Posts Tagged ‘soleil’

L’île aux 30 cercueils

22 janvier 2012  |  Non classé  |  No Comments

Une nouvelle adaptation, cette fois-ci dans la très belle collection Noctambule. Marc Lizano s’est attaqué à l’ïle aux 30 cercueils, surtout marqué par l’adaptation en feuilleton. Avec pour résultat une bande dessinée surprenante, avec un rythme narratif très original.

Véronique d’Hergemont n’a pas vu son père et son fils depuis quatorze ans, et les pense mort. C’est finalement par un mystérieux jeu de piste qu’elle va enfin les retrouver. Mais ce qui pourrait être la fin de l’histoire n’est en fait que le début. Car ils se trouvent sur l’île de Sarek, que l’on dit sous le coup d’une malédiction, qui semble se mettre en marche le jour de son arrivée…et qu’en est-il de son ex-mari, le cruel Comte Vorski, qu’elle a fui il y a longtemps déjà ?

Le dessin de Marc Lizano, tous comme les couleurs, rendent parfaitement l’ambiance étrange de cette petite île bretonne, mais c’est pas sa construction que L’île aux 30 cercueils marque le plus. Construit comme un feuilleton, publié dans un journal du début du siècle, l’histoire se déroule en chapitres où l’action se déroule à un rythme effréné et qui se terminent à chaque fois par un grand suspens. De plus, la bd se mêle a des pages uniquement faites de textes, extrait du journal en question, ou bien encore lettre de Véronique à son fils, qui relate au jour le jour l’histoire pendant un moment. Cette construction est intéressante car elle change de ce dont on a l’habitude. Peut-être trop, d’ailleurs, car on s’y perd parfois. L’intrigue est complexe, et les changements de style rendant la lecture moins linéaire, il n’est pas évident de tout comprendre en une seule lecture…

Mais cela reste une lecture agréable, et encore une fois une adaptation de qualité, comme toujours chez Noctambule.

L’île aux 30 cercueils sur Amazon

Aurore

18 décembre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Encore une petite splendeur de chez Métamorphose (à croire que les auteurs de la collection sont les vrais lutins du Père Noël, du genre à ne créer que des objets de désir à mettre sous le sapin)…

Aurore est une petite fille qui s’est réveillée sans plus se souvenir de rien. Vokko, un loup qui a une mission à lui confier, lui raconte qui elle est, d’où elle vient. Aurore est une petite fille issue d’une tribu très ancienne, qui aujourd’hui rencontre beaucoup de difficultés. La vie est difficile, et un nouveau drame vient de se produire. Un étrange ruisseau a traversé son village, la fillette et un de ses amis y ont touché…avant de se transformer en pierre.

Ses parents décident alors de remonter le cours d’eau pour sauver leur fille. De son côté, elle, a donc quelque chose à faire. Vokko a en effet été chargé par la Sage du village d’aider Aurore à écrire une chanson. Une chanson pleine d’espoir, qui redonnera le souffle qui manque à son peuple.

Mais qu’écrire quand on ne se souvient de rien ? quand on ne ressent aucune émotion ?

Alors Vokko va essayer de raconter, et de montrer à Aurore ce qui fait l’essence de sa tribu…et à elle de se débrouiller avec ça.

Aurore, donc, c’est le nouveau petit bijou d’Enrique Fernandez (que l’on a déjà pu découvrir sur d’autres titres, notamment une superbe adaptation du Magicien d’Oz, ou encore l’Ile sans Sourire). C’est un conte plein de poésie, d’humour et de jolies choses.

Le dessin est absolument sublime (on en a un aperçu dès la couverture), les couleurs tout autant…Chaque case est un vrai plaisir pour l’œil, on s’y perd avec délice. L’univers qu’il a créé ici est beau et touchant.

C’est une fable sur l’homme, sa nature profonde. Sur l’espoir. Mais aussi sur notre rapport à la nature, où l’on prend bien volontiers, en oubliant parfois, peut-être même souvent, de rendre, voir simplement de remercier. Aurore est une petite fille au caractère bien trempé, qui doit réapprendre à être fière, à aimer, et à partager.

Une très très jolie bande dessinée.

