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Sara

Jenny est déjà connue en France pour ses deux très bonnes séries, Pink Diary et Mathilde. Elle a réussi, avec Pink Diary, à faire du manga à la française, avec un résultat vraiment plaisant. Un beau dessin, es personnages attachants, et des thèmes propre à l’adolescence abordés sans tabou.

Avec Mathilde, elle s’est essayé avec tout autant de succès au format bd, tout en restant dans une histoire très shojo, drôle et pétillante.

La voici qui revient à ses premiers amours, format manga, avec une série de Magical Girl (le plus connu du genre : Sailor Moon). Si j’étais un peu sceptique (ne doutant pas du talent de Jenny, mais autant je suis accro aux shojos en tout genre, autant dès qu’il y a de la magie je décroche…), je suis au final vraiment conquise par cette histoire pétillante et rigolote.

Sara est une ado comme les autres, joyeuse et dynamique et qui ne ménage pas ses efforts pour que sa vie de famille conserve un tout petit peu de douceur. En effet, son père s’épuise au travail et n’est jamais là, et sa mère tient une petite librairie et vit plongée dans ses bouquins. Autant dire que le dernier repas à trois remonte à des lustres.

Pour garder un peu le contact avec sa mère, elle vient l’aider à la librairie après ses cours. C’est là-bas que sa vie va basculer (je n’en raconte pas trop sinon ça n’est pas rigolo), et que d’ado sans histoire, elle va devenir la seule à pouvoir rétablir l’équilibre de son monde. En effet, des dizaines de personnages de contes de fées se sont retrouvé parachuter dans notre univers, et si notre monde se retrouve alors en danger, c’est aussi toute la magie des contes de fées qui risque de disparaitre, puisqu’elle se retrouve dispersée dans le monde réel…

Sara, aidée d’une petite fée et de pouvoirs magiques, va devoir se retrousser les manches et faire preuve de courage et d’inventivité.

Le dessin  de Jenny est toujours aussi frais et pétillant. Et si l’histoire peut paraitre très jeunesse au premier coup d’oeil, c’est plutôt une histoire pour les petites filles devenues grandes mais qui continuent d’aimer les contes de fées. Drôle et rythmé, ce manga est une excellente surprise, et j’attends la suite impatiemment (les deux premiers tomes sont sortis en même temps.

Sara et les contes perdus tome 1 sur Amazon (tome 2 également disponible)

Shojos Kana : des suites !

Tout d’abord, petite news en retard, Cat Street c’est fini ! (et je suis en même temps triste et pleine de petits papillons dans les yeux). La série de Yoko Kamio, présentée ici, s’est donc achevée comme prévu en 8 volumes (les séries courtes, c’est bien, même si quand c’est aussi bon on aimerait que ça dure plus longtemps). Tout en finesse, sensible et juste, ce manga j’en ai lu chaque tome avec délectation. Cette mangaka (auteure d’Hana Yori Dango) a vraiment un talent fou pour raconter la subtilité des sentiments en prenant tout son temps. Indéniablement une de mes séries préférées !

Cat Street, Tome 8 sur Amazon

Ensuite, quelques autres séries qui font partie de mes coups de cœur niveau shojo sortent cette semaine (je l’ai déjà dit, je crois, que le catalogue Kana était assez irréprochable niveau shojo ? une sélection vraiment top, avec pleins de mangas qui me rendent toute chose). Sawako Tome 11 (chroniqué ici), Hotaru Tome 7 (coup de cœur Madmoizelle), Strobe edge Tome 4 (pour lequel j’ai littéralement craqué, comme on peut le lire ici, et ce nouveau tome ne déroge pas à la règle, c’est trop mignon), et enfin mon dernier shojo chéri en date Akuma to love song Tome 3. Bref, de quoi se mettre sous la dent pour toutes les amatrices du genre !

Princess Jellyfish t1

18 octobre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Je dois d’abord faire un aveu. Je suis gravement en manque de shojo.

