Staz est un vampire. Et sous ses airs de no life faignant, il est le chef d’un des territoire du monde des démons. Car sous ses airs de semi loque, Staz est incroyablement puissant.
Mais la baston ne l’intéresse pas spécialement. Sa passion, à lui, c’est le monde des humains, et plus particulièrement un pan de la culture japonaise. Il dépense des fortunes pour acquérir mangas, figurines, jeux vidéos…et est à la limite de disjoncter quand un de ses sous-fifres lui ramènent une humaine, qui plus est japonaise, qui a atterrit par accident dans le monde des démons.
Malheureusement pour Staz (et pour la jeune demoiselle surtout), celle-ci se fait bouffer avant qu’il ait pu l’abreuver de question. Car oui, en plus d’être passionné par les humains, boire leur sang ne l’intéresse pas du tout. Mais devant cette fille-là, il a ressenti quelque chose d’étrange, et devant son squelette, il se sent complètement abattu.
Mais elle n’a pas complètement disparu, elle s’est transformé en fantôme.
Staz décide alors de tout faire pour l’aider à ressusciter. Pas forcément par gentillesse d’ailleurs…il se surprend lui-même, mais il a très envie de boire son sang…
Drôle, assez crétin, et parsemé de scènes de bastons, Blood Lad est une très bonne surprise. Graphiquement très sympa (dans un style assez proche de Soul Eater), l’histoire est originale et rythmée. On passe du monde des démons à celui des humains, et on découvre des deux côtés de nombreux personnages. Un bon petit shônen, rigolo et qui démarre bien.
Entre FMA et moi, ça n’avait pas bien commencé du tout, et cela aurait pu en rester là. Je l’avais commencé il y a quelques années, et m’étais teeeeelllleeeement ennuyée que j’avais lâché l’affaire au bout de trois chapitres (ce qui ne m’arrive quasiment jamais, en général je tente au moins le premier tome) (et pourtant je suis vraiment bon public). Je ne saurais dire, aujourd’hui, ce qui m’a à ce point empêché d’accrocher à l’époque.
Mais voilà que Kurokawa a décidé, pour faire découvrir ou redécouvrir l’une des séries phares de son catalogue, de démarrer ce mois-ci une édition en volume double (et même triple pour le premier tome, qui réunit donc les tomes 1, 2 et 3), et ce pour le prix plutôt sympa de 10€.
Grand bien leur en a pris, parce qu’en me replongeant dedans, j’ai vraiment adoré et dévoré d’une traite ces cinq premiers tomes (réunis en deux volumes, donc, la suite va venir petit à petit).
L’histoire pour les rares qui, comme moi, ne connaissent pas encore. Edward et Alphonse sont connus dans toue le pays. En effet, les deux frères Elric sont des alchimistes de renom, aussi jeunes que talentueux. Le premier est même alchimiste d’Etat. Leur apparence pourrait difficilement s’oublier, l’un a une jambe et un bras de métal, l’autre vit carrément enfermé dans une armure…c’est là leur punition pour avoir tenté d’enfreindre l’interdit ultime en terme d’alchimie. Depuis, ils n’ont de cesse de parcourir le territoire, en quête d’une solution pour retrouver leurs corps. Et pour cela ils seront prêts à tous les sacrifices.
Dans un monde steampunk dense et parfaitement maitrisé, ce manga est beaucoup plus simple qu’il n’y parait au premier abord. Le thème de l’alchimie permet à l’auteur d’aborder la valeur de la vie tout en proposant un shonen (je serais presque tentée de dire seinen, je l’ai trouvé vraiment plus sombre et violent que ce à quoi je pouvais m’attendre) drôle, bourré d’actions et de personnages attachants. Le dessin est lui aussi très bon, et une fois plongée dedans on comprends vite le succès de la série. Du très très bon, à découvrir grace à cette édition moins chère si ça n’était pas déjà le cas.
Fullmetal Alchemist : Tomes 1 à 3 sur Amazon
Fullmetal Alchemist, Tomes 4 et 5
J’en profite également pour signaler qu’Hero Tales, excellente série de la même mangaka, chroniquée ici, s’est également achevée ce mois-ci, avec le cinquième tome. Cette série, très différente de FMA par son univers n’en est pas moins un énorme coup de cœur. C’est d’ailleurs parce que j’aime beaucoup hero Tales que je me suis replongée dans Fullmetal Alchemist, me disant que j’avais forcément dû louper quelque chose.
Spin-off du Prince des Ténèbres (mais qui peut se lire sans souci sans avoir lu la série principale), Waltz est un manga prenant, violent et sombre…
‘La Cigale’, voilà le surnom dont l’affuble l’homme en face de lui. Le héros ? un jeune homme désabusé, tueur à gage qui ne connait pas les états d’âme, tue sans émotion et erre dans la ville en dépensant ses gains sans réfléchir.
