Ace Attorney Investigations : Miles Edgeworth

28 février 2011 |  by  |  Nintendo DS

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui je vous présente Ace Attorney Investigations : Miles Edgeworth, un jeu d’aventure sorti sur DS en 2010 aux USA et développé par Capcom.

Vous l’aurez compris, il est dans la veine de la fameuse série des Phoenix Wright qu’il n’est je pense plus nécessaire de présenter.

Alors attention si vous ne maitrisez pas l’anglais ce n’est même pas la peine de continuer à lire ceci, en effet le jeu n’a pas été traduit en français et vu qu’il consiste à 99.9% de dialogue, bah vous faites le calcul. C’est je trouve un grand tort, surtout que les autres épisodes ont eux été traduits (très mal parfois d’accord mais bon l’intention y était).

Donc, vous incarnez Miles Edgeworth (plus connu sous le nom de Benjamin Hunter), procureur de génie et « super-beau-gosse-qui-a-trop-la-classe-hiiii ». Personnellement il a toujours été un de mes personnages préférés de la saga et pouvoir l’incarner c’était un rêve devenu réalité. Non je n’exagère pas du tout, ça a changé ma vie, au moins. Ceci dit, ça fait du bien d’enfin avoir un héros qui sait ce qu’il fait et qui enfin a de la répartie, contrairement à Phoenix qui était tout de même un bleu et qui se faisait casser à longueur de temps. C’est déjà un bonus pour l’égo du joueur.

Vous travaillerez sur les différentes affaires avec Dick Gumshoe (le fameux Dick Tektiv, bras cassé de son état) et Kay Faraday, la petite nouvelle (que personnellement je ne peux pas encadrer). On peut quand même se demander si les filles mignonnes accompagnant toujours le héros vont parfois à l’école.

Les 5 affaires que vous devrez résoudre sont toutes reliées entre elles et vous devrez donc attendre l’apothéose finale pour enfin comprendre la totalité de l’histoire.
Le système reste le même que pour les Phoenix Wright : des meurtres, des enquêtes et de longs interrogatoires où vous pourrez soit présenter des preuves pour contredire les témoignages, soit demander plus d’informations. Cependant, il y a une majeure différence avec les précédents opus, vous ne serez jamais dans un tribunal, mais toujours sur le terrain !

Une nouvelle fonctionnalité a également été ajoutée, la « Logique » où vous devrez connecter les différentes réflexions du héros entre elles pour faire le rapprochement. Petite déception toutefois : plus aucune utilisation marrante de la DS, on ne relève plus d’empreinte, on ne fait plus de moule de chaussures, etc. Ce n’était bien sûr pas primordial mais ça rajoutait un petit côté fun.

En ce qui concerne les enquêtes proprement dites, une petite différence : plus de mode à la première personne mais des déplacements en vue latérale. Excepté le fait qu’on voit donc le personnage à l’écran, pas de révolution majeure.

Une nouveauté : on peut désormais pointer ce qui ne colle pas sur le lieu du crime en présentant une preuve. Par exemple : « Oh mais ce coffre comporte sûrement une porte secrète -> pointer la serrure présumée -> montrer la clé correspondante -> hop zou EUREKA ! ». Ca reste basique car vous ne pourrez pas tout le temps le faire, le jeu vous aide et vous guide comme d’habitude. D’un côté on ne va pas s’en plaindre parce que sinon notre jauge de « vérité » serait rapidement épuisée et ce serait le Game Over assuré mais d’un autre côté on en a un peu assez d’être assistés tout le temps.

Vous serez également interrogés tout au long de l’aventure, genre interro surprise et vous devrez alors prouver vos dires en répondant aux questions, en pointant un endroit sur une photo, etc. Parce que c’est pas tout de faire le malin, après faut assurer aussi.

Les affaires sont assez longues et parfois fastidieuses, on regrettera l’avalanche de coups de théâtre de dernière minute assez lassants à force. « Oh non je vais perdre cette affaire » HOP intervention d’un personnage pour débloquer la situation, et ce parfois plusieurs fois d’affilée. A la fin on a juste envie de se barrer et de laisser le coupable s’enfuir, tant pis pour la justice.
Certaines explications de meurtres laissent aussi à désirer, non mais tu vois le miroir s’est cassé parce que le balle a ricoché contre le lustre qui lui-même est tombé qui a touché ce mur et qui…. Vous voyez le genre. (Je précise que ce n’est pas du spoiler, je viens d’inventer cette histoire de miroir, rassurez-vous ce n’est pas si tiré par les cheveux non plus).

Alors un énorme point positif : la réapparition d’anciens personnages qu’on a vraiment plaisir à revoir, même si on aurait aimé avoir des nouvelles de Phoenix et toute la clique. On aura même l’occasion de voir la dangereuse Franziska Von Karma petite dans un des épisodes, et là je dis bravo. Les nouveaux personnages sont comme d’habitude assez loufoques et on adorera toujours le moment où ils craquent complètement à la fin d’un témoignage. Un grand moment d’amusement qui reste donc toujours aussi jouissif.

En conclusion :

+ On incarne Miles et on a trop la classe
+ Les réapparitions des anciens personnages
+ La réflexion ! (sinon faut pas jouer à ce genre de jeux hein !)

- Pas de traduction française
- On aimerait un peu plus de liberté
- Parfois trop fastidieux

_Article rédigé par Louise



1 Comment


  1. Je l’avais testé lorsqu’il était sorti, mais j’ignorais totalement qu’il était uniquement en anglais (En même temps, un boitier en français devrait laisser penser que Molière a bossé sur la traduction). Du coup, je me suis arrachée les cheveux au début du jeu, pour finalement le rendre au magasin. C’est vraiment dommage, car j’adore cette série de jeux, mais je suis une énorme quiche en Anglais. N’empêche, je suis d’accord avec toi : quand il y a un soucis et qu’on a envie de se pendre, y a toujours un rebondissement qui débarque. C’est ça la magie du monde de Phoenix Wright :p

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