Quand j’étais libraire j’en lisais une dizaine par semaine, aujourd’hui beaucoup beaucoup moins. C’est pourquoi, à chaque fois qu’un nouveau venu arrive entre mes mains, je le regarde sans savoir s’il sera un ami ou un ennemi. Comme quand on regarde la tête des autres élèves le jour de la rentrée dans une nouvelle école. Pleine d’espoir et d’appréhension en même temps. Genre ‘tu es l’élu, ne me trahis pas !’.

Bref, c’est donc ce que je ressentais en prenant Princess Jellyfish…et ouf, je n’ai pas été déçue.

Tsukimi est une fujoshi (traduction : ‘fille moisie’). Comprendre : pour le reste de la société, cette fille craint. Associable (voir même carrément flippée du contact avec tout être humain normal), Tsukimi vit dans une résidence où les seules colocataires acceptées sont d’autres fujoshi. Chacune d’elles a une passion dévorante (et qui craint, donc). Tsukimi, ce sont les méduses, Mayaya fait une fixette sur la série Les Trois Royaumes, Banba est passionnée de trains, Chieko collectionne les kimonos anciens, et Jiji…aime les vieux. Et puis il y a la chef des lieux, Mejiro-seinsei, une mystérieuse mangaka de boy’s love, qui vit recluse dans sa chambre…

Mais la vie de Tsukimi va être complètement bouleversée, justement à cause de sa passion. En prenant son courage à deux mains pour sauver une petite méduse en détresse, la voilà qui lie connaissance (sans le vouloir du tout) avec une fille aussi jolie et coquette que très collante…Mais qui, derrière ses stilettos et son gloss, cache bien d’autres surprises. Comment garder sa petite vie tranquille de fille moisie quand une princesse te colle quoi que tu fasses ? Surtout que ça n’est pas vraiment du goût de ses colocataires.

Déjanté et légèrement (on est dans un shojo, quand même, faut s’habituer) tiré par les cheveux, Princess Jellyfish n’en reste pas moins une très bonne série (qui cartonne au Japon). Drôle, kawaïï, et étonnamment poétique (c’est vraiment joli, une méduse, en fait), ce petit shojo est un vrai coup de cœur. Et puis la série est pré-publiée dans Kiss au Japon, qui pré-publiait Kimi Wa Pet (mon shojo chéri), ce qui est, en soit, un argument pour que je valide.

Princess Jellyfish, Tome 1 sur Amazon

Geek&Girly, le retour !

11 octobre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Geek&Girly est une bd pour laquelle j’ai eu un énorme coup de cœur. Un fabuleux cocktail qui rappelle le meilleur des comédies romantiques version lycée, que ce soit dans le cinéma américain ou dans les shojos. Jamais nunuche et pleins de peps, Geek&Girly (de son petit nom G&G) est drôle, très drôle et bourré de références à toute la culture dite ‘geek’, de Star Wars aux animes kawaïï.

Malheureusement les ventes n’ont pas suivi. On peut trouver beaucoup de raisons : un format à part, entre le manga et la bd, une couverture souple, de mauvais précédents (le shojo à la française n’a pas toujours été une réussite) et une mise en avant un peu timide de la part des libraires sans doute aussi…Pourtant, il suffit de voir la petite communauté de fan complètement sous le charme de cette série pour comprendre son potentiel (et j’en fais clairement partie). La série a donc été arrêté par son éditeur…pour le grand malheur de ceux qui avait goûté à G&G.

Mais dès l’annonce de cet arrêt, Rutile et Nephyla, les deux adorables auteures, que j’avais eu l’occasion d’interviewer à la sortie du tome 2, avaient promis que l’aventure ne s’arrêtait pas, faisant battre nos petits cœurs pleins d’espoir…

Et voilà ! (bon depuis 15 jours, oui je suis légèrement à la ramasse, mais pour ma défense j’ai voulu relire religieusement les deux premiers tomes avant, et puis je voulais savourer ce moment, bref, oui j’ai été une sale égoïste). Geek&Girly trouve une suite sur le grand internet, en attendant une nouvelle chance en format papier. Alors bien sûr, le rythme de parution en sera un peu perturbé (un chapitre par un chapitre -oui c’est frustrant, mais en même temps qu’est-ce que c’est bon) et les couleurs ne sont pas aussi travaillées, parce que Rutile et Nephyla ont pas mal de boulot à côté (dont je vous reparlerais en temps voulu). Mais c’est de la bonne bébé ! En quelques pages, mon cœur d’artichaut a refait des petits bonds, j’avais des papillons à paillettes dans les yeux, et à la dernière page j’avais envie de m’écrier ‘viiite la suite !’.

