« Zombieland »
Réalisé par Ruben Fleischer

Non, je refuse d’écrire le titre français, il me rappelle de mauvais souvenirs du Nord, avec des oreilles décollées et tout là… Bon bref on s’en fout c’est pas le sujet justement. J’ai vu Zombieland il y a une semaine et c’est que maintenant que je me décide à vous en parler mais j’ai plusieurs raisons plus ou moins valables :
- J’avais pas le temps (menteuse)
- J’avais la flemme (voilà qui est mieux)
- Presque tout a déjà été dit (et alors ?)
- J’ai pas du tout, mais pas du tout kiffé la séance.
Je m’explique, pas besoin de me jeter des cailloux. J’ai adoré le film. Je suis tombée amoureuse de Colombus (Jesse Eisenberg) et de Tallahassee (Woody Harrelson) en même temps, ça faisait un moment que j’attendais ce film, c’était un peu comme un rêve devenu réalité. Non, le problème ne venait pas du film, mais de la séance à proprement parler. Laissez moi vous dire que d’être installée pile sous la clim pendant 1h30 en plein mois de Novembre, ça a le don de pourrir votre groove en deux millisecondes. C’est con mais ça a suffit à gâcher mon plaisir (et celui de mes compadres) : on a commencé la séance à l’aise, et quand les lumières se sont rallumées on nous a tous regardés bizarrement parce qu’on avait enfilé écharpes, pulls et gants et qu’on se servait de nos manteaux comme couvertures. Mais comme je ne suis pas là pour raconter ma vie (je sais, on dirait quand même), passons à la revue.

Je serai brève : Zombieland est un gros coup de coeur. J’ai tendance à me méfier des comédies horrifiques quand elles ne sont pas anglaises (ou néo-zélandaises, si vous voyez de quoi je parle…). Difficile d’échapper aux clichés quand il s’agit d’une comédie US : blagues graveleuses, au moins deux scènes se déroulant dans des toilettes, des problèmes d’intestin, trois ou quatre paires de nichons et un gros gars bourré qui dégueule sur une fille, avec un semblant d’histoire pour pas nous perdre. Mais Zombieland fait rire autrement – ça va pas non plus chercher très loin, mais ça suffit amplement et ça fait son petit effet. Y a qu’à voir les héros : entre Colombus, petit nerd agoraphobe puceau et maniaque et Tallahassee, gros balèze au coeur d’artichaut, j’étais emballée dès la première bande-annonce. Par contre, les personnages de Wichita et Little Rock m’ont moyennement fait kiffer, peut-être mon côté mysogine qui refait surface, allez savoir, mais je ne les ai pas trouvées si chouettes que ça (faut dire qu’elles sont fourbes les nanas).

Un seul regret peut-être, le manque « d’intensité ». Une fois de plus, je m’explique (c’est dingue, je suis obligée de me justifier à chaque fois) : les scènes d’action sont assez courtes. Par exemple, lors de la scène finale dans le parc d’attraction, avec Tallahassee et ses deux flingues et Colombus dans son combat avec le clown, j’aurais bien aimé en avoir un peu plus. Mais bon, on va pas non plus trop chipoter. Zombieland est une tuerie, un petit vent frais sur l’univers putréfié du zombie flick (aujourd’hui je suis poète) et en cette fin d’année, ça fait vraiment du bien.Y a même une guest star qui dépote et qui change des petits caméos insipides qu’on a l’habitude de voir.

