir épouser. Beau gosse, courageux, loyal. Il pourrait être le héros d’un conte de fée moderne. Il est en communion avec son public qui lui pardonne ses éventuels gestes d’humeur.Voilà pour les grandes lignes, mais le Face a de multiples facettes.

Le Patriote, toujours prêt à servir son pays et à saluer le drapeau : John Cena, Hulk Hogan

Le Rebelle, c’est un face apprécié dans son genre mais perso je m’en méfierai : Randy Orton après son récent face-turn

Le Super Fort, rien ni personne ne peut en venir à bout, il est imbattable (ou presque) : Mark Henry, Undertaker, Big Show

L’original, toujours en décalage avec ses adversaires, ses apparitions apportent une certaine légèreté au spectacle : Hornswoggle, Santino Marella

LE HEEL

A l’inverse du face, il méprise le public et n’hésite pas à l’insulter. Fourbe et tricheur, il ne respecte ni les règles, ni les autres catcheurs. Le Heel est prêt à tout pour gagner une ceinture de championnat et le fait savoir. Il est souvent arrogant et égocentrique à l’instar de Chris Jericho ou de Drew McIntyre.

Cependant on trouve aussi des « méchants » populaires, notamment lors d’un récent heel-turn (quand un face devient soudainement heel). Exemple : L’attaque de Rey Mysterio par son ami de toujours Batista marque le heel-turn de ce dernier.

LE JOBBER

Pour mettre en valeur les superstars du catch, il est courant de faire appel à des faire-valoir, appelés jobbers. A nouveau sous les feux de la rampe aujourd’hui, le catcheur MVP a eu une période où il perdait systématiquement ces matchs. Hé oui quand on est engagé par la plus grande fédération américaine, il faut se préparer à endosser tous les rôles.

LE MANAGER

Certains catcheurs font leur entrée sur le ring accompagné d’un autre type de faire-valoir en la personne de leur manager. Le Great Khali, qui comme tu t’en doutes est très grand (2,23 m pour 190 kilos), fait son entrée avec Ranjin Singh qui s’agite tel un moucheron autour du Punjabi Playboy (je me demande où ils ont cherché ce surnom) créant ainsi un contraste de taille (*joke inside*).

Ici une entrée mémorable de l’Undertaker avec son manager de l’époque Paul Bearer lors de Wrestlemania XX

Tu noteras que pour les grands shows de ce type -Wrestlemania, c’est un peu notre 14 juillet à nous-, les entrées sont davantage soignées : silhouettes encapuchonnées, retraite aux flambeaux, chant grégorien, commentateur hystérique (mais ça c’est une constante en fait).

Cela dit s’il y a bien un chose à remarquer, c’est à quel point la WWE sait mettre en valeur ses poulains.

Outre le fait d’être face ou heel, chacun a son « gimmick », son truc qui le définit et qui permet une identification immédiate. Autour de ce gimmick viennent se greffer musique, lumières, voire feux d’artifices qui sont autant de briques servant la construction du personnage et sa crédibilité. Dans la vidéo ci-dessus, le gimmick de l’Undertaker est celui d’un défunt croque-mort revenu parmi les vivants doté de pouvoirs surnaturels. Une fois arrivé sur le ring, il ôte son chapeau à larges bords en révulsant les yeux et tirant la langue. A chaque fois que je le vois, je me dis que ce mec a dû jouer le rôle de la gamine dans l’Exorciste dans une autre vie.

Parmi les gimmicks notables, évoquons aussi John Cena le Marine, Batista l’Animal, R-Truth le rappeur ou encore Beth Phoenix la Glamazon.

Dans le catch, tout a son importance, cela va du costume jusqu’à la manière de filmer les superstars. Chaque détail est imaginé par l’équipe créative connue sous le nom de bookers. C’est dans leurs esprits plus ou moins farfelus que naissent les histoires qui nous sont racontées chaque semaine dans le ring.

Petit bonus pour te faire une idée

10 raisons qui font du hockey un sport génial, la suite ! (2/3)

13 mai 2010 |  by  |  Hockey

Et voici la suite des 10 raisons qui vont vous faire adorer le hockey !