Aurore sur Amazon

L’étoffe des Légendes tome 1

13 décembre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Des fois, j’aimerais bien rajouter un petit gif lumineux qui dirait ATTENTION TUERIE. Parce qu’il y a des bd qui pourraient passer inaperçues alors qu’elles sont vraiment vraiment vraiment bien. Comme L’Étoffe des Légendes, que j’ai ouvert un peu comme ça…avant de m’en prendre plein les yeux.

Nous sommes en 1944, dans la chambre d’un petit garçon à Brooklyn. Dans le silence de la nuit, un drame arrive. Le petit garçon est enlevé par le Croquemitaine.

Mais dans cette chambre apparemment vide, il y a plus d’un témoin. Tous les jouets ont assisté à la scène. L’ours en peluche a même tenté de protéger l’enfant, sans succès.

Très vite, la résistance s’organise. Car tous ces jouets ont toujours été chéris par le garçon, il est aujourd’hui temps de lui rendre la pareille. Une petite équipe se forme, et ses membres partent dans le royaume de l’Obscur, pour combattre le mal et sauver leur ami.

Quand on commence l’Étoffe des Légendes, on pense à Toy Story (ce qui est, convenons-en, déjà une bonne référence). Mais dès que les jouets passent la porte du placard, pour rejoindre l’Obscur, on se retrouve plongé dans une bd fantastique complètement dingue, au graphisme sublime.

Les jouets prennent en effet forme ‘humaine’ quand ils arrivent dans ce monde mystérieux. Le petit soldat devient un combattant valeureux, la tirelire un vrai cochon, l’ours en peluche un gros ours menaçant. Et l’univers dans lequel ils débarquent est un monde en guerre, complètement fou, régit par ses propres règles.

Entre récit de guerre et situations absurdes, les auteurs de ce comics ont créé une vraie petite pépite. Le dessin, en noir et blanc, est tout simplement magnifique. L’univers est hyper dense, les personnages très travaillés. J’ai beaucoup pensé à la série Fables pendant la lecture (et c’est clairement un compliment).

C’est une œuvre étonnante, vraiment. Une fable sur le monde de l’enfance, mais aussi sur des valeurs comme l’amitié, la fidélité. Rien n’est choisi au hasard, du sens du sacrifice du petit soldat aux atermoiements d’une tirelire-cochon qui hésite entre sa fidélité au petit garçon, et l’espoir d’échapper à sa fin annoncée, quand viendra l’heure de ‘casser la tirelire’ pour récupérer les sous qu’il contient. Ce conte se nourrit de tous les genres. On plonge dans des combats haletants, mais une grande part est également laissée aux dialogues. Les personnages évoluent, réfléchissent. Passant d’un coup de simples objets, voués aux désirs et à l’imaginaire de leur propriétaire, à de vrais personnages, dotés d’un libre-arbitre, et de qualités et de défauts qui leur sont propres.

Le contexte choisi n’est lui non plus pas dû au hasard. Nous sommes en pleine Seconde Guerre Mondiale, et l’on devine, par un jeu de flashback tout en finesse, que le père du petit garçon est parti au combat… Donnant une dimension supplémentaire à l’histoire.

Un comics surprenant, et vraiment excellent. Un premier tome un peu fou, dense, sombre, qui donne très envie de connaitre la suite…

L’étoffe des Légendes sur Amazon

Princesse Sara tome 4, fin du premier cycle

7 décembre 2011  |  Coups de coeur, Les suites  |  No Comments

Une petite note pour annoncer la sortie du tome 4 de Princesse Sara, la très jolie série adaptée du roman du même nom, dans un style steampunk/victorien (tout un programme, mais le mélange fonctionne à merveille, les robots apportent une touche originale l’univers, qui est tout bonnement sublime, magnifié par un très beau dessin et de superbes couleurs). Les chroniques du tome 1 et du tome 2 en diront un peu plus, je pense.

Ce quatrième tome est donc la fin de l’histoire originale, et peut servir de conclusion à qui voudra terminer la série. Cependant, les auteurs concoctent d’ors et déjà un second cycle, où l’on suivra une Sara devenant adulte…Bref, une jolie occasion de retrouver cette héroïne, et de voyager avec elle.

Mais pour en revenir à cette sortie, ce tome 4 est, une fois encore, une réussite et un réel plaisir à lire (oui parfois, les fins gâchent tout, là ça n’est clairement pas le cas).