Bref, voilà, ça sera une excellente nouvelle pour celles d’entre vous qui ont déjà lu les deux premiers tomes, mais ça peut aussi être l’occasion de découvrir la série pour les autres (les deux premiers volumes sont toujours achetables, et un regain de vente pourra peut-être faire changer d’avis l’éditeur…). Rendez-vous donc sur le site dédié pour découvrir tout ça (avec des bonus en plus parce que c’est encore meilleur). Et pour accéder directement au chapitre, c’est ici.

Pour en savoir un peu plus, les chroniques des tomes précédents : tome 1 et tome 2.

Berry Dynamite

28 juillet 2011  |  Non classé  |  2 Comments

Mai Amane a 15 ans, elle vient à Tokyo pour réaliser son rêve : devenir une star du rock. Mais au final, ça n’est pas exactement ça. ‘Star Berry’, le duo qu’elle forme avec Kurumi, une espèce de nouille à l’enthousiasme insupportable, est plutôt du genre pop sucrée.
Elle qui se voyait déjà mettre le feu à la foule, la voici qui se retrouve à sourire niaisement dans des robes à froufrou sur de la musique débile.
Mais peut-elle vraiment renoncer ? Est-ce que ces sacrifices là lui permettront de réaliser ses rêves ?
Berry Dynamite, la nouvelle série de l’auteure de Lovely Complex et de Courage Nako! n’est pas un shojo si classique que ça (puisque l’histoire n’est pas basée sur une romance). C’est ici une plongée drôle et pleine de rebondissement dans les coulisses du show-business.
Le dessin est toujours au top (et la mangaka s’éclate niveau froufrous et détails kitch), les personnages attachants, et on a pas le temps de s’ennuyer une minute…
Un petit manga rafraichissant qui fait du bien et donne le sourire.

Berry Dynamite, Tome 1 sur Amazon

Strobe Edge

3 juillet 2011  |  Coups de coeur  |  1 Comment

Hiiiiii, l’accro du shojo en moi a été plus que gâtée il y a à peine quelques jours. Une après-midi entière dédiée à mon addiction.

Et je l’avoue : j’ai pleuré devant le tome 10 de Sawako (je pleure à chaque tome devant tant de mignonnerie, je me fais un tantinet auto-pitié), mon cœur a fait dix mille bonds en lisant le tome 7 de Cat Street (ce même cœur saigne à la simple pensée qu’il n’en reste plus qu’un), mais j’ai aussi eu le plaisir de découvrir une nouvelle série !

Je crois l’avoir déjà dit d’ailleurs, mais je suis admirative du catalogue shojo Kana. Pendant longtemps, j’ai trouvé que bouder le genre était leur gros défaut. Mais depuis qu’ils s’y sont mis, je vais de coup de cœur en coup de cœur. A chaque fois, des histoires de qualité (bon, d’accord, ça reste des histoires d’amour un peu nunuches, mais les scénarios tiennent toujours vraiment la route, les personnages sont hyper attachants et bref, j’y trouve exactement tout ce que j’attends d’un bon shojo), les dessins sont beaux…Bref, du tout bon !

Parlons donc de Strobe Edge, un shojo de Io Sakisaka (qui à priori n’a rien eu de publié en France avant).

