Le bel âge tome 1

5 février 2012  |  Coups de coeur  |  1 Comment

Ce sont les histoires de trois filles, qui ne se connaissent pas. Trois filles dont la vie ne se ressemble pas, au premier regard. L’une s’enlise dans sa thèse et y abime son histoire d’amour, l’autre se contente un peu trop de l’instant présent, jusqu’à ce que la réalité la rappelle durement, la dernière, enfin, hurle sa détresse la tête enfoncée dans son oreiller, au milieu d’une rupture difficile et d’un boulot inintéressant.

Hélène, Lila et Violette ont la vingtaine et sont, chacune à leur manière, un peu paumées dans cet instant de flottement entre l’adolescence et l’âge adulte. L’impression d’être seule au monde, de perdre pied, de ne plus savoir si ça a un sens.

On pense à Bastien Vivès, que ce soit dans la finesse du trait ou dans la manière de raconter ces instants sur le fil. Mais ça n’est pas du tout une copie pourtant (les deux auteurs ont d’ailleurs déjà travaillé ensemble). Plutôt un même talent pour saisir ces moments-là où, après des années à avoir voulu grandir vite vite vite, on se retrouve face à la vraie vie, on nous demande de ‘prendre nos responsabilités’. Et on a juste envie, finalement, de redevenir tout petit, et d’être insouciant.

Mais on sent dans le Bel âge et dans ses jolies héroïnes, derrière les doutes, les silences et les larmes, un vrai optimisme, un rayon de soleil après la pluie. Parce que devenir adulte, ça n’est peut-être pas si nul, finalement…

C’est un très joli premier tome que ce Bel âge, le dessin est beau, et l’histoire, même si elle passe sans prévenir d’une des filles à l’autre, se lit avec fluidité et plaisir. On se reconnaitra forcément dans l’une d’entre elles, et, même si elles ne savent pas ce qu’elles veulent, on ne peut pas leur en vouloir, on a tous vécu ça un jour. Elles pourraient être agaçantes mais Merwan sait les rendre touchantes, en les racontant avec pudeur et douceur. Et maintenant j’ai hâte de lire la suite, parce que j’ai envie de les voir sourire.

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Rising Stars

29 janvier 2012  |  Coups de coeur, Mes incontournables  |  No Comments

Attention tuerie !

Dans le comics, il y a ceux qui reprennent des super-héros déjà existants pour leur faire vivre de nouvelles aventures, et puis ceux qui tentent d’en créer un nouveau (peu de ceux-là restent dans les annales, le lecteur de comics ne va pas abandonner si facilement Spiderman ou Thor…). Et puis, il y a des grands malades, comme J. Michael Straczynski (également créateur de la série Babylon 5) qui, plutôt que d’en créer un…décident d’en créer 113. Bien sûr, ils ne sont pas tous aussi développés, n’empêche que ces cent treize-là n’existaient pas ailleurs que dans son esprit avant la première page de ce génialissime Rising Stars.

1969, une boule de feu traverse le ciel d’une petite ville américaine. On n’en saura pas beaucoup plus sur ce phénomène, mais ces conséquences ont toute leur importance. Car tous les enfants dans le ventre de leur mère à ce moment-là vont développer des pouvoirs. Parfois complètement inutiles, d’autre fois incroyables. Le gouvernement américain, face à tout ça, prend rapidement les choses en main, en essayant de ne pas provoquer de crise ou de panique. Tous les enfants en questions sont rassemblés, étudiés, et dans le même temps on leur apprend à découvrir et à développer leurs capacités.

C’est sur un évènement dramatique, bien des années plus tard, que tout commence. Un meurtre. Plus exactement le second meurtre, et en très peu de temps, d’un des ‘spéciaux’. Les deux victimes sont inconnus du public, et pour cause, leurs pouvoirs sont assez inutiles. Mais l’un d’eux était invulnérable (ce qui en soit parait cool, sauf qu’être invulnérable sans être puissant n’a pas grand intérêt), et l’on peut se demander comment le tueur a trouvé le moyen de lui régler son compte.

Et il n’y a qu’une seule explication. Le tueur connait ses victimes, leurs pouvoirs mais aussi leurs failles. C’est l’un d’eux, un des spéciaux, qui a décidé de faire le ménage parmi leurs rangs. Alors Poète, l’un des plus solitaires et des plus taciturnes de la bande, part à sa poursuite, sans vraiment savoir, pour l’instant, qui de ses cent dix camarades restant a bien pu péter les plombs…

Rising Stars est donc un projet à moitié fou. Celui de créer une histoire incroyablement dense, au sein d’un univers créé de toute pièce, avec un nombre impressionnant de personnages, qu’ils soient importants pour l’intrigue, ou bien seulement secondaire.

