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Après les excellents Les Seigneurs de Bagdad et Y le dernier homme, Brian K. Vaughan, qui s’est illustré comme excellent scénariste sur de nombreuses autres séries encore, revient chez Urban Comics avec Saga.
Alana et Marko sont ennemis par leur naissance, car leurs planètes d’origines s’affrontent dans une guerre sanguinaire depuis des années. Pourtant, ils s’aiment. Et ils s’aiment même tellement qu’ils ont donné naissance à une petite fille. Petite métisse qui a les cornes de son père, les ailes de sa mère. Pour certains cette naissance est une aberration, pour d’autres, elle est l’espoir. Mais pour l’instant, pour lui donner une chance de survivre, et de grandir dans ce monde dangereux, il faut fuir.
Saga est donc une série de science fiction, et c’est surtout un comics absolument géniale. L’univers est hyper dense, et peuplé de créatures dingues. Très vite, les deux tourtereaux sont la proie des pires crapules, qui en veulent autant à ce qu’ils voient en eux, des traitres, qu’au fruit de leurs entrailles. Et ils ne pourront se fier qu’à leur instinct pour savoir à qui faire confiance.
Le scénario, très rythmé, est explosif. Les dialogues sont aussi violents que pleins d’humour. C’est d’ailleurs tout le piment de Saga. Une histoire très dure, mais où l’absurde s’invite régulièrement, rendant la lecture beaucoup plus légère.
Le très beau dessin réaliste de Fiona Staples parvient à rendre crédible les créatures les plus barrées. Des hommes à tête de vieille télé ? Ok. Une femme-araignée ? Ok aussi, et même, on se surprend à la trouver jolie.
Voilà une série de SF sombre, où une toute petite fille parvient à amener, page après page, un peu de lumière et d’espoir.
Une fois encore, Brian K. Vaughan nous captive, de la première à la dernière case.
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Dans un futur pas si lointain, un scientifique du genre savant fou a consacré de nombreuses années à une idée folle : faire naitre des créatures mi-hommes mi-bêtes. C’est en Afrique qu’il parvient à ses fins, et que, d’une manière aussi cruelle que contre-nature, il donne naissance aux Elephantmen, une armée de soldats sans états d’âmes et à la puissance inébranlable. Hommes-éléphants, hommes-crocodiles, hommes-hipopotames ou encore hommes-giraffes sont ainsi vendus à prix d’or et, sur les ordres de leurs nouveauxchefs, viennent envahir et détruire ce qu’il reste de l’Europe, alors qu’un virus vient tout juste de dévaster la quasi totalité de la population.
Parmi les survivants humains, la résistance s’organise, même si l’espoir de survivre à ces machines de guerre uniquement destinées à obéir aux ordres sans ressentir la moindre émotion, ni le moindre sentiment. Que ce soit de la pitié, de la compassion ou même de la peur. Yvette est une jeune femme dont le destin va basculer à la mort de son frère. Elle devient alors une guerrière ivre de haine et d’esprit de vengeance. Mais ils ne faut pas oublier que les terribles Elephantmen sont à moitié humains, et qu’il se pourrait bien que, quelque part au plus profond d’eux, se cache encore une petite parcelle d’humanité…
Ce comics violent nous plonge dans un univers futuriste où la puissance animale a été domestiquée pour faire le mal, par un scientifique dénué de toute éthique, comme de tout scrupule. Graphiquement très beau, avec des personnages mi-hommes mi-bêtes aussi effrayants que fascinants, le monde à l’époque des Elephantmen n’en est pas moins uniquement fait de désolation. Pourtant, quand la voix off, l’horreur des paysages et des situations, nous amènent à penser que malgré la rage d’Yvette, rien ne pourra arrêté ces soldats surpuissants, quelques instants, fugaces et discrets, font renaitre l’espoir…
Un comics sombre mais vraiment prenant, qui séduira les amateurs d’histoires de guerre et de SF.
