Detention, réalisé par Joseph Kahn et disponible en DVD à partir du 8 août 2012, est un slasher/teen movie/ovni de première classe qu’il ne faut laisser passer sous aucun prétexte.

Hey, vous vous êtes déjà demandé ce que ça donnerait d’écrire un film d’horreur pour ados sous crystal meth ? Coup de bol pour votre santé mentale, Joseph Kahn a tenté l’expérience, et ça a donné Detention.
Tenter de résumer le film dans ses grandes lignes reviendrait à lui cracher sur les pompes, alors je me contenterai de placer le décor : un lycée, des ados, une loseuse, Riley (Shanley Caswell) amoureuse d’un mec cool, Clapton (Josh Hutcherson) lui-même amoureux de la bimbo blonde de service, Ione (Spencer Locke), un tueur tout droit sorti du dernier slasher à la mode et beaucoup, beaucoup, beaaaaucoup de bordel autour. Disons qu’il fallait un point de départ au film, et que ce que je viens de décrire se contente uniquement de mettre les choses en place – avant de tout exploser, encore et encore, sans jamais s’arrêter. Detention est un film unique. Je sais qu’on dit tous ça pour plein de films dès qu’on a un coup de coeur, mais là c’est même plus une question d’affinités, c’est un fait indéniable : Detention est 100% unique, 100% original, 100% taré.
Ross Stewart est de retour avec une nouvelle revue pour vos beaux yeux ! Cette fois, il vous parle de The Tripper, un film réalisé par David Arquette (oui, Dewey en personne) dans lequel Ronald Reagan tue des hippies. À peu près.

En cette période électorale américaine, quel meilleur sujet pour une revue qu’un slasher satirique avec Ronald Reagan ? Bon OK, c’est pas vraiment l’ancien président américain, juste un cinglé portant un masque et massacrant des hippies à tour de bras. N’empêche, ça donne à réfléchir sur le manque d’engagement de nos politiciens aujourd’hui !
Deux frères qui font un canular à un routier un peu rancunier, ça donne une course poursuite infernale sur les routes des zétazunis, et ça s’intitule Joy Ride.

J’avais encore jamais vu Joy Ride de John Dahl parce que j’ai un peu de retard (onze ans quoi, une bagatelle), mais je ne regrette pas d’avoir attendu. Au moins j’ai pu avoir le plaisir de le découvrir ce week-end, et j’ai passé un assez bon moment. Faut dire que depuis quelque temps j’essaye de déterrer tous les films à tendance slasher/fou furieux qui traque des jeunes cons datant de la fin des 90′s au début des 00′s, alors j’étais bien contente.
Le canular qui tue des gens
Joy Ride, c’est l’histoire de deux frères, Lewis (Paul Walker) et Fuller (Steve Zahn) qui profitent d’un road trip pour faire joujou avec une vieille CB. Lewis est en route pour aller chercher Venna (Leelee Sobieski) sur le chemin de leur ville natale, et se retrouve à sortir son grand frère de prison au passage. Et comme Fuller est du genre fouteur de merde, tout part en vrille quand il décide de jouer une sale blague à un routier via CB – Rusty Nail. Il force Lewis à prendre une voix de femme et à dragouiller Rusty Nail en se faisant passer pour une certaine Candy Cane qui aimerait bien retrouver son interlocuteur dans une chambre d’hôtel pour faire des galipettes.
La Cabane dans les Bois (The Cabin in the Woods en V.O., un poil plus classe) est un film réalisé par Drew Goddard et produit/co-écrit par Joss Whedon qui sort en France le 2 mai et qui pourrait bien révolutionner le cinéma de genre.

Au début, je voulais me contenter de quelques mots pour cette revue, et ça aurait donné quelque chose comme « WOW. PUTAIN. WOW. JE. WOW. ALLEZ LE VOIR. CIAO. », mais après je me suis dit que vous méritiez quand même un peu mieux que ça. J’ai donc laissé la nuit me porter conseil, le temps de commencer à atterrir après cette immense claque, et je me suis mise au boulot. Mais si avant même de lire cette revue vous vous êtes dit « rien à foutre, de toute façon, j’vais le voir » alors fermez cette fenêtre. Ne lisez pas ma revue, ne rematez pas les bandes-annonces et clips divers, contentez-vous du peu que vous savez pour le moment et allez le voir – après vous aurez le droit de revenir. Mais moins on en sait sur La Cabane dans les Bois, mieux c’est.
Pour les autres, les désobéissants et les impatients, commençons donc cette revue qui, je le rappelle, contient absolument ZÉRO spoiler – je ne parle strictement pas de l’intrigue, donc vous pouvez quand même y aller tranquille.


Mandy Reeks, 25 ans, passionnée de films d'horreur depuis l'âge de trois ans (c'est important, c'est pour pouvoir dire "VINGT ANS DE CARRIÈRE LES MECS"). Pour en savoir plus sur le pourquoi du comment de mon amour pour le genre, 
