1978, Sicile. Peppino Impastato, journaliste, est retrouvé en petit morceau sur une voie ferrée, entouré d’explosifs.
La police parle d’abord d’une tentative d’attentat qui aurait mal tourné, mais l’acharnement de sa famille permettra, vingt ans plus tard, de faire condamner la mafia pour son assassinat.
Cette bande dessinée, dont le scénariste et le dessinateur sont tous deux siciliens, revient sur la vie de cet homme qui s’éleva à sa manière contre la mafia, alors même que sa famille y était très liée. Un regard lucide, loin des versions romancées que l’on voit trop souvent, sur la mafia, sa puissance et sa cruauté.
Mafia Tabloids est glaçant et passionnant. Les films sur le sujet ont, entre autre, beaucoup contribué à nous donner une image glamour de la mafia, nous faisant oublier que ce sont surtout quelques hommes de pouvoir qui accumulent des accords qui n’ont d’autres intérêts que les leurs. On suit par exemple Peppino dans son aide aux paysans pour lutter contre le vol de leur terre, pour un projet d’aéroport, infrastructure qui n’est pas du tout adaptée au terrain en question. Mais qui rapporterait gros à ceux qui tirent les ficelles.
Peppino est sur tous les fronts, d’une petite radio satyrique où il éborgne les élus comme les mafieux notoires, au désespoir de sa famille qui sait bien qu’il signe ainsi son arrêt de mort, à l’organisation de manifestations contre les manigances du Maire et de quelques autres.
Le dessin apporte une touche supplémentaire, rendant parfaitement l’atmosphère de l’époque.
Une biographie réussie, qui nous raconte la mafia à travers la vie d’un sicilien de l’époque, mais aussi à travers les yeux de deux siciliens d’aujourd’hui.
Mafia Tabloïds : L’histoire vraie d’un journaliste face à la Cosa Nostra sur Amazon
Beaucoup se voudraient les héritiers de Calvin et Hobbes, mais peu y sont parvenus. Pico Bogue si. Dès le premier tome, avec sa sœur Ana Ana, Pico s’est imposé comme le nouveau gamin infernal, à la langue bien pendue. Du genre à te donner envie de ne jamais avoir d’enfant, mais en fait si quand même.
Pico Bogue est drôle, très drôle, et pose un regard d’enfant mais pas complètement sur le monde.
Bien sûr on pourrait lui reprocher de ne pas parler tout à fait comme les vrais gamins de son âge, mais les mots de Dominique Roques font mouche à chaque fois, et rajoute au petit côté désuet de l’univers de la bd.
Cette fois-ci, donc, Pico et Ana Ana profitent de leurs vacances d’été pour s’adonner à une lente torpeur, faite de glande dans la piscine gonflable, de balades en vélo et de discussions dans les arbres. Mais ces moments délicieux prennent un tournant dramatique quand leurs parents viennent leur annoncer que des amis les ont invité pour une semaine sur un voilier, et que les deux enfants vont donc devoir être gardés par quelqu’un.
Trahison, lâcheté et abandon. Les deux adorables sales gosses vont en faire baver à l’avance à leurs parents pour cette semaine où ces monstres les laissent orphelins. Désobéissances, petites piques assassines, grandes tirades tragiques, finalement ils trouvent dans tout ça une très bonne raison d’être encore plus inventifs dans leur vengeance. Et de notre côté à nous, forcément, c’est hilarant.
Drôle, donc, pétillant et avec un petit charme rétro des plus agréable, Pico Bogue est exactement le genre de petit plaisir qu’on savoure tomes après tomes, sans se lasser ni tourner en rond.
Judge, c’est la nouvelle série de l’auteur de Doubt, chroniqué il y a un petit temps de ça par ici.
Au premier coup d’œil, on peut déjà commencer à être pleine d’espoir, la couverture est aussi classe que pour la trilogie précédente.
Nouveaux personnages, nouveau huis-clos étouffant.
Hiro se réveille dans un lieu étrange. Avec un masque sur la tête. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Et il commence à se le demander très sérieusement quand il tombe nez-à-nez avec un cadavre. Et sept autres personnes bien vivantes, également affublées d’un masque.