Raison n°4 – Le suspens

Je vous l’ai déjà dit, au hockey tout va très vite. C’est pour cela que les revirements de situations sont monnaie courante ! Si une équipe perd de 3 buts dans les 5 dernières minutes de jeu, elle peut tout de même revenir au score, voire même remporter la partie !
Les prolongations et leur but en or, ainsi que les tirs au but sont autant de règles qui vous font faire pipi dessus, je vous le garanti. La finale des derniers jeux olympiques entre les USA et le Canada en est un bel exemple !
Rien n’est donc joué avant le coup de sifflet final… C’est pas beau, ça ?

Raison n°5 – Les hockeyeurs sont des hommes, des vrais

Les hockeyeurs sentent le fauve. Les hockeyeurs n’ont pas peur de se battre. Les hockeyeurs s’envoient des palets à 120km/h.  Les hockeyeurs perdent des dents, les arrachent eux même, les donnent à leur staff puis retournent jouer. Les hockeyeurs se font violemment mettre en échec, mais se relèvent pour continuer le match.

Et quand ces bad ass de hockeyeurs font des fautes,  l’arbitre les empêche de jouer pendant 2, 5 ou 10 minutes en les envoyant dans un box appelé “la prison”. Ca en dit long !

Raison n°6 – Le statut des joueurs de légende

Certains joueurs marquent le hockey et acquièrent le statut de légendes vivantes. Lorsque l’un de ces joueurs prend sa retraite, son club ou même la ligue retirent le numéro de maillot qu’il a porté pendant sa carrière : plus aucun joueur ne pourra l’utiliser à nouveau. C’est le cas par exemple du numéro 99, chiffre fétiche de Wayne Gretzky (oui, c’est celui-là même qui a allumé la flamme olympique à Vancouver). Le numéro n’a été retiré officiellement que dans la ligue Nord Américaine, la NHL, mais aucun joueur d’aucun pays ne se risquerait à porter ce numéro à la suite du grand Gretzky.
Ces joueurs sont vénérés par les supporters de leur équipe et respectés et admirés par les autres. Ils sont connus de tous par leur nom, leur numéro mais aussi par leurs surnoms, mais on y reviendra.

Raison n°7 – Le hockey est une passion qui se transmet

Quand une personne aime le hockey, sa passion finit systématiquement par contaminer ses amis et sa famille.
C’est pour cela que le hockey se joue de père et fils et que les membres d’une même fratrie s’affrontent souvent sur la glace.
Dans les gradins, c’est la même histoire : chaque personne que j’ai invité à un match a fini par y revenir de son propre chef !
On croise dans les tribunes toutes les générations : des papis de 80 balais, des petiots de 5 ans, et toutes les tranches d’âge intermédiaires. Et quel que soit leur âge, tous pourront vous donner les noms des légendaires coupes : la Stanley Cup pour la NHL, et la Coupe Magnus pour le championnat français, et vous donner chacun 10 bonnes raisons qui leurs font adorer le hockey.

Je vous confierai mes trois dernières raisons dans le prochain article !

La pré-sélection pour les mondiaux

13 mai 2010 |  by  |  Foot

Flickr de Márcio Cabral de Moura

Après de longues semaines d’attente, Raymond Domenech a enfin dévoilé la liste des joueurs qu’il comptait emmener en Afrique du Sud pour la Coupe du Monde qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet prochain. Hier donc, mardi 11, le sélectionneur des Bleus est venu au journal de Laurence Ferrari (qui s’était momentanément transformé en Christian Jean-Pierre) pour nous faire part de son annonce. Comme Raymond est un coquin, il est venu avec des surprises. Contrairement à ce qui avait été annoncé, ce ne sont pas 23, mais 30 joueurs qui font pour l’instant partie des heureux élus. Le staff de l’équipe de France se servira des stages et rencontres qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines pour élaborer une liste finale, avec 23 joueurs cette fois-ci. Ce qui signifie, que parmi les 30 joueurs sélectionnés, 7 ne participeront finalement pas à la Coupe du Monde, événement tant attendu dans la carrière d’un footballeur. Voici la liste des 30 joueurs pré-sélectionnés :

GARDIENS : Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Marseille), Cédric Carrasso (Bordeaux), Mickaël Landreau (Lille). DEFENSEURS : Bacary Sagna (Arsenal/ANG), Eric Abidal (Barcelone/ESP), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Rod Fanni (Rennes), Adil Rami (Lille), Sébastien Squillaci (Séville/ESP), Gaël Clichy (Arsenal/ANG), Marc Planus (Bordeaux), Anthony Reveillère (Lyon).

