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Un petit point sur quelques séries mangas bien chouettes dont les suites viennent de paraitre.
Barakamon, d’abord, qui est en passe de devenir un de mes mangas préférés du monde entier. Une petite île japonaise, un jeune calligraphe très urbain qui y est envoyé comme une punition, et qui va, contre toute attente, se faire très rapidement à la vie sur place. Ce quatrième tome est aussi délicieux que les précédents. Léger, drôle, et bourré d’énergie. Le genre de lecture qui fait un bien fou.
Il y a ensuite The Earl and the Fairy, qui s’est achevée il y a quelques semaines avec le quatrième tome. Un shojo teinté de fantastique, où une jeune doctoresse en féerie est embauchée par un mystérieux noble anglais…Enquêtes, romances et rebondissements au programme. On peut regretter que certains points, pourtant intéressants, ne soient qu’effleurés, et que l’histoire s’achève finalement assez vite, mais cette petite série est vraiment agréable à lire, délicate et jolie.
Et puis il y a Silver Spoon, le nouveau titre de l’auteure de Fullmetal Alchemist. Très différent de tous ses précédents titres, elle s’est cette fois-ci inspirée de sa propre jeunesse, et nous raconte le quotidien d’un lycée agricole, que l’on découvre en même temps que le héros, qui n’y connait strictement rien en agriculture. Après un premier volume introductif, le deuxième prend un rythme plus lent et très agréable. Petit à petit, Yûgo s’intègre à sa classe, et apprend de plus en plus de choses. C’est d’ailleurs assez dingue comme on se retrouve fasciné par les diverses explications (par exemple, Yûgo visite trois élevages de vaches laitières différents , manière de décrire différents modes de production laitière) alors même que le sujet ne nous intéressait pas forcément.
Barakamon, tome 4 , The Earl and the Fairy tome 4
et Silver spoon tome 2
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Quelques suites de séries dont j’avais apprécié le début :
Chez Ki-oon d’abord, il y a la suite de Prophecy. C’est un seinen ultra sombre, très documenté et prenant sur la cybercriminalité. Paperboy, un homme au visage masqué par un journal en papier, poste des vidéos de lui sur Youtube en prophétisant des ‘punitions’ qu’il va mettre en œuvre dans un délai très court. A chaque fois, ces cibles ont ‘pêchés’ sur Internet. Qu’ils se soient vantés d’actes malfaisants sur les réseaux sociaux où qu’ils utilisent n’importe lequel des autres moyens qui sont à leur disposition pour faire le mal et blesser des gens, Paperboy les punira d’une façon toute aussi cruelle. Tandis que la police tente de l’arrêter, la population voit chaque jour un peu plus cet homme masqué comme un héros. Tetsuya Tsutsui est l’auteur, entre autre, de l’excellent Manhole. Prophecy a été écrit pour Ki-Oon, qui est un éditeur français. Il nous plonge dans un policier hyper réaliste qui nous interroge sur les dérives de notre société. Le dessin est lui aussi très réaliste (et beau), et ce deuxième tome nous fait surtout voir l’action du côté de l’enquêtrice chargée de l’affaire. (ma chronique du tome 1)
Toujours chez le même éditeur, il y a aussi Gisèle Alain dont le deuxième tome vient de paraitre. Cette jolie petite série nous présente le quotidien d’une jeune fille de bonne famille devenue logeuse, et qui décide d’être, en plus, femme à tout faire. A la demande de ceux qui font appel à elle, elle va donc devoir organiser des déménagements, tenir compagnie à une dame âgée…Le graphisme de la série est très doux (et encore plus beau dans ce deuxième tome) et l’histoire, où chaque chapitre est une nouvelle aventure, est pleine d’humour et de légèreté. A l’image de Gisèle, qui par son énergie et son optimisme bouleverse la vie de ses proches. Une très jolie série, différente et agréable à lire. (ma chronique du tome 1)
Chez Kurokawa ensuite, il y a le quatrième tome de Blood Lad. L’histoire de Staz, vampire ultra-puissant et chef de territoire dans le monde des démons, qui préfère largement s’intéresser à la culture japonaise que de se bastonner à longueur de journées. Jusqu’au jour où Fuyumi, une jeune japonaise, atterrit dans son monde, et se retrouve transformée en fantôme. Le garçon jure de lui rendre sa forme humaine, et pour ça il va falloir qu’il sorte de sa petite vie pépère…Cette série mêle baston et humour crétins, avec un soupçon de magie et beaucoup beaucoup de monstres en tout genre. Le graphisme est vraiment chouette, et les monstres sont aussi horribles que très cools. (ma chronique du tome 1)
Et puis enfin Reverend D chez Pika, par Tôru Fujisawa, l’auteur de GTO (mais de nombreuses autres séries toutes aussi déjantées). Ici, le Japon est en proie à des catastrophes aussi nombreuses qu’incompréhensibles. D’abord, il a ces cadavres que l’on retrouve changés en sable. Yui Izumi est une adolescente comme les autres, à ceci prêt qu’elle a des dons de voyance. Et ses dons vont être bien utile à deux jumeaux, prêtres noirs, chargés de combattre les forces du mal. Tôru Fujisawa distille dans l’univers très sombre et violent qu’il a créé, juste assez d’humour un peu débile pour qu’on reconnaisse sa patte au premier coup d’oeil (ça, et son superbe dessin). Le scénario est un peu tiré par les cheveux, mais les scènes de combats en mettent pleins les yeux. Un manga bourré d’action, avec un graphisme explosif, très chargé mais parfaitement maitrisé. (ma chronique du tome 1)
Prophecy tome 2, Gisèle Alain tome 2
, Blood Lad tome 4
et Reverend D tome 2
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Les fans de la série manga Soul Eater vont être contents, Atsushi Ohkubo revient avec une série parallèle, Soul Eater not ! Derrière ce titre, une histoire pas comme dans Soul Eater, mais un peu quand même.
