Le Mec du Milieu

4 novembre 2010  |  Nouveautés de la semaine  |  No Comments

Ouvrir la bd Le Mec du Milieu sera, pour certaines d’entre vous, à n’en pas douter, comme replonger dans ses plus douloureux souvenirs de râteaux et autres joyeusetés de la période collège-lycée.

Sophie n’avait pas envie d’être une fille, gamine, mais un jour, quand les garçons n’ont plus voulu se battre avec elle parce qu’on ne tape pas les filles, elle a bien du accepter son état. Dès lors, elle a commencé son apprentissage amoureux, option râteau.

Après un primaire formateur, qui lui a appris que la honte ne tue pas, elle est passée au collège. Et là, elle a vécu ce qu’on a toutes vécu (sauf les vraiment très très belles, peut-être). Les copines plus jolies, qui se font toujours draguées alors qu’on est à côté, la vipère qui sort systématiquement avec le mec qu’on convoite, et la fixette annuelle sur un garçon (comprendre que chaque année, son cœur d’artichaut s’entichait, pour d’obscures raisons, d’un seul garçon, à qui, en général, elle n’avait jamais adressé la parole. Elle passait dès lors le reste de l’année à espérer qu’il la remarque. Ceci sentira peut-être le vécu pour certaines ? Ou alors suis-je la seule ?).

Bref, le Mec du Milieu est l’occasion, pour l’auteure, d’un petit bilan plein d’humour et d’auto dérision sur son incroyable loose amoureuse (même sa mère devient hystérique quand elle lui annonce au téléphone qu’elle a rencontré quelqu’un, c’est dire). Un bon moyen de soi-même revenir sur ses années collège-lycée et tous ces épisodes douloureux de notre propre adolescence, et d’apprendre à en rire.

Le mec du milieu sur Amazon

L’Appel de la Forêt

4 novembre 2010  |  Nouveautés de la semaine  |  No Comments

L’Appel de la Forêt est le dernier titre paru dans la collection Ex-Libris, chez Delcourt. Cette collection est composée d’adaptations de textes classiques, de Molière à Jack London, donc. Cette œuvre est d’ailleurs la plus lue parmi la bibliographie de Jack London.

C’est l’histoire d’un chien, Buck, croisé terre-neuve et colley. Il mène une vie paisible auprès de son maitre, mais voilà qu’il est revendu par un employé en manque d’argent à un trafiquant. En effet, en pleine période de ruée vers l’or, les chiens résistants, à-même de tirer un traineau, sont très recherchés.

Buck va vivre plusieurs vies, au lieu de la tranquille existence d’animal de compagnie de ses débuts. Acheté pour un équipage, il s’illustre vite, apprenant très rapidement les rouages du métier de chien de traineau, et devenant même le meilleur de l’équipe. Mais après quelques voyages seulement, ses maitres doivent partir et laisser leurs chiens sur place. Et c’est ainsi que, de maitre en maitre, Buck connaitra tour à tour l’amour et les coups de bâtons, mais continuera, par son incroyable force de vivre, à survivre, justement, dans un milieu hostile (par grand froid), et dans des conditions de vie bien loin de ses premières années.

La collection Ex-Libris, c’est l’occasion de découvrir, ou de re-découvrir, des classiques de la littérature. Ici ce sont des adaptations littérales, le texte est complètement respecté (contrairement à certaines adaptations vraiment tronquées, ou alors à des adaptation plus libres comme celles de chez Noctambule).

On partage, le temps de quelques pages, la vie pleine de rebondissements d’un chien à la force de vivre sans limite. Et on se plonge dans une des œuvres majeures du grand auteur qu’est Jack London.

L’Appel de la forêt sur Amazon

Les Amours insolentes

Les Amours Insolentes n’est pas à proprement parlé une bande dessinée. Plutôt une suite de courtes nouvelles illustrées. Au scénario, Tonino Benacquista, romancier, mais également scénariste pour la bd et le cinéma (notamment Sur mes Lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté), et au dessin, Jacques de Loustal.

Ce sont en fait 17 histoires d’amour. Partant de l’idée que les couple qui surmontent les épreuves de la vie sont finalement plus romanesques que ceux qui se déchirent, ils ont décidé de parler d’eux. De ceux en apparence sans histoire, que le destin a un jour amené à se croiser, et qui ne se sont dès lors plus quitter (ou alors pour mieux se retrouver ensuite).