La grande évasion fait partie de ces séries Delcourt qui regroupent en fait des one shots aux scénarios et illustrateurs différents, mais réunies par le thème. Ce coup ci c’est donc l’évasion qui est le fil conducteur de tous les titres.
Celle-ci se déroule dans le futur. A bord d’un vaisseau spatiale qui sert de transporteur pénitentiaire, l’équipage ne sait plus où donner de la tête. Des centaines de minuscules météorites ont croisés la route du vaisseau, et c’est la catastrophe. Mais pendant qu’ils réfléchissent aux bons choix à faire, une menace bien plus grande traine dans les couloirs. Le colonel Mercer qui dirige les lieux semblent avoir péter les plombs, et massacre un à un tous ceux qu’il croise. John, l’un des détenus, a pour l’instant réussi à échapper à son bourreau, et se cache dans les méandres du Goliath 01…mais pour combien de temps ?
Avec Sean Phillips, auteur de comics, un dessin, et Herik Hanna au scénario (qui avait déjà travaillé sur le très bon 7 Détectives), VOID 01 nous plonge dans un univers de science fiction glacial, où un huis clos déjà sombre bascule peu à peu dans la folie.
Une bonne bd, qui mêle SF et horreur avec un suspens parfaitement mené, et dont le graphisme comics renforce encore l’atmosphère violente et froide de cette évasion qui vire au bain de sang…
États-Unis, dans un futur proche. Le territoire autonome de Détroit Michigan. La population est sous le joug d’Ike Mercy, dont la seule voix lui permet de tous les assouvir.
Mais cela pourrait bien changer. En tout cas c’est la mission de quatre enfants, chargés de tuer le leader.
Ces 4 enfants ne sont pas aussi fragiles qu’ils en ont l’air. Ils sont dotés de pouvoirs surpuissants, qui pourraient bien leurs permettre de mener à bien leur expédition. Mais ces pouvoirs ont un revers, chaque fois qu’ils les utilisent, ils vieillissent prématurément. Reste à savoir s’ils survivront suffisamment longtemps…
Violent et dense, 2021 est assez surprenant. On suit ces quatre personnages qui, bien que soldats, ont l’innocence et la candeur des enfants qu’ils ne seront bientôt plus. Difficile de discerner le bien du mal, les gentils des mauvais. Si ces quatre là n’ont été créés que pour mener ce but, les différentes puissances qui tirent les ficelles ne sont pas forcément dans le camps qu’on lui suppose…
Cette bd de SF a en même temps un côté rétro, par ses personnages un peu freaks. Dans une ambiance de guerre civile, où l’on discerne difficilement le vrai du faux, ces quatre héros qui sont de toute façon destinés à une fin cruelle avancent, pour obéir à celui qu’ils appellent Father…
Albert est cuistot dans un petit resto, spécialiste de la croquette aux crevettes.
Il est aussi secrètement amoureux d’une cliente et voisine, Mia. Il perd tous ses moyens dès qu’il la voit. Et c’est carrément la tête qu’il perd quand Mia vient au restaurant avec son petit ami. Surtout quand il entend qu’ils ont prévu d’aller en vacances à Las Palmas, la destination paradisiaque de ses rêves.
Comme un coup du destin, le petit ami oublie son billet au restaurant, et sur une impulsion, Albert décide de prendre sa place. Deux semaines sur des plages de rêves avec l’élue de son cœur, comment refuser cette chance ?
Sauf qu’au lieu de cocotiers, de sables fins et du high level de la croquette, le voilà embarqué dans un vaisseau spatial remplit de chinois qui lui veulent tout sauf du bien.
Surréaliste ? et ça n’est que le début…
Shrimp est donc un tantinet absurde, et drôle. Cette bd mêle le quotidien a un soupçon de science fiction, et d’une histoire banale, ce premier tome nous projette dans le grand n’importe quoi…ça promet pour la suite.
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