Princesse Sara tome 4

Eco tome 2

30 novembre 2011  |  Coups de coeur, Non classé  |  1 Comment

Il est de ces nouveautés qu’on attend avec impatience…Pour ma part, chaque titre de la collection Métamorphoses en fait clairement partie. Cette fois-ci c’est au tour du deuxième tome de la très belle série Eco de venir nous émerveiller.

Avant toute chose, Eco n’est pas une bande dessinée mais un livre illustré, mais je trouve qu’il a vraiment sa place ici…

Eco est la fille de deux tailleurs réputés, elle a une dizaine d’années. Un jour, ils lui confient une livraison, mais tout ne se passe pas comme prévu, et ses parents la punissent sévèrement. Pire encore, sa mère lui lance une malédiction.

Recluse dans sa chambre, la petite Eco va découvrir avec effroi le sort jeté contre elle. Petit à petit, mais inéluctablement, son petit corps se déforme, se couvre de bosses, de rondeurs et de formes qui lui paraissent monstrueuses.

Pour conjurer le maléfice, elle fuit sa maison, et part à l’aventure, accompagnée de 4 poupées de chiffon à qui elle a donné la vie, et qui sont devenues ses meilleures amies.

Voilà pour l’histoire d’Eco. Dans ce tome 2, nous la retrouvons donc en chemin, affrontant mille dangers, dans l’espoir, qu’enfin, tout redevienne comme avant.

Ce livre sublime se range avec évidence aux côtés de ceux qui l’ont inspiré. Contes de Grimm et Andersen, dont on sait que le côté sombre est bien loin de la version édulcorée de notre enfance. Fable sur l’adolescence et l’amitié, qui saupoudre de la poésie et de la magie sur une vie qui est parfois bien cruelle.

Et si Eco est aussi merveilleux, c’est grâce à son duo d’auteurs. Le conteur, c’est Guillaume Bianco, l’auteur du génial Billy Brouillard. Au dessin, on découvre Jérémie Almanza, au trait magnifique. Chacune de ses illustrations est un vrai tableau, plein de détails minuscules, et l’on se perd avec délice à chaque page.

Guillaume Bianco a taillé une histoire sur mesure pour l’univers de Jérémie Almanza, qui lui même brode autour des mots, des décors et des personnages incroyablement beaux.

Un conte de fée pour les grands, dur et triste, mais à l’incroyable délicatesse. Un petit bijou, à découvrir absolument.

Eco, Tome 2 : La Bête sans visage sur Amazon

Et puis, pour mieux vous plonger dans l’univers, pour vous mettre l’eau à la bouche, voici une superbe vidéo teaser, réalisée pour cette sortie.

Geek&Girly, le retour !

11 octobre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Geek&Girly est une bd pour laquelle j’ai eu un énorme coup de cœur. Un fabuleux cocktail qui rappelle le meilleur des comédies romantiques version lycée, que ce soit dans le cinéma américain ou dans les shojos. Jamais nunuche et pleins de peps, Geek&Girly (de son petit nom G&G) est drôle, très drôle et bourré de références à toute la culture dite ‘geek’, de Star Wars aux animes kawaïï.

Malheureusement les ventes n’ont pas suivi. On peut trouver beaucoup de raisons : un format à part, entre le manga et la bd, une couverture souple, de mauvais précédents (le shojo à la française n’a pas toujours été une réussite) et une mise en avant un peu timide de la part des libraires sans doute aussi…Pourtant, il suffit de voir la petite communauté de fan complètement sous le charme de cette série pour comprendre son potentiel (et j’en fais clairement partie). La série a donc été arrêté par son éditeur…pour le grand malheur de ceux qui avait goûté à G&G.

Mais dès l’annonce de cet arrêt, Rutile et Nephyla, les deux adorables auteures, que j’avais eu l’occasion d’interviewer à la sortie du tome 2, avaient promis que l’aventure ne s’arrêtait pas, faisant battre nos petits cœurs pleins d’espoir…

Et voilà ! (bon depuis 15 jours, oui je suis légèrement à la ramasse, mais pour ma défense j’ai voulu relire religieusement les deux premiers tomes avant, et puis je voulais savourer ce moment, bref, oui j’ai été une sale égoïste). Geek&Girly trouve une suite sur le grand internet, en attendant une nouvelle chance en format papier. Alors bien sûr, le rythme de parution en sera un peu perturbé (un chapitre par un chapitre -oui c’est frustrant, mais en même temps qu’est-ce que c’est bon) et les couleurs ne sont pas aussi travaillées, parce que Rutile et Nephyla ont pas mal de boulot à côté (dont je vous reparlerais en temps voulu). Mais c’est de la bonne bébé ! En quelques pages, mon cœur d’artichaut a refait des petits bonds, j’avais des papillons à paillettes dans les yeux, et à la dernière page j’avais envie de m’écrier ‘viiite la suite !’.