Le couple échangiste, Le petit voyou et la jeune aveugle, ceux qui se sont rencontré le 31 Décembre 1970, ou encore la Pas Belle et le témoin du marié.Tout en délicatesse, et finalement avec beaucoup de pudeur, les auteurs racontent ces amours-là, ceux dont on rêve finalement tous, parce que ces amoureux-là se trouvent vraiment, sans trop y croire, pourtant. Peut-être que le secret de l’amour, c’est d’être amis, ou de ne rien attendre de l’autre, ou de lui faire une confiance absolu.

Ou peut-être que le secret du Grand Amour se réinvente pour chaque couple. Parce qu’il n’y a rien de facile, ni d’évident, là-dedans, juste deux personnes et leurs sentiments.

Les amours insolentes sur Amazon

Encyclopedia Diabolica Tome 1

C’est dingue quand même, je me répète mais à chaque fois que j’ouvre une nouveauté de chez Ankama, je ne sais pas à quoi m’attendre, mais j’en ressort complètement fan.

Cette Encyclopédie des Yokaï français ne déroge pas à la règle…

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Yokaï me demanderez-vous ? Les accros aux mangas en ont forcément croisés, au moins un : le kappa (souvent utilisé dans des gags, sorte d’esprit-grenouille). Les yokaï sont, dans la mythologie japonaise, des esprits donc, qui interragissent avec les humains, et sont dotés de différents pouvoirs. Ce ne sont pas à proprement parlé des fantômes, et ils peuvent revêtir toutes les formes, de l’animal, donc, à l’objet usuel (genre une poêle à frire), en passant par des formes plus humanoïdes ou alors complètement délirantes (par exemple sur la couverture, tu peux voir un yokaï bigouden).

Leur origine vient de ses formes propices à l’imagination, que l’on distingue ou imagine dans la pénombre, et qui peuplaient donc la vie des japonais, quand l’électricité n’existait pas. Aujourd’hui, bien sûr, la technologie et la science ont relégué les yokaï au rend de simple croyance, mais ça n’empêche pas les japonais d’y être très attachés. Ils peuvent être parfois bons, parfois méchants, mais sont en général très farceurs. Forcément, la plupart d’entre eux sont liés à la nature, et sont aujourd’hui souvent utilisés dans les mangas, par exemple pour un message en même temps poétique et écolo (ce sont souvent des esprit de la forêt, ou d’une rivière, d’un arbre…).

Christophe Kourita est franco-japonais, et partage d’ailleurs sa vie entre ces deux pays. Au Japon il publie plusieurs séries de mangas. Cette Encyclopedia Diabolica est d’abord parue au Japon.

Elle est née d’une question d’un de ses collègues mangaka : y’a-t-il des yokaï en France ? Tu connais la réponse, non. Mais est-ce que les mythes populaires chez nous, sur les fées, les farfadets, et autres, ne se rapprochent pas un peu des yokaï ?

L’auteur s’est donc amusé a inventé des yokaï français, qu’il recense dans son encyclopédie, présentée en petites nouvelles. Chaque nouvelle s’attache à un lieu (Mont Saint Michel…) ou une région, et raconte l’histoire d’un homme qui va faire la rencontre d’un yokaï. Il mixe ainsi avec brio culture française et japonaise, avec fraicheur et humour.

Son dessin, et sa narration, sont aussi à mi-chemin entre ces deux cultures, offrant au lecteur une bd en même temps différente de tout ce qu’il a pu lire, mais qui ne manquera pas de lui rappeler pleins de choses.

L’Encyclopedia Diabolica se lit avec plaisir, et séduira sans aucun doute les amatrices de contes et légendes.

Encyclopedia Diabolica sur Amazon

Milady de Winter Tome 1

Milady de Winter, que Madmoizelle te propose de gagner, est une nouvelle très jolie surprise de l’éditeur Ankama…

Le petit rôle

Les personnages secondaires. Ce sont souvent, contre toute attente, ceux auxquels on s’attache le plus. Et c’est sans doute pour ça qu’Agnès Maupré a eu envie de raconter les Trois Mousquetaires de manière différente, sous un angle nouveau. Ici, Athos, Porthos, Aramis et D’Artagnan ne font que passer, car il est surtout question d’une femme.

Milady de Winter, on sait d’elle qu’elle est espionne pour le compte de l’affreux Cardinal de Richelieu. Mais qui est-elle, au fond ? Quelle est son histoire ? Brodant entre les lignes du roman d’Alexandre Dumas, Agnès Maupré raconte l’histoire de celle qui n’avait le droit jusque là qu’à un petit rôle.

Amour, sexe, intrigues et secrets, Milady n’a pas un destin comme les autres. Et elle ne pourra compter que sur son intelligence et son incroyable beauté pour se faire une place dans le grand monde, à une époque où les femmes n’ont pas à être autre chose qu’un joli sujet de distraction pour hommes riches.