Oui mais voilà, là, en face de lui, quelqu’un qui n’a pas peur de lui, du tout, mais qui à la place lui explique qu’il gâche ses capacités, que s’il le prend comme agent, il pourrait bien devenir le meilleur de son secteur d’activité.
Et c’est ainsi que commence sa formation, pour parfaire son art, réfléchir avant d’agir, et devenir immensément riche, d’après son nouvel ‘ami’…
Waltz est un seinen violent qui m’a beaucoup plu, alors que je ne m’y attendais pas vraiment. L’histoire d’un mec paumé qui n’a plus goût à rien et qui va, par une voie bien étrange (la perfection de son métier de tueur à gage), réapprendre à réfléchir, et finalement, à être un peu plus humain.
S’il était possible de forcer les gens à lire un livre (même si ok, ça n’est pas très sympa sur le principe), pour ma part cela serait Yotsuba&. Pour la simple et bonne raison que cette délicieuse série manga est magique : elle rend les gens heureux.
Après les tomes 8 et 9, chroniqués par ici, voici donc venu le dixième tome (et ils sont aussi rares que précieux, donc je suis obligée d’en parler à chaque fois).
Yotsuba est une petite fille. Elle a des cheveux verts, une insatiable curiosité, et une imagination à toute épreuve. Son quotidien est fait de jolies découvertes et de petites joies, et c’est justement ce quotidien, raconté en petit sketch, que l’on découvre dans la série.
C’est un titre qui n’a aucune prétention, ne vous lance dans aucune grande histoire. C’est simplement le regard d’une enfant sur la vie de tous les jours. Un regard frais, qui s’émerveille d’un rien, et met de la magie dans une routine qui nous blase, adultes que nous somme.
On referme Yotsuba& avec la petite étincelle de joie qui nous manquait pour transformer notre train-train en une succession de petits moments délicieux. Quand je vous dit qu’il faut lire Yotsuba& ! (Par contre je décline toute responsabilité si vous vous mettez à glousser dans le bus et qu’on vous regarde bizarrement, voir si vous pleurez de rire devant l’élu de votre cœur, qui se demandera quelle drogue vous avez consommé, ça c’est l’effet Cartox, vous comprendrez).
Amatrice de manga de sport, Inazuma Eleven devrait te ravir. Mark Evans est le leader de la petite équipe de foot de son collège. Son ambition est de faire renaitre la légende des Inazuma Eleven : une équipe imbattable dont chaque membre avait une technique très spéciale. Mais il faut bien le reconnaitre, pour l’instant ils en sont loin…
Mais quand on veut, vraiment très fort, on peut, non ?
Adaptation en manga de l’univers déjà présent en dessin animé et en jeu vidéo, Inazuma Eleven est léger et rigolo, et plaira sans aucun doute aux fans du genre.
Et si Jésus et Bouddha étaient potes ? Et s’ils décidaient de partir en vacances ensemble, de nos jours, à Tokyo ? C’est sur cette idée complètement farfelue que se base ce manga hilarant.
Par petits sketchs, on découvre ainsi leur regard sur le monde, et une transposition de ce que serait leur quotidien à notre époque. Jésus tient un blog et quand il se promène, les filles le prennent pour Johnny Depp, Bouddha gère le budget d’une main de maître, se met à briller quand il est fâché, et attire vite l’attention avec sa permanente un peu louche et ses gros lobes.
Bref, c’est crétin juste ce qu’il faut, sans jamais être irrespectueux avec l’une ou l’autre des deux religions, et c’est aussi rigolo que rafraichissant. Au contraire d’un irrespect, c’est toute une réflexion très moderne sur notre rapport à la religion.
Kurokawa a vraiment fait un très bon travail d’adaptation, et le manga est accessible à tous, même ceux qui n’y connaissent rien en bouddhisme par exemple. Ce manga fourmille de situations cocasses et de petits jeux de mots savoureux.
Bref, une vraie réussite, avec un thème aussi originale que provocateur, qui fait rire et réfléchir en même temps. Parfait non ?