MILIEUX DE TERRAIN : Jérémy Toulalan (Lyon), Lassana Diarra (Real Madrid/ESP), Alou Diarra (Bordeaux), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Abou Diaby (Arsenal/ANG), Yann M’Vila (Rennes), Florent Malouda (Chelsea/ANG).

ATTAQUANTS : Sidney Govou (Lyon), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Djibril Cissé (Panathinaïkos/GRE), André-Pierre Gignac (Toulouse), Mathieu Valbuena (Marseille), Hatem Ben Arfa (Marseille), Jimmy Briand (Rennes).

On peut remarquer l’absence de (papy) Patrick Vieira (34 ans). Le sélectionneur a décidé de se passer de l’expérience du milieu de terrain. Les européens Karim Benzema ou encore Samir Nasri qui évoluent respectivement dans les clubs du Real Madrid et d’Arsenal font aussi parti des recalés. Si Hugo Lloris et Steve Mandanda sont indiscutables en Equipe de France, la place de troisième gardien se dispute encore entre Cédric Carrasso et Mickaël Landreau. Djibril Cissé, auteur d’une saison remarquable dans son club grec a réussi à gagner les faveurs du selectionneur. Franck Ribery quant à lui, au cœur de la polémique « Zahia » sera tout de même bien présent. Espérons que cette période difficile ne perturbera pas ses capacités footballistiques. Les surprises du chef Raymond sont bien présentes en les personnes de Marc Planus, Mathieu Valbuena, ou encore Hatem Ben Arfa (ces deux derniers évoluant tous les deux dans l’équipe nouvellement Championne de France : l’Olympique de Marseille). Mais la grosse surprise de la sélection, c’est bien Yann M’Vila, tout jeune joueur de 19 ans évoluant au Stade Rennais.

La sélection finale devra être donnée le 1er juin. C’est à cette date que Raymond Domenech devra mettre fin au suspense et dire qui ira se battre pour ramener la fameuse coupe dans l’hexagone.

Le programme des Bleus avant le départ en Afrique du Sud :

Mardi 18 mai – Mardi 25 mai : Stage de préparation à Tignes.

Mercredi 26 mai : France – Costa Rica au stade Bollaert à Lens.

Jeudi 27 mai – Samedi 30 mai : Stage de préparation à Sousse en Tunisie.

Dimanche 30 mai : Tunisie – France au stade Radès, à Tunis.

Lundi 31 mai : Tunisie Olympique – France au stade Olympique, à Sousse.

Vendredi 4 juin : France – Chine au stade Michel Volnay, à Saint-Pierre.

Et vous, que pensez-vous de cette liste ? Vous semble-t-elle apte à ramener le titre en France ??

EDIT du 17 mai :

Raymond Domenech a déjà réduit le nombre de joueurs qui partiront en Afrique du Sud dans moins d’un mois.

En effet, le sélectionneur a annoncé ce matin le nom de six joueurs qui n’iront pas défendre les couleurs de la France dans cette compétition. Il s’agit d’Hatem Ben Arfa, Mickaël Landreau, Adil Rami, Rod Fanni, Jimmy Briand et Yann Mvila. La joie aura donc été courte pour le jeune espoir évoluant au Stade Rennais. Mais à 19 ans seulement, il peut espérer de belles sélections dans les années à venir. Landreau, quant à lui, connait une fois de plus la désillusion après avoir connu un scénario identique à l’approche de l’Euro 2008.

Mathieu Valbuena, Anthony Réveillère ou encore Marc Planus figurent donc toujours sur la liste.

Le 1er juin, Raymond Domenech devra annoncer le nom du dernier joueur à être évincé de cette sélection. C’est l’éventuelle non-participation de William Gallas (pas totalement remis d’une blessure) qui crée cette situation. Si le défenseur figure pour le moment dans la liste, il pourrait ne pas partir en Afrique du Sud si son mollet n’est pas remis à temps.