S’ils sont là, c’est en fait pour être jugés. A la manière d’un jeu de télé-réalité, mais qui n’a rien d’amusant pour les participants, ils vont devoir mutuellement se condamner à mort, au fur et à mesure. Un jury les observe, et il n’y aura que quatre survivants…Pas beaucoup plus de temps pour la réflexion ou des explications, le compte à rebours est déjà lancé…
Un scénario de film d’horreur, un graphisme beau et glaçant, Judge est dans la parfaite lignée de son prédécesseur. Classique mais incroyablement efficace, ils nous plonge dans un univers glauque, où la violence semble gratuite…mais si ces neuf-là doivent être jugés…c’est sans doute qu’ils ont fait quelque chose de mal, non ?
S’il était possible de forcer les gens à lire un livre (même si ok, ça n’est pas très sympa sur le principe), pour ma part cela serait Yotsuba&. Pour la simple et bonne raison que cette délicieuse série manga est magique : elle rend les gens heureux.
Après les tomes 8 et 9, chroniqués par ici, voici donc venu le dixième tome (et ils sont aussi rares que précieux, donc je suis obligée d’en parler à chaque fois).
Yotsuba est une petite fille. Elle a des cheveux verts, une insatiable curiosité, et une imagination à toute épreuve. Son quotidien est fait de jolies découvertes et de petites joies, et c’est justement ce quotidien, raconté en petit sketch, que l’on découvre dans la série.
C’est un titre qui n’a aucune prétention, ne vous lance dans aucune grande histoire. C’est simplement le regard d’une enfant sur la vie de tous les jours. Un regard frais, qui s’émerveille d’un rien, et met de la magie dans une routine qui nous blase, adultes que nous somme.
On referme Yotsuba& avec la petite étincelle de joie qui nous manquait pour transformer notre train-train en une succession de petits moments délicieux. Quand je vous dit qu’il faut lire Yotsuba& ! (Par contre je décline toute responsabilité si vous vous mettez à glousser dans le bus et qu’on vous regarde bizarrement, voir si vous pleurez de rire devant l’élu de votre cœur, qui se demandera quelle drogue vous avez consommé, ça c’est l’effet Cartox, vous comprendrez).
Voici la nouvelle série du duo Ponzio/Marazano, dont je vous avais déjà parlé par ici à propos de Genetiks.
Ces deux noms réunis sur une couverture, c’est la promesse d’un titre hors norme, qui soulève à chaque fois mille questions sur nous-même, sur notre société, et égratigne au passage quelques tabous.
Après Le Complexe du Chimpanzé, qui se passait dans l’Espace, puis Genetiks, dans le milieu médical, voici donc le Protocole Pélican. Un nouveau titre toujours aussi dingue et captivant.
Un peu partout à travers le monde, des hommes et des femmes, de tout âge, sont enlevés. Quand ils revoient enfin la lumière, c’est celle, blafarde, d’une cellule.
Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils sont en fait les premiers sujets d’une étude aussi secrète que mystérieuse. Même les gardiens, enfermés eux aussi dans cette prison hors-norme, pour six mois, et qui n’auront rien le droit de divulguer de ce qui s’y passe ensuite, n’ont pas le droit de poser de questions. Ainsi, personne ne semble savoir qui sont ces prisonniers, ce qu’ils ont fait pour arriver là, et ce qu’on recherche à travers cet énigmatique protocole Pélican.
Observés, analysés, questionnés, le comportement qu’on leur inflige manque clairement d’humanité. Les questions s’accumulent, avec une au centre : pourquoi ?
Ces deux auteurs sont passés maitres dans l’art de la bd d’anticipation. Le style graphique de l’un, très proche de la photo retouchée, ajoute au côté malsain, et en même temps incroyablement cinématographique du scénario de l’autre. On est en même temps mal à l’aise et passionnés. On a l’impression d’observer des fourmis prises au piège dans la gelée d’un vivarium. Les personnages sont denses et incroyablement humains. Ce qu’ils vivent est violent et sordide, et chaque case, on ne peut que ce demander ce qui justifie un tel traitement…Pourtant, dans le même temps, on se retrouve fasciné, et l’on devient nous aussi observateurs, à rechercher les failles, les détails, qui expliqueraient tout ça…
C’est donc un premier tome sombre et prenant, qui met mal à l’aise mais fascine en même temps. Une nouvelle série dans la lignée de ce que nous ont déjà offert Ponzio et Marazano. A éviter si vous fuyez les ambiances glauques, mais du très très très bon, à nouveau.