Lectrice amatrice de manga, je dois te faire une confession : je me suis arrêtée au troisième chapitre du premier tome de Fullmetal Alchemist tellement ça m’a gavé (comme je n’ai jamais lu ni XIII ni Largo Winch -mais j’ai vu le film, yeepee- ce qui me donne tout autant l’impression d’être une arnaqueuse, vu que je te conseille pleins de trucs mais que je ne maitrise pas du tout mes classiques). C’est pour ça qu’en commençant Hero Tales, j’avais peur de tout autant m’ennuyer, et de passer encore une fois à côté d’un truc que tout le monde trouve génial (soit dit en passant, je trouve ça super frustrant de ne pas réussir à rentrer dans quelque chose dont on te fait l’éloge, ça donne l’impression d’être bête. Pour finir mes confessions, je n’ai jamais réussi à lire Persepolis non plus. Ç’ayait tu peux me jeter des petits cailloux tranchants et ne plus jamais écouter mon avis). Bref, madmoizelle, sache-le, en commençant Hero Tales, je tremblais (bon ok très intérieurement, mais tout de même).
Non mais je sais, tu te demandes le rapport, en fait Hero Tales est de la même mangaka que Fullmetal Alchemist (mais à priori c’est là une adaptation et pas une création).
Et bien tous ces lourds secrets dévoilés (mais je me sens mieux maintenant que tu sais que je suis une vile arnaqueuse), pour dire qu’en fait Hero Tales, c’est vachement bien !
Sincèrement, il y a bien longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon premier tome de shônen (même meilleur que la bonne surprise Arata).
L’histoire se déroule dans un monde médiéval. Taitô est un jeune homme très fort à la bagarre, qui lutte chaque jour pour repousser les soldats de l’Empire. En effet l’Empereur est, d’après Taitô et ses amis (parce que nous on ne l’a pas encore rencontré) un incapable qui mène le pays à sa perte, et dont les troupes sèment désolation et pauvreté partout où ils passent. Taitô est donc quelqu’un de gentil, mais aussi d’un peu crétin et de très sûr de lui. Lors, de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, il reçoit de son maitre une épée de grande valeur. Mais elle est aussitôt volée par un homme surpuissant, qui lui parle avant de s’enfuir d’une vieille légende à laquelle le jeune homme serait lié, sans le savoir. C’est le début d’une grande aventure pour Taitô, qui part à la poursuite de l’homme, et de la vérité.
Le scénario en rappelle plus d’un autre, mais Hero Tales est particulièrement excellent, le dessin est bon, les personnages attachants, les dialogues sont pleins d’humour, et le manga entier sent bon la grande aventure. Bref, une bonne petite série qui séduira forcément toutes les fans du genre.
Hero Tales, Tome 1 sur Amazon
Yuu Watase, ce nom parlera sans doute aux amatrices de mangas. Lui ou Rien, Fushigi Yugi, Alice 19th, Contes d’Adolescence, Ayashi No Ceres…Autant de séries parues, chez différents éditeurs en France, et qui sont signées de la mangaka. Parfois complètement shojos (manga sentimental) parfois plutôt heroic fantasy, l’auteure semble en tout cas toujours connaitre le succès.
C’est chez Kurokawa que l’on peut aujourd’hui découvrir Arata, une série beaucoup moins girly que certains des titres que l’on connait chez nous, mais qui s’inscrit sans nul doute dans la série des très bons shonen !
Arata, ce sont deux garçons. L’un est un lycéen sans histoire, plutôt doux et gentil, qui vient de changer d’établissement après avoir subi beaucoup de brimades au collège, et en avoir énormément souffert. Alors qu’il pensait ce douloureux quotidien derrière lui, les brimades recommencent en quelques jours, et le jeune homme est de plus en plus malheureux. L’autre, vit dans un autre monde, où la princesse arrive à la fin de son règne. Ce que ce Arata là ne sait pas, c’est que c’est lui qui est censé la remplacer. En effet, les princesses de ce monde viennent toutes de sa famille, mais cela fait des années qu’aucune fille n’y est née. Au moment de sa naissance, sa grand-mère un peu paniquée l’avait donc inscrite comme une fille, en se disant que d’ici à ce que le règne de la princesse se termine, une autre fille naitrait bien. Mais ça n’a pas été le cas, et voici Arata contraint de se déguiser en fille et d’aller accomplir son destin…Mais voilà, rien ne va se passer comme prévu, et alors que la situation semblait déjà catastrophique, l’inimaginable se produit…Les deux Arata vont changer de monde !
Le Arata, lycéen tranquille, va ainsi se trouver au milieu d’une guerre magique dans un monde qu’il ne connait pas, et l’autre Arata va devoir s’habituer au quotidien d’un jeune de notre monde.
Le dessin de Yuu Watase est vraiment très bon, et elle sait, comme toujours, raconter de grandes histoires. Les amatrices du genre plongeront avec délice dans ce monde fantastique et sombre (car il s’agit surtout de l’histoire du lycéen Arata dans l’univers magique où il se retrouve). Parfois drôle et tendre, Arata est surtout une série d’aventure et d’actions, avec des combats magiques et des adversaires aux pouvoirs incroyables.