C’est l’histoire de Ninako, une lycéenne comme les autres, qui ne s’est jamais plus intéressée que ça aux trucs ‘de filles’, à l’inverse de ses copines. Le vernis, les trucs girly, les mecs, tout ça ne lui fait ni chaud ni froid. Pourtant, les filles de sa classe ont décidé pour elle qu’elle était raide dingue de son meilleur ami, qui lui même n’a pas l’air désintéressé…Ninako ne ressent rien de spécial, mais après tout, elle n’a aucune idée de ce qu’est l’amour…Jusqu’à ce qu’un peu par hasard, elle se rapproche de Ren, garçon aussi beau que glacial, d’après ce qu’on lui en a rapporté. A sa grande surprise, il n’est pas aussi cruel qu’on le lui a laissé penser, et surtout, elle n’est pas aussi insensible à son charme qu’elle ne le croyait jusque là…

Si tu as déjà lu plus de 3 shojos, tu te diras sans doute que tout ça n’a rien d’original. SAUF QUE, perso, c’est comme pour les comédies romantiques américaines. Je ne veux pas de l’incroyablement original, je veux du choupi, du drôle, de l’émouvant. Et j’ai eu mon compte avec Strobe Edge, qui m’a fait terminer ces deux premiers tomes le sourire aux lèvres (et avec l’envie de hurler très fort ‘Aaaaah qu’est ce qui va se passer ??? Aaaaah !!!’, aussi).

Bref, un joli coup de cœur que je ne saurais que te recommander, si tu es du genre fleur bleue ascendant guimauve (mais pas complètement niaise non plus, bien entendu).

Strobe edge, Tome 1 sur Amazon

Divine Nanami tome 1

11 juin 2011  |  Non classé  |  No Comments

Ouais ! Un nouveau shojo !

Bon, ça ne sera pas le titre du siècle, mais c’est rigolo, et y’a des yokais, donc c’est cool :)

Nanami est une ado comme les autres, mais qui se retrouve à la rue et sans le sou quand son père accro au jeu et criblé de dettes fuit et la laisse gérer seule ses créanciers. C’est ainsi qu’elle fait la rencontre d’un homme farfelu et étrange, qui finit par lui offrir sa demeure et ses domestiques, en lui disant qu’elle n’a plus qu’à s’y rendre pour prendre possession de sa nouvelle maison…

Mais quand elle y arrive, ce n’est pas une riche demeure, mais un temple tout pourri qu’elle a sous les yeux. Et pire, les yokais qui habitent les lieux lui expliquent la situation. L’homme qui lui a fait ce cadeau étant le dieu des lieux, ayant déserté depuis de nombreuses années, elle en est par conséquent la nouvelle déesse.

Devenir déesse d’un temple quand on est une banale lycéenne ? Pas évident, surtout quand le job consiste à 1) faire le ménage, 2) user de pouvoirs magiques que l’on n’a jamais eu, 3) se coltiner le caractériel Tomoé, yokai qui a toujours été au service de l’ancien propriétaire des lieux (et accessoirement très beau jeune homme-renard).

Mais Nanami a du caractère à revendre, et va vite découvrir deux choses. D’abord, ce temple n’est pas si pourri, et en plus, Tomoé n’est pas aussi méchant qu’il le laisse paraitre…

Voilà, Divine Nanami c’est rigolo et chou, sans doute pas le manga de l’année mais un petit shojo qui se lit avec plaisir, ce qui perso, me suffit amplement.

Divine Nanami, Tome 1 sur Amazon

Des suites ! (spécial manga)

20 mars 2011  |  Coups de coeur  |  1 Comment

Et voici donc de nouvelles suites de mangas déjà chroniqués par ici, mais que je ne peux que continuer à te conseiller très fort (le lien sur le titre, c’est la chronique, le lien sur le nouveau tome, c’est vers Amazon).

D’abord Cat Street, dont le tome 5 vient de sortir, et qui est clairement en passe de devenir mon shojo préféré. Par la mangaka à l’origine d’Hana Yori Dango, qui occupe une place particulière dans mon cœur, Cat Street est vraiment trop mignon. Il traite avec finesse d’un sujet tabou au Japon (et ailleurs), ces jeunes qui finissent par vivre reclus chez eux. C’est une jolie leçon d’amitié et de courage, avec juste ce qu’il faut de romance pour que je finisse chaque tomes avec des papillons pailletés devant les yeux. Mon âme de midinette est comblée.