Déjà évoqué par Pénélope dans sa sélection spéciale idées cadeaux de noël, je ne résiste pas à moi aussi te parler de cette bd.
Il s’agit en fait d’une première compilation du blog du même nom, qui répond de manière très scientifique, mais hilarante, à des questions qu’on se pose tous.
Ce premier opus est consacré au cinéma, et aux séries télé par la même occasion. Plus exactement à toutes les questions qui rentrent dans la catégorie ‘pourquoi c’est pas comme ça en vrai si ça a l’air si facile dans les films ?’.
De ‘Mais quelle partie du corps peut vraiment être touché par une balle sans que cela soit mortel ?’ jusqu’à ‘les animaux sont toujours sympas dans les films, mais dans la vraie vie est-ce également vrai ?’ (Jack avait déjà donné quelques éléments de réponses sur le sujet) en passant par une version réaliste des Experts Miami (qui clairement, n’aurait pas le même succès). Bref, de quoi pouvoir briller en soirée (ou jouer les blasées le soir devant la télé, en expliquant à l’élu de son cœur pourquoi ce navet qu’il regarde avec intérêt n’est pas DU TOUT réaliste).
C’est aussi passionnant qu’hilarant, le dessin est simple mais génial, et les personnages sont merveilleux (du Professeur Moustache, avatar de Marion Montaigne, et femme moustachue, à Horatio Cane, qui suit régulièrement le prof’ dans ses aventures).
Un petit indispensable pour la bibliothèque, drôle, intelligent, et qui devrait avoir un succès fou auprès d’à peu près tout le monde.
Tu mourras moins bête : Tome 1 : La science, c’est pas du cinéma ! sur Amazon
Cette bd annonce un concept étonnant et novateur. Tout au long de l’année écoulée sont ainsi sortis 6 tomes, qui sont chacun des one-shot (histoire complète en un tome), mais dont la lecture des uns enrichit celle des autres. C’est un thriller à six facettes, soit autant de personnages et d’histoires liées malgré elles.
Pour ce premier tome, on va suivre Camille. Cette jeune femme est la fille d’une grande scientifique, qui meurt dans un incendie alors même qu’elle l’avait appelé pour lui demander de venir rapidement, afin de lui parler de quelque chose.
L’héritage que va recevoir Camille n’est pas que financier. Elle reçoit aussi un dossier mystérieux, avec quelques documents, et une lettre adressée à un destinataire dont elle n’a jamais entendu parler…Elle décide d’aller livrer la lettre. Puis de suivre, pas à pas, les indices distillés par sa mère, qui la rapprochent toujours un peu plus de la vérité sur sa mort mais plus encore sur un secret aussi bien gardé qu’incroyable…
C’est donc un tome qui peut se lire seul, mais qui révélera tous ses secrets en lisant les cinq autres. Le travail sur la série est aussi atypique que le résultat. Pierre-Paul Renders, scénariste, a réuni toute une équipe à travers l’Europe grâce à la magie d’internet, et ils ont travaillés ensemble sur cette série dense et originale. Ils sont donc plusieurs dessinateurs, mais le style est fluide et l’on ne s’y perd pas. Le dessin, d’ailleurs, est très agréable, et ce premier tome d’Alter Ego est déjà un très bon thriller. Entre enjeux économiques et découvertes scientifiques flirtant avec le fantastique. Une enquête aux quatre coins du monde, vraiment agréable à lire…
Du temps, pas si lointain pourtant, où j’étais libraire, ce deuxième tome de Sasmira était un genre de légende urbaine. Il faut dire que cela fait 15 ans que le premier volume est sorti, et s’est imposé comme un immense classique de la bande dessinée. Un classique, dont la suite tardait tant à venir qu’on y croyait plus du tout…Et pourtant, voici le tome 2. Vicomte, l’auteur, s’est fait assisté pour celui-ci de Claude Pelet, mais cela ne gâche rien, et ravira sans aucun doute tous ceux qui patientaient sagement (tout comme ceux qui avaient cessé de l’attendre).