C’est comme un Cluedo à grande échelle, où le tueur, caché parmi ses victimes, frappe sans qu’on puisse savoir à l’avance où il le fera, et de manière chaque fois différente.

Et plus encore que le ‘Qui ?’ la question qui hante Poète, c’est ‘Pourquoi ?’. Il va le savoir bien assez tôt, et comprendre que cette vague de crimes va avoir des conséquences inimaginables, que ce soit pour ses congénères, ou pour le reste de l’humanité…

Rising Stars était déjà paru en France il y a une dizaine d’année (ce qui m’a surpris d’ailleurs, car la série n’a pas pris une ride), mais ne s’était jamais terminée, l’éditeur en question (Semic) ayant coulé. Delcourt reprend donc le flambeau et publiera, en trois tomes, l’histoire complète.

Et c’est une très bonne nouvelle car ce comics est vraiment excellent. Que ce soit son scénario hyper prenant, ses personnages géniaux, le dessin vraiment très bon, et même les couleurs, Rising Stars est une petite tuerie. Tantôt drôle ou dramatique, on s’en prend pleins les yeux. L’avalanches de spéciaux pourrait vite tourner indigeste mais il n’en est rien, J. Michael Straczynski réussit le pari fou de rendre ses 113 héros accessibles. Au moins une vingtaine d’entre eux ont une histoire, des pouvoirs et un caractère bien développés, et l’on plonge avec délectation dans cette enquète hors-norme.

A lire absolument si vous aimez les comics, impossible que vous en ressortiez déçu.

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La page blanche

29 janvier 2012  |  Coups de coeur  |  No Comments

Bon, Fab l’a déjà chroniqué sur Mad’, mais je ne résiste pas à la tentation de m’y coller aussi…

Ouvrir les yeux. Se demander un peu ce qu’on fait là. Prendre conscience que non seulement on n’en sait rien, mais qu’à propos de soi, on ne sait pas grand chose d’autre non plus. C’est ainsi que commence la Page Blanche. Une fille, sur un banc, qui ne sait plus qui elle est.

En essayant de ne pas s’affoler, elle va essayer, petit à petit, de récolter des petits bouts de sa vie jusqu’à aujourd’hui, pour essayer de se souvenir, ou au moins de comprendre qui elle pouvait être, avant. Cette fille qui est elle, et en même temps une totale étrangère.

Le scénario est de Boulet, le dessin de Pénélope Bagieu, autant dire un duo de choc. Boulet a imaginé cette histoire à partir d’une amnésie qui n’existe pas médicalement parlant. L’héroïne se souvient de tout, sauf d’elle-même. L’histoire essaie donc de répondre à cette question, tout en se demandant ce qui nous définit, nous raconte. Nos goûts, notre mode de vie, nos souvenirs ? Le tout servi par le dessin frais et pétillant de Pénélope Bagieu, qui donne toute sa personnalité à l’héroïne.

Le résultat donc, se lit avec plaisir, si bien qu’on en voudrait encore. C’est rigolo, léger, et en même temps on se s’interroge sur ce qui fait de nous ce que nous sommes vraiment.

Un joli one-shot, qui ravira sans conteste les fans des deux auteurs. (et pour ajouter mon petit avis au débat, moi j’ai bien aimé la fin).

La Page Blanche sur Amazon

Des suites

29 janvier 2012  |  Coups de coeur, Les suites  |  No Comments

Deux suites de séries coups de cœur sont parues tout récemment. Petite piqure de rappel donc, avec un lien vers leurs chroniques en cliquant sur le titre.

D’abord le deuxième tome de 3 Souhaits, une série bourrée d’action au pays des Mille et Une Nuits. Au programme, encore plus d’actions, des révélations et toujours ce superbe dessin qui en met plein la vue.

3 Souhaits, Tome 2 : La cité aux mille colonnes sur Amazon, avec quelqes pages en lecture

Et puis, l’une des grosses claques de la fin 2011 pour moi, Gyakushu. Cette série, qui sera en trois tomes, est en même temps sombre et lumineuse, violente et poétique. Un roman graphique où s’entremêlent des sentiments très fort et des scènes de bastons mémorables. Le tout dans un univers dense et passionnant. Où comment le Roi des Voleurs a qui on a tout pris, revient pour se venger. On nous prévient dès le début que ça ne finira pas bien, et effectivement, ce deuxième tome n’est pas riche en bonnes nouvelles non plus, n’empêche que c’est beau, prenant, et qu’on en ressort un peu abasourdie.

Gyakushu !, Tome 2 sur Amazon

Le Jeu Vidéo, de Bastien Vivès

J’ai pris Le Jeu vidéo entre mes mains avec le regard suspicieux de celle qui parfois n’arrive pas du tout à rentrer dans l’univers de Bastien Vivès, mais qui, d’autres fois, en ressort complètement bouleversée (comme avec Polina).

