Remède de mamie n°1

12 février 2012  |  Chroniques beauté  |  No Comments

Je vous présente ma première chronique sur les remèdes de grand-mère, ou plutôt les remèdes maison. Économiques, ludiques et naturelles, de nombreuses solutions existent pour prendre soin de soi avec les produits de la maison.

Aujourd’hui, je vous présente un désincrustant pour le  visage maison. En effet, le grand froid entraîne le dessèchement  de nos petits minois et les gommages commerciaux ont tendances à dessécher la peau. Retrouvez une peau de bébé lisse et hydratée en profondeur.

Ce qu’il vous faut

- un petit pot en verre

- une cuillère à café d’huile d’olive et une cuillère à soupe de sucre en poudre

- une lotion nettoyante simple non comédogène (Boréade est parfait)

Préparation

Faîtes le mélange du sucre et de l’huile dans le pot. Il faut obtenir une pâte bien solide. N’hésitez pas à réajuster les dosages si le sucre n’est pas totalement imprégné ou si la composition est trop liquide. La texture idéale ne coule pas.

 

Une fois que la préparation est prête, appliquez la en petite quantité sur le visage. Insistez sur les contours du nez, menton et front, quitte à en poser un peu plus.

Laissez poser vingt minutes à une demi heure. Écoutez l’intégrale de Whitney Houston pour patienter et lui rendre hommage (optionnel), ou lisez madmoizelle.com (non optionnel).

Une fois le temps de pause révolu, massez délicatement l’ensemble du visage avec le bout de vos doigts, et un peu plus vivement les endroits sujets aux points noirs et aux peaux mortes (contours du nez, entre les sourcils etc.) pour exfolier la peau.

Rincez à l’eau tiède puis lavez à l’aide de la lotion, vous ne devez plus sentir le gras de l’huile d’olive. Tamponnez le visage et vous êtes prêt!

Le gommage se conserve au frigo pendant des mois mais ne doit pas se trouver en contact avec de l’eau. A faire une à deux fois par semaine maximum. Il marche aussi pour les pieds et les mains!

 


3 produits phares pour hydrater/colorer la bouche

7 février 2012  |  Chroniques beauté  |  No Comments

Par le grand froid qui nous attaque ces derniers temps, nos lèvre se dessèchent en dix minutes top chrono. Beaucoup de solutions existent mais le labello neutre qui rend les lèvres blanches, ce n’est pas des plus canons.

 

Voilà une petite sélection de trois baumes testés par mes propres soins, trois coups de coeur :

Labello fruity shine

Un bon compromis entre efficacité et coquetterie ! Les lèvres brillent de mille feux et sont légèrement teintées en rouge. On retrouve rapidement l’hydratation mais il ne convient pas pour le traitement de fond. Le baume est aussi parfumé à la fraise, un petit délice.

Environ 3 euros en grande surface

 

 

Dermophil indien à la cerise (pour les enfants)

Le plus redoutable des baumes pour l’hydratation. Il me suit depuis trois ans déjà tout les hivers. Il laisse les lèvres délicatement teintées en rose foncée. On le confondrait facilement avec une vraie cerise tant il est bon. Un vrai coup de coeur.

Environ 7 euros en pharmacie

 

Premiers baisers de Lush

Quelle couleur! Sans être trop violent et flashy, le rouge est pur. La texture est très lisse et mate, très agréable à porter. Le baume s’applique au doigt, il est donc préférable d’être munie d’un miroir pour en mettre. Sa petite taille lui permet de se glisser partout.

9,25 euros chez Lush

Le syndrome du Zoom

Ah! Le temps des conversations sur MSN me manquerait presque. Nostalgique des ancêtres des réseaux sociaux avec lesquels ma génération est née, j’ai observé que nous vivons aujourd’hui dans le « Syndrome du Zoom ».

En effet, du temps où Windows Live était le roi du net, la carte d’identité virtuelle des utilisateurs était bien légère : un pseudonyme, un statut et une photo de surcroît TOUTE PETITE. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a quelques années, la jeunesse s’enthousiasmait à skybloger, afin de s’exprimer un peu plus sur soi.

Mais aujourd’hui, de Facebook à Twitter, la photo est devenue gigantesque. Elle prend tout l’écran, nous laissant ainsi voir les petits poils de nez, les boutons et les rides de nos amis et abonnements. Ce trait tirant à la recherche d’une absolue perfection : nous n’avons plus le droit d’être beau de loin si nous sommes loin d’être beau! Ah, les miracles de Photoshop…

Il est difficile de se dresser une carte d’identité virtuelle. On est jamais loin de la catastrophe sociale. Savoir jauger entre le trop et le trop peu, entre les informations beaucoup trop personnelles et les profils silencieux.