Il y a aussi Sawako, dont le neuvième tome est paru. Et qui va sûrement devenir mon deuxième manga préféré. Marrant comme ces deux titres parlent de sujets sombres avec humour et finesse. Ici, une fille très timide a toujours été rejetée parce qu’elle faisait peur à ses camarades, qui lui trouvait plus d’une ressemblance avec Sadako, la chevelue de The Ring. Et puis un jour, un garçon lui tend la main, et elle va petit à petit s’ouvrir au monde…Très beau et tendre.

C’est aussi le tome 3 de Hotaru, dont tu avais entendu parler sur Madmoizelle. L’histoire d’une fille qui a toujours préféré la glande à l’art de la séduction, et qui se retrouve en couple avec l’homme idéal. Et là voilà qui galère sévèrement pour paraitre séduisante (oui parce que bon, la vérité ne sera jamais vraiment reluisante). Ce troisième tome marque l’arrivée d’une rivale, qui a tout pour elle…

Et puis enfin Nanja Monja, le deuxième tome. Un de mes petits coups de cœur. Une histoire qui mêle les genres, pleine de bonne humeur et d’humour. Ou comment le quotidien d’un ado qui vient de perdre son grand-père, la seule famille qui lui erstait, se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une fille pas comme les autres…De l’aventure, de l’amitié, de l’humour, et tout un monde rigolo et magique. Un vrai petit plaisir.

Des suites !

Et voici donc quelques suites de séries biens (toujours aussi biens) !

D’abord de la très jolie bd poétique, avec Petit Pierrot tome 2. De grandes et magnifiques illustrations, une très jolie manière de dépeindre l’enfance, un petit univers qui fait du bien. Je t’en parlais déjà à l’occasion de la sortie du tome 1 par ici, par là tu peux en prendre pleins les mirettes, et Petit Pierrot sur Amazon.

Ensuite, le tome 2 d’Aspic, qui conclue l’enquête initiée dans le premier opus. Toujours un dessin très bon et original, et une histoire pleine de peps mais aussi bourrés de clin d’œil à la littérature (notamment à un certain Sherlock Holmes). Pour la chronique c’est par là, et pour le trouver sur Amazon c’est .

Côté comics, le délicieusement débile Tony Chu remet ça. Dans une Amérique où le poulet est devenu interdit à cause de la grippe aviaire, le détective cibopathe part à la recherche d’un fruit mystérieux. Des vampires, des espions, des cuistots, des flics bioniques et des bastons crétines. Un petit bonheur. Je t’en parlais pour le premier volume, et il est dispo sur Amazon.

Et enfin, rayon manga, le deuxième tome de Fight Girl sort cette semaine. De l’amour, de l’action, de l’humour débile, une héroïne aussi naïve que balèze, une vraie petite sucrerie. La chronique c’est par là, et le lien amazon par .

2010, le très très meilleur (qui peut servir de mine d’idées cadeaux de dernière minute)

Bon, je n’ai pas complètement fini mes chroniques de l’année, mais j’ai envie, aujourd’hui, de dresser un petit bilan très personnel de ce qui a été, selon moi, le meilleur de la bande dessinée, du manga, et du comics (même si pour cette dernière catégorie, j’en ai moins lu) sur tout 2010. Je me dis que ça peut aussi te servir, jeune madmoizelle, à piocher pour trouver quelques idées cadeaux, à J-4. Histoire de briller de mille feux sous le sapin, lors du déballage de cadeau. (les liens sur les titres renvoient vers les chroniques, histoire de te faire une idée).


D’abord. Rappelons la meilleure bd de 2009, et d’ailleurs la meilleure bd du monde à mes yeux. Sublime, émouvante, sexy et délicieuse. Mauvais Garçons, de Dabitch et Flao. Comment te dire. Le dessin de Flao, la plume de Dabitch, des mauvais garçons et du flamenco. Un genre d’équation parfaite.