Pour celles qui ne connaissent pas l’histoire de Sasmira, un petit résumé tout d’abord.
Stan est un vrai coureur, mais Bertille en est malgré tout éperdument amoureuse. Un jour, le jeune homme fait une étrange rencontre. Une vieille femme s’adresse à lui, semble le connaitre, mais meurt dans ses bras. Cet instant le bouleverse et l’obsède, il sent qu’il doit aller plus loin…Avec pour seul indice une photo jaunie que détenait la dame, et avec l’aide de Bertille, il va découvrir où cette photo a été prise, et décide de se rendre sur place…Mais la jeune femme note quelque chose d’étrange sur la photo, et part rejoindre Stan…Ils ne se doutent pas une minute de l’aventure qui les attend.
L’histoire prend son temps, toute en subtilité et en mystère, le dessin est classique, mais impeccable. Si Sasmira ne m’a pas autant bouleversé que ce qui semble être le cas pour beaucoup de lecteurs, il n’en reste pas moins que c’est une excellente bd. Et l’attente a donc valu le coup, car le tome 2 est aussi bon que le précédent. Pas de facilités ou de lenteurs, l’histoire continue avec la même qualité, autant dans le scénario que dans le dessin.
Une très bonne série à découvrir si ça n’est pas déjà fait, une suite pour celles qui l’attendaient. Un soupçon de fantastique et une bande dessinée qui a durablement marqué les esprits…
Encore une petite splendeur de chez Métamorphose (à croire que les auteurs de la collection sont les vrais lutins du Père Noël, du genre à ne créer que des objets de désir à mettre sous le sapin)…
Aurore est une petite fille qui s’est réveillée sans plus se souvenir de rien. Vokko, un loup qui a une mission à lui confier, lui raconte qui elle est, d’où elle vient. Aurore est une petite fille issue d’une tribu très ancienne, qui aujourd’hui rencontre beaucoup de difficultés. La vie est difficile, et un nouveau drame vient de se produire. Un étrange ruisseau a traversé son village, la fillette et un de ses amis y ont touché…avant de se transformer en pierre.
Ses parents décident alors de remonter le cours d’eau pour sauver leur fille. De son côté, elle, a donc quelque chose à faire. Vokko a en effet été chargé par la Sage du village d’aider Aurore à écrire une chanson. Une chanson pleine d’espoir, qui redonnera le souffle qui manque à son peuple.
Mais qu’écrire quand on ne se souvient de rien ? quand on ne ressent aucune émotion ?
Alors Vokko va essayer de raconter, et de montrer à Aurore ce qui fait l’essence de sa tribu…et à elle de se débrouiller avec ça.
Aurore, donc, c’est le nouveau petit bijou d’Enrique Fernandez (que l’on a déjà pu découvrir sur d’autres titres, notamment une superbe adaptation du Magicien d’Oz, ou encore l’Ile sans Sourire). C’est un conte plein de poésie, d’humour et de jolies choses.
Le dessin est absolument sublime (on en a un aperçu dès la couverture), les couleurs tout autant…Chaque case est un vrai plaisir pour l’œil, on s’y perd avec délice. L’univers qu’il a créé ici est beau et touchant.
C’est une fable sur l’homme, sa nature profonde. Sur l’espoir. Mais aussi sur notre rapport à la nature, où l’on prend bien volontiers, en oubliant parfois, peut-être même souvent, de rendre, voir simplement de remercier. Aurore est une petite fille au caractère bien trempé, qui doit réapprendre à être fière, à aimer, et à partager.
Une très très jolie bande dessinée.
Comme l’année dernière, j’ai eu envie de dresser un petit bilan de mes plus gros coups de cœur, parmi les titres chroniqués ici. L’occasion de peut-être découvrir certains titres que vous auriez loupés, et pourquoi pas trouver quelques dernières idées cadeaux.