Bref, voilà, ça sera une excellente nouvelle pour celles d’entre vous qui ont déjà lu les deux premiers tomes, mais ça peut aussi être l’occasion de découvrir la série pour les autres (les deux premiers volumes sont toujours achetables, et un regain de vente pourra peut-être faire changer d’avis l’éditeur…). Rendez-vous donc sur le site dédié pour découvrir tout ça (avec des bonus en plus parce que c’est encore meilleur). Et pour accéder directement au chapitre, c’est ici.

Pour en savoir un peu plus, les chroniques des tomes précédents : tome 1 et tome 2.

My Lady Vampire tome 1

16 septembre 2011  |  Non classé  |  No Comments

Les vampires, certains en ont soupé, d’autre en redemandent. Mais la collection Blackberry est assez riche en jolis titres pour qu’on ne la soupçonne pas de ne faire une bd sur le sujet que parce que c’est la mode. (Après tout devrait-on se priver d’un sujet parce qu’il est à la mode, justement ?). Bref, My Lady Vampire se lit avec plaisir, et c’est bien tout ce qu’on lui demande.

Loreleï est aveugle, et doit vivre constamment avec un bandeau sur les yeux (qu’elle a rouge depuis l’accident qui lui a fait perdre la vue). C’est sa belle-mère qui l’impose, une femme colérique, capricieuse et égoïste, qui a clairement fait tourner la tête de son mari. La jeune femme mène un existence solitaire, traitée plus comme un objet dérangeant que comme un être humain. Elle s’isole donc et pour combler son ennui, soigne tous les animaux blessés qui croisent son chemin.

Mais en fait d’animaux, cette fois-ci, c’est sur un homme qu’elle tombe. Elle va le recueillir et le soigner, ignorant qu’il n’est pas aussi inoffensif qu’il n’y parait…

My Lady Vampire reprend donc les codes de la littérature vampirique, de manière documentée et romancée (d’ailleurs la scénariste nous en dit un peu plus sur le genre sur le blog de la collection). Le dessin est joli, l’histoire entrainante, et l’héroïne loin d’être cruche. Bref, un vrai bon petit premier tome, à lire sans se soucier du ‘c’est à la mode’.

Ma Lady Vampire, Tome 1 sur Amazon

Déluge tome 1

9 août 2011  |  Coups de coeur, Les suites  |  1 Comment

Cette bd se déroule dans un futur plus ou moins lointain. Un monde en tout cas, où l’océan règne en maitre, et où les survivants n’ont pas une vie de tout repos. Dans un vaisseau à l’abandon, un clone destinée à la guerre est réveillé pour accomplir sa mission. Elle (car c’est un clone femme) est la dernière survivante.

Juste après son éveil, un pilleur de vaisseau y entre justement. La demoiselle manie si bien les armes qu’il n’aura pas d’autres choix que de lui obéir et de l’amener là où elle le désire…Après tout il pourrait bien avoir tout à y gagner…

Cette nouvelle série d’anticipation est plutôt bien cool (même si le contexte reste, pour ce premier tome, assez mystérieux). L’univers est en même temps sombre et ultra technologique, et les personnages plus tout à fait humains pour la plupart, ce qui donne encore plus envie de connaitre le pourquoi du comment. L’héroïne, elle, est aussi balèze que sexy, avec son physique d’actrice hollywoodienne des 50′s. Bourré d’action, avec un peu d’humour, de la baston, et de mystère, c’est le genre de tome 1 qui fait plaisir à lire.

Déluge, Tome 1 sur Amazon

Et puis sinon, il y a Chosp Tome 2 qui est sorti (c’est chez le même éditeur, c’est pour ça que j’en parle là), et c’est toujours aussi rigolo-léger-mignon que le premier dont on te parlait ici.