Tusgumi, jeune japonaise pleine de candeur, débarque du Japon pour intégrer Shibusen, la célèbre école des faucheurs d’âmes. C’est une arme démoniaque, mais elle a encore tout à apprendre, et espère trouver un meister de qualité pour être à ses cotés. Elle espère aussi secrètement trouver l’amour dans ce lieu de formation pas comme les autres.
Cette série parallèle est beaucoup moins sombre que Soul Eater (on le devine dès la couverture), mais l’humour décalé, le graphisme si particulier du mangaka, et les scènes de combat sont au rendez-vous. C’est aussi l’occasion de nous expliquer les rouages de l’école, et de nous donner plus de détails sur la formation des meister et des armes démoniaques. Les fans de la série seront ravis de retrouver Shibusen, et croiseront au fil des pages pas mal de têtes déjà connus. Pour ceux qui n’ont encore jamais lu Soul Eater, c’est aussi l’occasion de découvrir cet univers pleins de monstres étranges, de gens bizarres et de bastons explosives.
S’il est bien une série chère à mon cœur, c’est Yotsuba& (ça se voit un peu si on jette un œil ici).
Chaque nouveau tome me donne un peu l’impression d’être à noël, et je le savoure le sourire aux lèvres, entrecoupé de gloussements irrépressibles. Depuis que je suis maman d’une petite fille, c’est bien sûr encore pire, tant je vois déjà se dessiner en elle les traits de caractère d’une future petite Yotsuba. Mais pas besoin d’être parent pour apprécier ce manga qui ne connait pas en France, à mon sens, le succès qu’il mérite (au japon il se classe à chaque fois numéro 1 des ventes à sa sortie, c’est un vrai phénomène).
Je crois que je n’ai jamais entendu personne qui a essayé m’en dire du mal. Yotsuba et son entourage apporte du bonheur à tout le monde…
Yotsuba, donc, est une petite fille de 5 ans, qui vit seule avec son père dans un quartier résidentiel. Pas timide pour un sou, curieuse et inventive, ce manga se compose de chapitres qui sont à chaque fois un strip. On suit donc à nouveau dans ce tome les aventures de Yotsuba, du jour où elle et son père commande des pizzas à celui, bien plus dramatique, où son ours en peluche parlant, prénommé Carotide, est devenu aphone.
Tout ça peut paraitre naïf voir inintéressant au premier abord, mais Kiyohiko Azuma sait raconter le quotidien avec tellement d’humour, de délicatesse et de joie de vivre que son manga est un vrai concentré de bonne humeur. Nous intimant au passage de glisser un peu de magie et de positif dans notre quotidien.
Staz est un vampire. Et sous ses airs de no life faignant, il est le chef d’un des territoire du monde des démons. Car sous ses airs de semi loque, Staz est incroyablement puissant.
Mais la baston ne l’intéresse pas spécialement. Sa passion, à lui, c’est le monde des humains, et plus particulièrement un pan de la culture japonaise. Il dépense des fortunes pour acquérir mangas, figurines, jeux vidéos…et est à la limite de disjoncter quand un de ses sous-fifres lui ramènent une humaine, qui plus est japonaise, qui a atterrit par accident dans le monde des démons.
Malheureusement pour Staz (et pour la jeune demoiselle surtout), celle-ci se fait bouffer avant qu’il ait pu l’abreuver de question. Car oui, en plus d’être passionné par les humains, boire leur sang ne l’intéresse pas du tout. Mais devant cette fille-là, il a ressenti quelque chose d’étrange, et devant son squelette, il se sent complètement abattu.
Mais elle n’a pas complètement disparu, elle s’est transformé en fantôme.
Staz décide alors de tout faire pour l’aider à ressusciter. Pas forcément par gentillesse d’ailleurs…il se surprend lui-même, mais il a très envie de boire son sang…
Drôle, assez crétin, et parsemé de scènes de bastons, Blood Lad est une très bonne surprise. Graphiquement très sympa (dans un style assez proche de Soul Eater), l’histoire est originale et rythmée. On passe du monde des démons à celui des humains, et on découvre des deux côtés de nombreux personnages. Un bon petit shônen, rigolo et qui démarre bien.
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