Finalement j’en ai pas dit grand chose, j’ai surtout parlé de moi, j’aime bien ça, donc ce que je vous conseille c’est d’aller le voir vite vite avant qu’il ne soit plus à l’affiche, parce qu’il est difficile d’être déçu par ce film si on a un faible pour le genre. C’est beau, c’est très drôle, c’est même un peu tristounet par moments – j’avoue j’ai lâché une larmichette lors du flashback sur le passé de Tallahassee… Niveau films de zombies on a pas été super gâtés ces derniers temps, même le dernier Romero en a déçu plus d’un, et ça faisait longtemps qu’on avait pas reçu une telle claque. Zombieland est le film idéal pour passer un bon moment entre potes – juste, faites gaffe à la clim quoi.
Alors que dans la bande-annonce diffusée il y a quelques mois on découvrait sa tête d’alien/nid-de-guêpes, voici qu’on nous fournit de quoi nous inquiéter d’avantage. Je sais, j’ai un côté intégriste quand il s’agit des films d’horreur, j’ai un problème avec la nouveauté. Mais honnêtement, quand on a passé 20 ans avec Robert Englund, difficile d’accepter le changement. Surtout pour un roux (hihihi). M’enfin, comme je le dis toujours (un peu trop ces derniers temps : attendons de voir…)
(Source : Shock Till You Drop)
Bon au début ça me faisait rigoler de venir vous annoncer un remake chaque semaine mais là ça commence à me rendre un peu dingue. Dimension Films et la Weinstein Company ont, apparemment, l’intention de refaire un remake d’Amityville. On se souvient du très chiant remake de 2005, avec Melissa George et Ryan Reynolds, qui a plu à certains, déplu à beaucoup d’autres (je me suis endormie profondément). Il semblerait qu’un réalisateur ait déjà été choisi. Chouette alors !
Allez, juste pour Ryan Reynolds :
http://www.youtube.com/watch?v=ZcQeqouXd8A
(Source: Bloody Disgusting)
J’vous ai pas encore parlé de The Raven ? Mea Culpa, y a des chances qu’on tienne là quelque chose de fort sympathique.
The Raven n’est pas l’adaptation d’une nouvelle de Poe, ça va chercher un peu plus loin. Selon James McTeigue, le réalisateur, l’histoire se déroule à Baltimore dans les années 1850. Un serial killer s’inspire des nouvelles de Poe pour ses meurtres, laissant un indice sur chaque scène de crime, incitant l’écrivain à découvrir son identité avant qu’il se remette à tuer. Ce serait un peu comme si on faisait un croisement entre Se7en et les nouvelles de Poe (toujours selon McTeigue). L’acteur principal n’a pas encore été choisi, mais je sais qu’on est déjà plusieurs à penser à Jeffrey Combs, qui a déjà joué le rôle de l’écrivain dans cet épisode hautement perturbant de Masters of Horror intitulé « Le Chat Noir« .
Le tournage devrait commencer en Mars 2010, en attendant, je reste à l’affut de la moindre news. Oh, et je vous ai dit que James McTeigue était le réalisateur de V pour Vendetta ? Bah voilà. Moi, ça me met en confiance.
The Howling, Hurlements en VF, est un grand classique de la catégorie « film de loup-garou » sorti en 1981. L’original a engendré six suites et, plutôt que d’en faire une septième, les producteurs hollywoodiens ont décidé de suivre la mode en préparant un reboot. Le concept du reboot est, si la mayonnaise prend, le plus rentable puisqu’il s’agit non seulement de reprendre le premier épisode d’une saga, mais surtout d’en lancer une nouvelle encore mieux (enfin ça, c’est le but escompté, mais ça a tendance à foirer facilement). Nous devions l’original à Joe Dante, alias l’éclectique, réalisateur de Gremlins, L’Aventure Intérieure ou encore Les Looney Tunes passent à l’action… Et le flambeau sera repris par Joe Nimziki, alias euh… c’est-qui-çui-là-encore ?
Alors évidemment, puisque le but est de relancer une saga, on a de quoi trembloter dans nos plaids en attendant le résultat, parce que si ça rate, ça ratera pas qu’une fois. La production de The Howling: Reborn commencera en Février 2010 et le film devrait arriver dans les salles US pour Halloween 2010. Autant dire que ça va être vite bouclé.
Pour ceux qui ne connaissent pas, et pour les nostalgiques, Hurlements c’était ça :
J’avais séché les cours en sixième pour aller voir la cassette chez une copine à l’heure du déjeuner et même l’heure de colle que je me suis ramassée n’a pas suffit à me faire regretter mon geste.


Mandy Reeks, 25 ans, passionnée de films d'horreur depuis l'âge de trois ans (c'est important, c'est pour pouvoir dire "VINGT ANS DE CARRIÈRE LES MECS"). Pour en savoir plus sur le pourquoi du comment de mon amour pour le genre, 