Ce titre est le premier d’une série de compilations de son blog, par thèmes, avec des inédits. Et ce premier tome est donc consacré aux jeux vidéos, à ses joueurs surtout.

Et il faut bien le dire, c’est un énorme coup de cœur (je ne lis pas, à tort sans doute, le blog de Bastien Vivès, cette lecture était donc pour moi totalement inédite).

Le dessin d’abord, est celui que l’on retrouve sur le blog. Très simple, à la manière d’esquisses, mais qui fait mouche à chaque case. Les filles sont belles en quelques traits (Bastien Vivès sait décidément dessiner les filles comme personne), et chaque personnage n’a besoin de rien de plus pour avoir de la personnalité. Et puis surtout c’est drôle, vraiment drôle. Enfin j’imagine qu’il faut aimer les jeux vidéo, mais je me suis surprise plus d’une fois à glousser sans pouvoir m’arrêter, tellement c’est exactement ça.

Bastien Vivès sait, en quelques bulles, raconter l’absurde, les contradictions des joueurs, sans jamais les tourner en ridicule. On y retrouvera forcément un peu de nous, de nos frangins, de nos amoureux, ou de toute personne de notre entourage capable de passer un weekend entier dans le noir à jouer à WOW ou Counter Strike.

Pour résumer, cette petite compil (format manga) est aussi bien qu’un paquet de Dragibus, à lire et à relire sans modération, en attendant les prochains titres (sont déjà prévus : la Famille, l’Amour, et la Blogosphère, ça promet).

Bastien Vivès tome 1 Le Jeu Vidéo sur Amazon

Minus

Attention d’abord, âmes sensibles s’abstenir. Minus est trash, glauque, et sans concessions.Pas vraiment étonnant de la part de Rica, qui avait déjà marqué les esprits avec E dans l’eau.

Minus est ce genre de mec, comme il y en a des tonnes, qui regarde le reste du monde avec mépris et condescendance. Mais, parce que c’est bien plus confortable, il fait semblant d’être un genre de branleur sympathique, sympa avec ses parents parce que c’est moins fatigant, sociable avec ses collègues, mais pas trop, parce qu’il n’a pas particulièrement envie que ces minables soient ses amis, et avec cet air suffisamment investi pour que personne ne se penche sur la qualité très douteuse de son sérieux au travail.

Au final, on se demande assez vite qui est vraiment le plus minable. Minus est seul, n’a ce job que parce que son père l’a pistonné, et a pour principal hobby de regarder des pornos cheap et glauques sur internet.

Tout ça, c’est jusqu’à ce jour où Minus reçoit, semble-t-il par erreur, une de ses poupées made in Japan, destinée à satisfaire tous les fantasmes. Et avec ‘Tsuki’, il va très vite perdre pied. Et oublier tous ses efforts pour ne jamais faire de vague. Forcément, quand on saute tout ce qui bouge, notamment la totalité de ses collègues de bureau, on peut repasser pour la discrétion. Le branleur sympathique devient une sorte de déchet obsédé par la chose, encore plus pathétique qu’il ne l’était jusque là secrètement. Minus a sans doute touché le fond…mais il y a peut-être de l’espoir, même pour les pires raclures…

Que ce soit au niveau du scénario, ou du dessin, Rica n’aime pas vraiment la guimauve. Le dessin, assez excellent (j’allais dire beau, mais concrètement, ses personnages ne répondent pas vraiment au qualificatif beau), proche du comics underground américain. Ses atmosphères, cette manière de raconter de manière crue et presque viscérale la descente aux enfers de son anti-héros, font mouche. C’est pleins de corps nus, couverts de sueur, qui s’entremêlent, d’insectes et de noirceur. Et pourtant, Minus est lumineux. Je l’ai même refermé en me disant que Minus était mignon, c’est dire si Rica sait faire ce qu’il veut de notre cerveau.

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The Grocery

2 janvier 2012  |  Coups de coeur, Mes incontournables  |  No Comments

Aaaaah…Guillaume Singelin, aka Blacky. C’est bien simple, je suis amoureuse de son trait depuis que j’ai croisé King David. Chacune de ses cases est une grosse claque, il a un talent dingue.

Autant dire, donc, que j’attendais the Grocery avec impatience, car tous les petits bouts aperçus çà et là mettaient clairement l’eau à la bouche. Et le résultat ? Du pur label 619. Beau, drôle, légèrement crétin et méchant.

Pour rappel, le label 619 chez Ankama, ce sont, entre autre, des petites bombes comme Mutafukaz ou Monkey Bizness, autant dire du très très lourd.