On commence avec mon coup de cœur manga. Comme je suis irrécupérable sur le sujet, il s’agit d’un shojo. Et c’est Akuma to love song qui a fait chavirer mon petit cœur, me permettant de sécher mes larmes à la fin du merveilleux Cat Street. Un shojo assez classique, qui se déroule dans un lycée, mais qui mêle d’humour et dessin impeccable, et nous propose une héroïne un peu différente de ce dont on a l’habitude…
Pour ce qui est du comics, c’est l’Étoffe des Légendes, chroniqué tout récemment, qui m’a mis la plus grosse claque. Un premier tome superbe, mélange de Toy Story, de Fables, et du Seigneur des Anneaux. De l’humour, du drame, des scènes de batailles mais aussi des personnages très développés. Une vraie belle surprise.
Pour ce qui est de la meilleure série de SF (science-fiction), c’est La Belle Mort qui a su me surprendre et me marquer pour un moment. Une petite bombe de plus publiée sous le Label 619 chez Ankama. Une ambiance étrange et un dessin superbe. Ou comment allié Apocalypse et poésie, bande de losers et survie.
Les contes font un retour en force ces temps-ci, la bande dessinée s’est elle aussi intéressée à cet univers, pour en sortir quelques petits bijoux. À découvrir absolument, trois titres : Cœur de Glace, sombre et enivrant, Beauté, aussi cruel que parfait, et Eco, qui est un superbe livre illustré, digne de ses inspirateurs, Andersen, Grimm, et les autres…
Et puis il y a la meilleure suite, c’est Zombillénium, qui réussit l’exploit de tenir sur la durée. Pas évident quand on sort ainsi des sentiers battus, et qu’on est attendu au tournant. Le talentueux Arthur de Pins prouve donc qu’il est doué dans tous les styles, et pas juste les jolies pin-up. Et lorsque je pense aux suites, impossible d’oublier la suite numérique de Geek & Girly. La série ayant été arrêtée par l’éditeur, les deux merveilleuses auteures ont tenu à continuer sur la toile. Le deuxième chapitre de ce troisième tome devrait d’ailleurs sortir pour Noël !
Pour ce qui est du plus beau dessin, c’est celui de Maya Mihindou, avec Sabine, qui m’a le plus bouleversé. L’occasion d’ailleurs de découvrir son travail, qui recèle mille splendeurs. Un style incroyable, beaucoup de personnalité, pour une très jolie histoire. Fable sur l’enfance, le passage à l’âge adulte, le voyage…
Les madmoiZelles de l’année sont au nombre de trois, rayon bd. Toutes différentes, mais toutes sublimes. Des filles de caractère. Il y a d’abord la Polina de Bastien Vivès, petite danseuse qui devient grande (également coup de cœur de Pénélope). Ensuite c’est Maxima de Curiosity Shop, jolie fille farouche embarquée dans une histoire qui la dépasse. Et puis enfin Dodola, la sublime héroïne du Habibi de Craig Thomson, qui traverse l’Histoire et les épreuves, pour peut-être, un jour, avoir droit au bonheur.
Mais mon plus gros coup de cœur, celui qui, dès les premières pages, m’a tellement bouleversée qu’il s’est hissé au rang de bd préférée du monde, c’est le magnifique Portugal de Cyril Pedrosa. Une bande dessinée incroyable, très longue par rapport à ce à quoi on est habitué, où l’auteur et son personnage se cherchent sans vraiment le vouloir. Un titre sur la famille, sur l’héritage, sur l’amour, sur soi-même. Une quête et une réflexion. Un moment en suspens pour rompre une routine trop facile. Et puis le Portugal, et cet effet incroyable et magique qu’il produit sur les gens.
Voilà donc un petit tour d’horizon des titres qui m’ont personnellement le plus marquée cette année. Il y en a d’autres encore, et bien sûr beaucoup que je n’ai pas encore découverts…Tous ces titres, en tout cas, je les recommande sans aucune retenue. En espérant que 2012 soit aussi riche en jolies choses…