Cette année, l’histoire la plus touchante, la bd qui m’a collé un sourire en béton armé pour plusieurs heures, c’est Lydie. Une histoire d’amour entre une mère et sa fille décédée, entre cette maman que le sort abime, et tous les habitants de sa rue, qui se plient en quatre pour la voir sourire…

La bd la plus poétique, troublante et étrange, c’est Cœur de Papier. Une histoire sur l’enfance, l’amitié, la maladie, mais bien plus encore…Pleine d’onirisme, de rêveries, de cruauté et de beauté.

La plus adorable bd romantique, c’est Comme ton Ombre, avec au scénario l’auteure de la Rose Écarlate. Un premier tome tout frais et mignon, qui se dévore comme une sucrerie.

La meilleure série fantastique, c’est Zombillénium, d’Arthur de Pins. Drôle et à mille lieue des titres habituels du genre, l’auteur y distille son dessin génial et son talent pour les dialogues qui font mouche. Les monstres c’est plus ce que c’était, et plus d’une Madmoizelle a adoré…Juste derrière quand même, je voudrais reparler de Chambres Noires, une histoire de fantômes et d’escrocs, drôle et barrée, avec un dessin très très beau.

La meilleure série comics, c’est Fables, qui est juste absolument géniale. Le monde des Fables, dans les Etats-Unis d’aujourd’hui. Plusieurs d’entre vous ont déjà succombé…Toujours en comics, une jolie surprise qui s’appelle Scalped, un premier tome violent et prenant, dans la moiteur d’une réserve indienne…

La meilleure série manga, c’est sans conteste Pluto, qui se retrouve d’ailleurs en sélection un peu partout dans les festivals. Une histoire mi-polar mi-SF, un hommage au père du manga comme on le connait aujourd’hui, Tezuka, et tout le talent d’Urasawa, peut-être le meilleur mangaka, et assurément un scénariste de génie. Je n’oublie toutefois pas mon péché mignon, le shojo, avec Cat Street, la nouvelle adorable série de l’auteure d’Hana Yori Dango

Et puis il y a les meilleures suites, parce qu’il y en a deux ex aequo. Freaks’ Squeele, la série aussi géniale que barrée sur des wannabe super héros un rien loser, et Geek and Girly, mon coup de cœur à moi. Malheureusement l’éditeur arrête la publication, mais les deux adorables auteures ont promis de continuer la série sur un autre support !

La palme du plus beau dessin compte également des ex aequo, avec le merveilleux Yaxin the Faun, et le fabuleux Dernier des Mohicans. Je pèse mes mots hein, avec ces deux bd je me suis pris une claque à chaque case.

Ensuite on fait encore plus fort avec un double ex aequo, parce que je serais incapable de les départager. Je décerne le prix (très subjectif, je suis toute seule comme jury, héhé) de la bd la plus drôle, et de la bd la plus stylée à Manabé Shima, le carnet de voyage le plus classe, le plus hilarant, le plus génial du monde, par le tout aussi génial Florent Chavouet, et à Monkey Bizness, qui, derrière un titre digne d’un son de rap US, une couverture chatoyante, et un éditeur qui déboite (sans compter des auteurs au CV plutôt classe : ce sont les mecs des Lascars) cachent une merveille d’humour crétin, de violence gratuite, et de répliques cultes, ça a été ma plus grosse meilleure surprise de l’année. Je m’attendais à un truc pas mal, j’en suis ressorti K.O.

Enfin, la Madmoizelle de l’année, c’est clairement Milady de Winter, aussi sexy qu’effrontée, battante et séductrice. On adore la détester, et puis elle en a tellement bavé qu’on s’attache quand même à elle. C’est une peste, oui, mais une adorable peste…Juste derrière tout de même, la douce Elinor Jones. Tout le contraire de Milady par le caractère, mais pleine de rêve et de créativité. Une héroïne romantique et en même temps très moderne (l’histoire se passe à l’époque victorienne).

Et puis bien sûr, pour d’autres bd, il y a les chroniques bd de Pénélope !

Voilà voila. Une année riche en découverte, en nouveaux talents, en amûûûr, en humour crétin et en dessins qui te mettent une claque. Une année délicieuse en somme, que j’ai aimé partagé avec vous toutes, Mesdemoizelles (instant émotion). Et avec 2011 c’est reparti pour un tour !