‘Prenez du plaisir et de la joie, si vous êtes trop maligne pour être heureuse’

Milady de Winter a effectivement tout pour être une héroïne. Un destin plein de rebondissements, du culot à revendre, et un caractère bien trempé. Tous les hommes qui croisent son chemin tombent sous le charme, et elle sait très bien en jouer.

Tantôt drôle, tantôt tragique, mais toujours servi par le délicieux dessin d’Agnès Maupré, cette bd est un vrai régal. On y croise bien sûr les éléments qui relie Milady aux mousquetaires et au roman de Dumas, mais l’auteure a su imaginé sa vie, son histoire, pour en faire un personnage dense, qu’on déteste et qui nous touche en même temps. Elle ne pense qu’à elle-même mais n’a sans doute pas vraiment le choix si elle veut s’en sortir, dans un monde gouverné par les hommes.

Le blog d’Agnès Maupré

Milady de Winter sur Amazon

L’Apprentie Geisha

C’est l’histoire d’O-Tsuru. On l’appelle comme ça pour sa manie, héritée de son enfance à la campagne, de se tenir sur un pied pour réchauffer l’autre quand il fait froid (Tsuru = grue).

O-Tsuru est une shikomikka, c’est à dire une apprentie geisha.

Vendue par ses parents pour un sac de riz, elle vit depuis dans une okiya, maison où l’on trouve les geishas. Elle y fait son apprentissage tout en servant ses ainées, avec toute sa joie de vivre, sa maladresse et la gravité qui la suit malgré son jeune âge.

Un jour O-Tsuru deviendra une geisha, une très grande geisha, c’est d’ailleurs l’objet de la deuxième moitié de ce manga.

Mais que ce soit sous ses traits d’enfant, dans le rôle de la shikomikka, ou en geisha, le quotidien d’O-Tsuru nous raconte ce monde si particulier. Délicat et triste.

On a tous des fantasmes, et finalement peu de vraies connaissance sur cet univers, sur cette tradition japonaise. Ancrée dans l’histoire du Japon, l’Apprentie Geisha nous raconte tout cela avec pudeur et délicatesse, ne tombant jamais dans le graveleux ou le vulgaire.

On y découvre ainsi des femmes, dont le destin appartient à leur bienfaiteur, l’homme qui a payé leur cérémonie d’entrée dans le monde des geishas, et a ainsi obtenu le privilège d’être le seul avec qui leur protégée à le droit de passer la nuit.

Un monde feutré de secrets et de souffrance, pas aussi glamour que les belles silhouettes que l’on a toutes vues un jour nous le laisseraient penser. Des femmes condamnées à donner leur corps et oublier leur cœur pour nourrir leurs frères et sœurs, et espérer peut-être un jour, retrouver la liberté.

Un trait fin et raffiné, pour une histoire toute en délicatesse. Le quotidien de femmes, le monde des geishas, et un certain pan méconnu du Japon.

L’apprentie Geisha sur Amazon

Abe Sapien T1

A mon grand malheur, je n’ai encore jamais vu les films Hellboy. Je ne sais même pas si je rate quelque chose. Je sais juste que l’univers créé par Mike Mignola est une petite tuerie, et que j’ai dévoré avec un plaisir inattendu tous les tomes d’Hellboy, donc, mais aussi de B.P.R.D., dont un film se prépare actuellement, si mes souvenirs sont bons.

Hellboy, pour résumer dans les très grandes lignes, c’est un démon (d’où son nom) qui a fait le choix de faire le bien (d’où les cornes brisées sur le haut de son crâne), et qui bosse pour une section super secrète un peu à la Fringe, mais en plus old school, chargée d’élucider des histoires bizarres, et relevant souvent d’un poil de surnaturel.

Le trait absolument magnifique de Mignola (j’aimerais bien me faire encadrer chaque case qu’il a pu dessiner dans sa vie et en recouvrir mes murs) se marie à la perfection avec cet univers sombre, teinté de l’humour de l’auteur, qui est, vraiment vraiment vraiment, un mec très drôle (si on aime les freaks, c’est mieux quand même).

B.P.R.D. c’est justement cette section secrète pour qui Hellboy travaille. Et la série secondaire qui en porte le nom se concentre sur une époque où le grand démon rouge s’est barré vivre sa vie, laissant ses collègues se débrouiller avec des mecs pas très sympas. Et parmi les-dits collègues, il y a Abe. Abe est mi-homme mi-amphibien, et on découvre petit à petit son sombre passé dans la bd.