Facebook me surprend tout les jours. Encore hier, on me demandait de confirmer que mes photos avaient bien été prises dans le village de mon enfance (mais comment savent-ils?) pour me créer une carte de vie. Il faudrait donc aujourd’hui tout dire, que nos informations personnelles de base passent de quelques lignes à plusieurs pages.

Qu’il était doux, le temps où il fallait encore communiquer pour tout savoir de l’autre.

Et pour découvrir les plus beaux syndromes du zoom de Facebook, c’est par là ! : Zéros Sociaux

 


Mes films de 2011

24 décembre 2011  |  Questions... Culturelles  |  1 Comment

Et les grands gagnants sont… « Polisse » et « Et maintenant on va où? ».


Polisse : le film qui marque.

Reportage filmique sur le métier des policiers de la Brigade de Protection des Mineurs. Des pédophiles, des adolescents qui dérivent à la découverte de leur sexualité, des enfants pickpockets, des parents indignes : plus rien n’étonne les policiers. On les suit de l’emploi à l’intimité. On sent parfois qu’ils sont au bord de la crise de nerfs, certaines situations sont trop insupportables. Admiration pour leurs têtes qui restent froides quand le spectateur voudrait détruire le parent violeur.

Reportage sur une des horreurs de notre monde, où les policiers nous apprennent à faire avec.  Maïwenn a su rythmer son drame en restant à la hauteur des agents de la brigade. L’absence de fausse pudeur fait de ce film un peu brut de forme, une leçon de vie transcendante.

Et maintenant on va où? : le film qui touche

Un village Libanais qui paraît perdu au milieu de nulle part. Lancé par une chorégraphie sombre et rythmée de femmes en deuil de pères, frères, maris et fils, le cortège se sépare entre tombes musulmanes et tombes chrétiennes. C’est par une lutte acharnée que la paix règne désormais entre les hommes des deux religions dans le village. Mais la mise en place d’une télévision, en haut de la colline, ravive  les différents des deux communautés. Liées par l’amour de leurs hommes, et par une amitié solide, les femmes du village vont se battre avec les moyens du bord pour arrêter de souffrir.

On peut y voir un pied de nez aux conditions de la femme dans les pays musulmans. La trame du film est étonnante, parfois sanglante, et la fin offre ce « Et maintenant, on va où? » qui donne l’espoir d’une paix durable dans les pays musulmans et chrétiens.

Joyeux Noël à tous

 


Retraites : une réforme de la réforme

22 décembre 2011  |  Question d'actualité  |  1 Comment

Début décembre, le projet de loi qui prévoit notamment une accélération du passage à l’âge de départ à la retraite a été définitivement mis en place pour l’année 2012.

Ainsi, les personnes nées en 1951 ne pourront prendre retraite qu’à l’âge de 60 et 4 mois, et progressivement l’âge minimum avancera jusqu’à 62 ans pour les personnes nées en 1955.

Cette mesure devrait permettre d’économiser 7,1 milliards d’euros au gouvernement d’ici 2018.

Etonnée de cette avancée radicale de la loi qui devait prendre lieu plus tard, et du fait qu’en 2022 il faudra avoir 67 ans pour toucher une retraite sans décote, je suis allée interroger le public d’Avignon il y a quelques semaines.

Reportage :

Jean, 24 ans, diplômé d’histoire :

«  Je ne me sens pas vraiment concerné par la réforme, et le problème aura encore augmenté quand ce sera mon tour. Par cette réforme on remet en cause des acquis qui ne devrait pas s’arrêter. Tout le monde devrait mettre la main à la pâte pour améliorer la situation. »

 

 

 

Will, 35 ans, travaille dans l’informatique et Anne, 27 ans, dans l’administration culturelle :

Will : « Ce n’est pas idiot de travailler plus tard, mais il n’y a plus de travail pour les seniors. En quelques sortes, on empêche les gens de partir »

Anne : «  Reculer l’âge de la retraite n’embête pas vraiment ceux qui ont un travail fixe, et la réforme ne va pas nous concerner directement. »

 

 

Josée, 62 ans, retraitée, travaillait pour la Sécurité Sociale :

« Il faut faire une distinction entre les métiers. Prendre sa retraite plus tard est compliqué pour ceux qui ont un un métier difficile. On dirait que les députés dorment, que l’argent est gaspillé par les riches et qu’on taxe des gens qui ont travaillé toute leur vie. »

 

 

 

Philippe, 50 ans, directeur d’un café restaurant

« Il faut faire des économies. Ce n’est pas un bon ou mauvais choix, il faut se poser la question. On vit de plus en plus longtemps alors on sera obligé de travailler un peu plus. Il faut savoir prendre ses responsabilités et faire sa retraite soi-même. L’état ne peut pas s’occuper de tout, et il ne faut pas regarder que ça : c’est un grain de sable. »

 

Audrey et Foucault, 20 ans et Bastien, 19 ans. Tous étudiants à l’UAPV :

Audrey « On est sensés s’occuper des générations futures, et ce sera à nous d’en payer le prix

Bastien – Il n’y a que la première réforme qui nous concerne

Foucault – On n’arrête pas d’entendre «  De toutes façons les jeunes vous n’aurez jamais de retraite ! »

Audrey – Moi je ne suis pas vraiment contre, du fait que l’espérance de vie augmente.