Classique, donc, mais ne boudons pas notre plaisir. Arata est une vraie bonne série manga d’heroic fantasy, pas de raisons de résister pour les amatrices du genre…
Et puis, les autres sorties de l’éditeur Kurokawa : Fullmetal Alchemist, Tome 24 , Soul eater, Tome 11
, Ippo, Tome 4
, Ken-Ichi, Tome 17
, Life, Tome 14
.
Vu que Kurokawa est un de mes éditeurs manga préféré, et que son planning sorties est assez soft (et qu’il est bon de voir un éditeur qui privilégie qualité à quantité, surtout en manga où pas mal d’éditeurs sortent tout et n’importe quoi, en espérant qu’une ou deux séries fonctionneront dans le lot. Kurokawa a une politique éditoriale bien plus sérieuse -ça peut paraitre fou mais je suis persuadée que certains éditeurs ne lisent même pas les titres qu’ils publient- que l’on peut entrevoir sur leur blog), je profite donc de leur mini vague de sorties mensuelles pour faire un petit point (je ne sais pas si je le ferais tous les mois, j’aime bien prendre des habitudes et ne pas les tenir) (c’est comme j’aime bien les parenthèses à rallonge vous aurez remarqué). Here we go !
Il y a d’abord le dernier tome de Sumomomo, Momomo. Cette série au titre qui réclame un certain entrainement pour être bien prononcée fait partie de mes petits plaisirs personnels. Un joli dessin, un peu d’amour, de la baston, et beaucoup d’humour crétin. L’histoire de l’héritier d’un des principaux clans de martialistes du Japon, qui déteste tout ce qui concerne les arts martiaux et veut consacrer sa vie à la Justice. Oui mais voilà que ses origines le rattrapent quand débarque Momoko, fille de l’autre plus grand martialiste du Japon, destinée à devenir sa femme, et la mère de son enfant (le bébé le plus fort du monde, potentiellement). C’est donc parti pour un nouveau quotidien pour Kôshi (le jeune homme en question), qui jusque là se contentait avec délectation de son petit quotidien. Il va désormais devoir repousser constamment les assauts de son hystérique de fiancée, et va plus d’une fois se retrouver nez-à-nez avec des martialistes des clans rivaux qui veulent en découdre…Ce tome 12 est donc la fin de leurs aventures !
Et puis il y a aussi Prince Eleven, Tome 4 , qui rappellera aux accros du mangas des séries comme Parmi Eux, et pas mal d’autres shojos en même temps…L’histoire d’une ado carrément douée au foot qui retrouve son amour de jeunesse lors d’un match interlycée. Le jeune homme en question lui brise alors le cœur, et elle décide de se venger. La voilà qui intègre une école de garçon, et l’équipe de foot qui va avec, avec pour ambition de battre à plate couture celui qui l’a blessé (c’est un shojo hein, faut pas s’attendre à un scénario incroyable ^^). Un dessin pa mal du tout et un triangle amoureux qui ravira les afficionados du genre !
Chez Kurokawa cette semaine il y a aussi : Ippo, Tome 3 saison 2 (une excellente série sur la boxe), Brave Story, Tome 17
, Saint Seiya – The Lost Canvas, Tome 13
et Le prince des ténèbres, Tome 7
.
Cette nouvelle série aux éditions Kurokawa est en fait l’adaptation manga d’un jeu vidéo. L’histoire d’un avocat talentueux, mais qui ne paye pas de mine et de son assistante. Que ce soit au tribunal, ou sur le terrain, le duo va devoir résoudre plus d’une affaire, parfois classique, mais parfois également teintée de paranormal…
J’ai un peu pensé à la série Neuro en lisant Phoenix Wright, même si ici un côté plus sérieux et légal vient se greffer aux enquêtes. Il n’en reste pas moins que Phoenix Wright est une série drôle et efficace. Un graphisme réussi et dynamique, des personnages hauts en couleurs, ce titre séduira sans aucun doute les fans de manga de style ‘policier’, teinté d’un peu d’étrange (dans le genre de Neuro, donc).
Phoenix wright : ace attorney, Tome 1 sur Amazon
J’en profite à l’occasion pour faire un petit point sur les autres sorties manga de cet éditeur, pour ce mois de juillet :
- Soul eater, Tome 10, excellent shonen dont j’avais déjà eu l’occasion de te parler
- Life, Tome 13, l’histoire d’une jeune fille souffrant de maltraitance au lycée
- Ken-Ichi, Tome 16
- et bien sûr Yotsuba& T9, dont je t’ai déjà parlé