Toute cette explication pas claire du tout pour en arriver à la nouvelle série spin off d’Hellboy, entièrement consacrée à Abe, et qui porte donc son nom, Abe Sapien. Scénarisée par Mignola, et avec Jason Shawn Alexander au dessin (Mike Mignola ne pouvant pas décemment dessiner toutes les histoires que son cerveau génial invente, sinon il ne serait pas rendu. Donc il décharge souvent la partie dessin à des mecs bigrement talentueux).

A chaque fois une enquête, dans le domaine du surnaturel, avec un peu d’humour (mais moins que dans Hellboy pour le coup, ce premier tome d’Abe Sapien se révèle vraiment sombre), et pleins de méchants. Abe est en effet envoyé pour une mission de routine, c’est sa première enquête en solo. Mais ce qui devait être d’une facilité enfantine se révèle bien plus dangereux que ses supérieurs ne se l’étaient imaginé. Et Abe se retrouve seul, face à un ennemi aussi puissant que mystérieux…

Un excellent dessin, une ambiance sombre, et un personnage qu’on prend un grand plaisir à retrouver, quand on déjà lu Hellboy ou B.P.R.D., ou à découvrir, dans le cas contraire.

Abe Sapien, Tome 1 : La noyade sur Amazon

Les suites

Bon je ne peux pas le faire tout le temps, mais à l’occasion, quand je lis la suite de certains titres déjà chroniqués, j’essaierais de vous annoncer leur sortie.

Côté manga, et plus exactement côté shôjos, il y a les tomes 2 de Library wars et Courage Nako , mais également le tome 3 de Puzzle. Pour retrouver les chroniques des premiers tomes, voici les liens : Library Wars T1, Courage Nako ! T1, Puzzle T1 & 2.


Oui ces trois couvertures ne vont pas du tout ensemble, j’aime bien.

Côté bd, c’est la suite d’Ashrel, pour qui j’avais eu un gros coup de cœur, qui parait cette semaine. Pour lire la chronique du tome 1, c’est par ici. J’aime toujours autant cette bd, au très beau graphisme, avec une mise en couleur parfaite et une histoire originale. Dans ce second tome, l’histoire évolue, on en apprend un peu plus sur le passé des différents personnages, et on en découvre de nouveaux. Et la fuite des deux héros permet un grand voyage à travers l’univers créé par Valp. Une très bonne série, pour les amatrices d’Heroic Fantasy !

Monkey Bizness par Pozla et Eldiablo

Il y a d’abord ce titre digne d’un film de gangsters dégling’, et cette couverture qui pique les yeux. Puis, si on s’approche un peu, on peut y voir un sticker ‘La dernière création des auteurs de Lascar’, le logo de l’éditeur Ankama, mais aussi un second logo, label 619.

Le label 619, c’est le nom de la collection dirigée par Run, chez Ankama (Run c’est le génialissime auteur de Mutafukaz). Et si tu veux, voir apposé ce logo sur une bd, c’est un peu comme un label reconnu sur ton poulet ou ton chocolat préféré, mais en mieux. Ça veut dire que c’est du lourd, et que tu peux acheter les yeux fermé.

Bon, les titres publiés chez Label 619 séduiront surtout les filles qui aiment les graphismes délirants, le street art, les 50′s et le rockab’ autant que les 80′s-90′s et les ghetto blasters, la baston et l’humour crétin. Label 619 c’est un peu tout ça et bien plus encore, et en tout cas une parfaite sélection d’artistes méchamment talentueux.

Eldiablo et Pozla, donc (et n’oublions pas Miaw, qui a travaillé avec Pozla sur la mise en couleur, qui mériterait un article entier tellement c’est beau), qui ont déjà commis les Lascars, ont décidé de se faire plaisir ici avec une bd complètement barrée, qui mélangent les genres avec génie. Polar et science fiction s’entremêlent dans des scènes de tueries sous acide d’anthologie (ça promet non ?).

D’abord je ne résiste pas à te recopier le résumé officiel, parce que ça suffit à me faire déjà rigoler.

L’humanité a finalement réussi à s’auto détruire. Rapidement la nature a repris ses droits, et la gent animale a finalement récupéré son hégémonie sur la planète bleue. Le monde leur appartient désormais. Tout est bien qui finit bien ? Malheureusement, les nouveaux maitres de la terre sont bien aussi cons que leurs prédécesseurs, et ce n’est pas encore ce coup-ci que la paix règnera.