Foucault – Il va même falloir travailler plus, car on va arriver au moment où la durée de vie active sera inférieure au temps de retraite !

Bastien – On a besoin de récolter de l’argent, donc la réforme n’est pas si mal que ça. C’est une solution comme une autre. Quant à la réforme de la réforme elle n’est pas gênante, c’est un travail du cas par cas.

Foucault – Il faudrait développer le système de la redirection des métiers, pour les métiers pénibles et les fins de carrière

 

Réformer les retraites apparaît donc comme une solution à l’immense problème qu’est la crise, mais dans mon fort intérieur, je crains d’entendre un jour : « Et toi, ton arrière grand-mère elle travaille où?»

Plus d’informations : La Retraite en clair
Photos : Luce Drouet

Banque alimentaire 2011

20 novembre 2011  |  Engagement - association  |  3 Comments

« En 1984, face à la montée de la pauvreté, plusieurs associations caritatives se réunissent pour créer, selon le modèle des Food Banks américaines, la première Banque Alimentaire française à Paris. Aujourd’hui, en France, les Banques Alimentaires, départementales ou régionales, couvrent pratiquement la totalité du territoire »

Tous les ans, deux jours sont réservés aux bénévoles de la Banque Alimentaire dans les zones commerciales. Vous avez sans doute déjà reçu un petit tract à l’entrée, ou même donné une partie de vos courses pour cette association.

 

Il faut bien se rendre compte de la chance qui est donnée aux personnes et aux familles qui ont besoin d’une aide alimentaire : l’an dernier plus de 185 millions de repas ont pu être distribués.

Allez les gars! On y va.

J’ai été plusieurs fois bénévole pour cette association, et même si cela marche plutôt bien, on peut faire encore mieux. Beaucoup de personnes sont sceptiques, et n’acceptent même pas de prendre un prospectus.

L’idée est pourtant intéressante : on ne demande pas aux gens de donner de l’argent sans qu’ils sachent exactement ce qu’il va devenir, ils choisissent ce qu’ils donnent. Je pense que chacun peut y trouver son compte, et participer comme il le souhaite : de petits pots de bébés, à de simples boites de conserves.

Seulement 14 % des récoltes alimentaires viennent des collectes auprès des citoyens. Le reste provient de dons des grandes organisations.

Alors, à vos courses !

Pour plus d’informations : Banque alimentaire

Retour sur le forum d’Avignon

19 novembre 2011  |  Question d'actualité  |  6 Comments

Quelle journée fût celle du 18 novembre 2011 à Avignon!

En plus de la visite de Nicolas Sarkozy au Palais des Papes, le forum d’Avignon de cette année a permis aux étudiants de l’Université d’Avignon de suivre un débat riche de personnalités : Xavier Darcos (ancien ministre), Rémy Pfimlin (président directeur de France Télévision), Michel Boyon (président du CSA) et bien d’autres.

Elle est belle ma fac, hein?

Par des statistiques, des analyses de la société, et des témoignages les intervenants ont répondu à la question : « Comment investir la culture ? »

Sans prétendre rétablir ce qui a été dit pendant ces trois heures, ça me prendrait bien trop de temps, je voudrais revenir sur quelques points qui m’ont un peu fâchée :

Entre des textes trop lus –mais certes jolis- et des phrases au vocabulaire et à la forme peu accessibles, j’ai eu l’impression d’assister à de l’exposition de point de vue pure et dure. Peu d’interventions du public possibles, mais j’ai participé à mon premier Live Tweet (un de mes tweets a d’ailleurs eu la chance d’être sélectionné pour passer à l’écran et je me suis plus sentie pisser. Voilà, c’est dit).

Il est bien compliqué d’organiser un débat à plusieurs centaines de personnes, je le sais, mais j’aurais apprécié qu’on laisse un peu plus la place au public.

Aussi, un petit problème s’est posé pour moi : je suis super nulle en anglais. Dès lors, assister à une présentation en anglais sans traduction cela devient un peu compliqué. Et très frustrant quand on ne comprend pas les blagues. Alors, je rêve d’un sous-titrage pour l’an prochain.