Voyage aux ombres

25 juillet 2011  |  Non classé  |  No Comments

Sans doute connais-tu déjà la série à succès Lanfeust de Troy (et ses dérivés, Lanfeust des Étoiles, et Trolls). En tout cas depuis quelques temps, l’univers de Troy s’est également enrichi de séries courtes pour tous les publics, avec différents dessinateurs. Ce coup-ci c’est un one-shot avec Arleston (le scénariste de tout l’univers) et Alwett au scénario, et la très très très talentueuse Virginie Augustin au dessin (déjà remarquée avec la série Alim le Tanneur chez Delcourt). Il peut se lire complètement indépendamment des séries principales.

Dyssëry va se marier. Tout son entourage est soulagé car son cas semblait désespéré. Car la jeune femme a jeté la honte sur toute sa famille en se lançant dans le théâtre, une discipline réservée aux hommes. Alors si Phorée, riche de surcroit, accepte d’épouser celle qui se traîne depuis une réputation de trainée, c’est presque miraculeux.

Mais Dyssëry, elle, ne le voit pas de cette manière. Le théâtre c’est une vraie passion, pas un plaisir coupable, et ce mariage c’est la fin de sa liberté. La simple idée de sa nuit de noce la déprime totalement.

Et c’est finalement juste avant celle-ci qu’elle échappe à cette vie dont elle ne veut pas, en se donnant la mort. C’est ainsi qu’elle atterri au Val des Ombres, où errent les âmes des morts.

Mais entre les vampires et les zombies, et tous les autres d’ailleurs, cette vie-là n’est pas de tout repos non plus. Elle y fait cependant la rencontre de Zebl, un petit démon sympa, quoi qu’un soupçon pervers, qui la guidera à travers ce monde aussi surprenant que dangereux. Contre toute attente, c’est ici qu’elle pourra peut-être réaliser son rêve : devenir actrice.

C’est sans compter sur son fier et valeureux époux, qui ne compte pas se faire enlever sa promise par quelque chose d’aussi simple que la mort, et qui part donc la récupérer…

Le Voyage aux Ombres est inspirée du mythe d’Orphée. Drôle et plein d’action, le trait magnifique de Virginie Augustin nous plonge dans un univers en même temps infernal et poétique. L’histoire, elle, ravira les fans du monde de Troy, mixant instant sérieux et gags. Ce one-shot est léger et sans prétentieux mais se lit avec plaisir, enchainant les lieux, les personnages et les aventures, auprès d’une héroïne de caractère et d’un petit démon aussi insupportable qu’attachant.

Voyage aux ombres sur Amazon

Le Club du Suicide

3 juillet 2011  |  Coups de coeur  |  1 Comment

Un nouveau titre paru dans la sublime collection Noctambules  chez Soleil(déjà chroniqués : Le Dernier des Mohicans, Le Joueur et la Marche du Crabe), une nouvelle fois adapté d’un roman. Ou plutôt, pour le coup, d’un ‘roman-feuilleton’ de R.L. Stevenson.

Comme à chaque fois dans cette collection, une adaptation de choix, et un très beau dessin.

Le Prince Florizel s’ennuie à Londres. C’est pourquoi, de nuits en nuits il traîne le Colonel Géraldine dans des expériences aussi folles qu’obscures, dans l’espoir de s’amuser un peu. C’est ainsi qu’ils font la rencontre d’un homme qui les initie à l’existence d’un club étrange, destinés aux hommes qui n’ont plus goût à la vie.

Chaque soir, un petit groupe de gentlemen joue leurs vies aux cartes. Mais quand on fait mauvaise pioche, et que le jeu devient réalité, il n’est plus temps de s’amuser…

La construction étonnante du roman initial est rendue dans la bd, elle-même faite d’ellipses et de passages troubles, même si les auteurs ont pu se permettre d’imaginer des scènes par la grande liberté que leur laissait l’histoire.

Sombre et surprenant, le Club du Suicide nous amène dans le Londres de la fin du XIXème, et nous interroge sur la valeur de la vie, et de la mort. Ou comment de ce qui semble n’être qu’un jeu excitant, quand il s’agit des autres, on passe à l’effroi et à la cruauté, quand il s’agit de soi-même…

Le dessin, tout à l’aquarelle, est encore une fois très beau (décidément cette collection est pleine de dessinateurs talentueux), et rend parfaitement l’atmosphère des quartiers sombres de l’époque. Et c’est aussi une vision différente et moins fantasmée des sociétés secrètes, qui après tout, ne sont composées que d’hommes comme les autres. Avec leurs vices et leurs défauts.

Le Club du Suicide sur Amazon