Au cœur de cet univers pétri de violence, de culture de meute et d’instincts pavloviens, Jack Mandrill le babouin et Hammerfist le gorille, figures notoires de la pègre locale, tentent de tirer leur épingle du jeu et de défendre leur place au sommet de la chaine alimentaire. Arnaque, bananes et cacahuètes, la faim justifie tous les moyens.

Puis la première page :

Vu que j’aime bien raconter les histoires, je te fais aussi mon petit  résumé. Jack Mandrill, babouin alcoolo de son état, et Hammerfist, gros gorille au langage châtié, vivent leur vie pépère. Leur quotidien : s’occuper des sales besognes pour les caïds du coin, se prendre des cuites monumentales à toute heure du jour et de la nuit, errer dans Los Animales, pour dézinguer du chien ou des crustacés, puis se rentrer dans leur caravane un peu miteuse pour dessaouler et récupérer, avant de repartir pour de nouvelles aventures. Monkey Bizness, ce sont donc quelques unes de leurs palpitantes aventures, mais aussi une plongée dans le quotidien de Los Animales, ses tripots, ses matchs de catch clandestins, ses clubs de strip, ses flics véreux, son éléphantesque maire, sa prison, et ses humains ramenés à la vie sauvage.

C’est drôle, c’est débile, ça envoie méchamment. Trash et hilarant en même temps.

Le dessin est excellent, l’univers créé par les deux compères est absolument génial, et la mise en couleur est vraiment classe. J’en ai pris pleins les yeux. Le genre de délicieuses surprises dont j’ai envie de parler au monde entier.

C’est ici chose faite, Monkey Bizness, c’est une vraie petite tuerie :) .

Monkey bizness sur Amazon

La fin de Sumomomo, Prince Eleven…et toutes les autres nouveautés Kurokawa

19 août 2010  |  Nouveautés de la semaine  |  No Comments

Vu que Kurokawa est un de mes éditeurs manga préféré, et que son planning sorties est assez soft (et qu’il est bon de voir un éditeur qui privilégie qualité à quantité, surtout en manga où pas mal d’éditeurs sortent tout et n’importe quoi, en espérant qu’une ou deux séries fonctionneront dans le lot. Kurokawa a une politique éditoriale bien plus sérieuse -ça peut paraitre fou mais je suis persuadée que certains éditeurs ne lisent même pas les titres qu’ils publient- que l’on peut entrevoir sur leur blog), je profite donc de leur mini vague de sorties mensuelles pour faire un petit point (je ne sais pas si je le ferais tous les mois, j’aime bien prendre des habitudes et ne pas les tenir) (c’est comme j’aime bien les parenthèses à rallonge vous aurez remarqué). Here we go !

Il y a d’abord le dernier tome de Sumomomo, Momomo. Cette série au titre qui réclame un certain entrainement pour être bien prononcée fait partie de mes petits plaisirs personnels. Un joli dessin, un peu d’amour, de la baston, et beaucoup d’humour crétin. L’histoire de l’héritier d’un des principaux clans de martialistes du Japon, qui déteste tout ce qui concerne les arts martiaux et veut consacrer sa vie à la Justice. Oui mais voilà que ses origines le rattrapent quand débarque Momoko, fille de l’autre plus grand martialiste du Japon, destinée à devenir sa femme, et la mère de son enfant (le bébé le plus fort du monde, potentiellement). C’est donc parti pour un nouveau quotidien pour Kôshi (le jeune homme en question), qui jusque là se contentait avec délectation de son petit quotidien. Il va désormais devoir repousser constamment les assauts de son hystérique de fiancée, et va plus d’une fois se retrouver nez-à-nez avec des martialistes des clans rivaux qui veulent en découdre…Ce tome 12 est donc la fin de leurs aventures !

Et puis il y a aussi Prince Eleven, Tome 4 , qui rappellera aux accros du mangas des séries comme Parmi Eux, et pas mal d’autres shojos en même temps…L’histoire d’une ado carrément douée au foot qui retrouve son amour de jeunesse lors d’un match interlycée. Le jeune homme en question lui brise alors le cœur, et elle décide de se venger. La voilà qui intègre une école de garçon, et l’équipe de foot qui va avec, avec pour ambition de battre à plate couture celui qui l’a blessé (c’est un shojo hein, faut pas s’attendre à un scénario incroyable ^^). Un dessin pa mal du tout et un triangle amoureux qui ravira les afficionados du genre !

Chez Kurokawa cette semaine il y a aussi : Ippo, Tome 3 saison 2 (une excellente série sur la boxe), Brave Story, Tome 17, Saint Seiya – The Lost Canvas, Tome 13 et Le prince des ténèbres, Tome 7.