Je stoppe ici les râleries en terminant par une touche positive : j’ai été ravie de pouvoir connaître le point de vue de personnes de hautes responsabilités sur l’impact futur de la technologie sur notre société. Des informations qui nous ont permis d’entrevoir l’avenir médiatique : on va un jour pouvoir participer aux jeux télévisés avec nos smartphones, et gratuitement. Ouh ! L’exclu !

Pour finir, je ne peux que citer cette très belle phrase d’Euzhan Palcy, réalisatrice présente ce soir-là : « La culture, c’est ce qui rapproche les hommes et les femmes »

Plus d’infos : Forum d’Avignon
Je mettrai en ligne la vidéo de la conférence dès qu’elle sera disponible !

Du tout beau tout bio?

19 novembre 2011  |  Chroniques beauté  |  3 Comments

Depuis quelques semaines, je me demande si le bio et l’éthique deviennent un atout de vente pour les marques cosmétiques. Pour répondre à cette question, je me suis intéressée aux philosophies et aux mentions légales de quatre entreprises de cosmétiques connues :

Yves Rocher, The Body Shop, Lush et Melvita.

 

Pour commencer, voilà une petite synthèse de ce que chaque marque propose :

Yves Rocher « Liberté, égalité, beauté »

La marque réfléchit sur l’impact de la fabrication d’un produit cosmétique sur la planète. Elle prône en quelques sortes le remboursement de sa dette envers l’environnement. La marque a mis en place sa fondation en 1991, son but étant d’agir pour la protection de la planète et de partager des valeurs de solidarité.



Pour être belle, brandissez des touffes de gazon.

The Body shop

L’entreprise existe depuis 1976 et n’a cessé de s’améliorer au niveau de respect de la nature, au point qu’elle devienne un de ses atouts clés… Aujourd’hui, la marque puise les éléments de ses produits dans la nature et promulgue le commerce équitable. Elle œuvre aussi auprès d’actions caritatives.

Un chapeau de feuilles, ça vous tente?Chapeau de feuillage

Lush

Depuis 1995, cette entreprise de cosmétiques anglaise fait sa place dans le marché et se développe un peu partout. Tous les produits proposés sont biologiques, composés uniquement de fruits, légumes, éléments naturels et huiles essentielles. Les produits sont faits à la main et frais et entièrement biodégradables.

Melvita

Depuis 1983, cette entreprise créée par un ardéchois propose des produits cosmétiques naturels, notamment à base de miel. La marque lutte contre les tests sur les animaux, pour la protection des abeilles et répond à une charte très stricte. Nouveauté par rapport aux autres : ils promulguent l’agriculture biologique régionale.

 

 

Toutes ces marques proposent un visage jeune aux cosmétiques en s’engageant auprès de la nature. Des promesses qu’elles ont plutôt l’air de respecter. Mais cela pose quelques questions : ces entreprises font elles cela par vocation ou pour attirer les clients ? Le tout bio est-il réellement efficace ?

Après plusieurs années d’innovations technologiques dans les cosmétiques, on assiste à un retour aux remèdes de grands-mères, à la promotion des produits naturels.

Yves Rocher a l’air de s’engager au mieux pour la planète, avec des projets précis. Elle permet à sa clientèle d’agir aussi, en plantant un arbre à chaque achat. Mais, comme The Body Shop, ce sont des entreprises qui n’ont pas des valeurs écologiques à la base : elles se sont adaptées, ont évoluées. Bien que leurs produits soient principalement d’origine naturelle, ils ne sont pas entièrement bios.

Au contraire, Lush et Melvita ont pour principe même de proposer des produits biologiques. Ces deux marques ont l’air également plus raisonnables : elles ne proposent pas de sauver la planète et la société en échange de la fidélité de ses clients.

Je suis face à un dilemme : comment prendre soin de moi?

Je me rends compte que le critère « bio » m’attire. Entre deux produits, j’aurais toujours tendance à choisir celui qui respecte la planète. Peut-être parce que cela me déculpabilise, ou que j’ai l’impression que les produits sont bons pour moi.

Mais aussi, c’est clair qu’un shampooing plein de silicone rend mes cheveux vraiment plus doux. Comme il est aussi clair qu’un gel désincrustant saveur framboise caramélisée à la puissance destructrice des pores méchantes me tente aussi plus qu’un masque terreux.

Alors, que préférer : innovation technologique ou retour à la nature ?

Ne pouvant répondre à cette question, rêvons d’un monde plein d’innovations… Biologiques !

Pour plus d’informations : Yves Rocher, The Body Shop, Lush, Melvita