Elliott vient d’arriver dans un quartier légèrement malfamé de Baltimore, avec son père. Ce dernier y a acheté une épicerie. Le petit, plutôt timide, va très vite trouver ses marques et se faire des potes, dans son petit coin de rue. Et quelle bande de potes. Sixteen et les autres, dealers de dopes, pas du genre à traîner sur les bancs de l’école.

Par petites scénettes, on entre donc dans le quotidien du quartier et de la petite bande. On croise les habitants, les gentils comme les beaucoup moins… Car bien sûr dans The Grocery, comme dans toutes les bonnes histoires, il y a un très très très méchant. C’est aussi l’occasion pour les auteurs d’aborder sans parti pris les conditions de vie dans ces quartiers pauvres américains.

Encore une fois, le style graphique de Singelin fait mouche. Ses personnages sont ultra classes et tout l’univers qu’il a créé est à la fois cradingue et superbe. Le scénario, signé Aurélien Ducoudray, n’est pas en reste. Ça part dans tous les sens, c’est souvent très drôle et parfois trash (certaines scènes sont vraiment violentes).

En fait on retrouve un peu les mêmes ingrédients que dans le fabuleux Mutafukaz, et si le résultat est très différent, il est tout aussi excellent. Une bd qui va vite devenir culte chez les amateurs du genre. Un énorme coup de cœur.

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Mafia Tabloids

2 janvier 2012  |  Coups de coeur  |  No Comments

1978, Sicile. Peppino Impastato, journaliste, est retrouvé en petit morceau sur une voie ferrée, entouré d’explosifs.

La police parle d’abord d’une tentative d’attentat qui aurait mal tourné, mais l’acharnement de sa famille permettra, vingt ans plus tard, de faire condamner la mafia pour son assassinat.

Cette bande dessinée, dont le scénariste et le dessinateur sont tous deux siciliens, revient sur la vie de cet homme qui s’éleva à sa manière contre la mafia, alors même que sa famille y était très liée. Un regard lucide, loin des versions romancées que l’on voit trop souvent, sur la mafia, sa puissance et sa cruauté.

Mafia Tabloids est glaçant et passionnant. Les films sur le sujet ont, entre autre, beaucoup contribué à nous donner une image glamour de la mafia, nous faisant oublier que ce sont surtout quelques hommes de pouvoir qui accumulent des accords qui n’ont d’autres intérêts que les leurs. On suit par exemple Peppino dans son aide aux paysans pour lutter contre le vol de leur terre, pour un projet d’aéroport, infrastructure qui n’est pas du tout adaptée au terrain en question. Mais qui rapporterait gros à ceux qui tirent les ficelles.

Peppino est sur tous les fronts, d’une petite radio satyrique où il éborgne les élus comme les mafieux notoires, au désespoir de sa famille qui sait bien qu’il signe ainsi son arrêt de mort, à l’organisation de manifestations contre les manigances du Maire et de quelques autres.

Le dessin apporte une touche supplémentaire, rendant parfaitement l’atmosphère de l’époque.

Une biographie réussie, qui nous raconte la mafia à travers la vie d’un sicilien de l’époque, mais aussi à travers les yeux de deux siciliens d’aujourd’hui.

Mafia Tabloïds : L’histoire vraie d’un journaliste face à la Cosa Nostra sur Amazon

Pico Bogue tome 5 Légère contrariété

31 décembre 2011  |  Coups de coeur, Les suites  |  No Comments

Beaucoup se voudraient les héritiers de Calvin et Hobbes, mais peu y sont parvenus. Pico Bogue si. Dès le premier tome, avec sa sœur Ana Ana, Pico s’est imposé comme le nouveau gamin infernal, à la langue bien pendue. Du genre à te donner envie de ne jamais avoir d’enfant, mais en fait si quand même.

Pico Bogue est drôle, très drôle, et pose un regard d’enfant mais pas complètement sur le monde.

Bien sûr on pourrait lui reprocher de ne pas parler tout à fait comme les vrais gamins de son âge, mais les mots de Dominique Roques font mouche à chaque fois, et rajoute au petit côté désuet de l’univers de la bd.

Cette fois-ci, donc, Pico et Ana Ana profitent de leurs vacances d’été pour s’adonner à une lente torpeur, faite de glande dans la piscine gonflable, de balades en vélo et de discussions dans les arbres. Mais ces moments délicieux prennent un tournant dramatique quand leurs parents viennent leur annoncer que des amis les ont invité pour une semaine sur un voilier, et que les deux enfants vont donc devoir être gardés par quelqu’un.

Trahison, lâcheté et abandon. Les deux adorables sales gosses vont en faire baver à l’avance à leurs parents pour cette semaine où ces monstres les laissent orphelins. Désobéissances, petites piques assassines, grandes tirades tragiques, finalement ils trouvent dans tout ça une très bonne raison d’être encore plus inventifs dans leur vengeance. Et de notre côté à nous, forcément, c’est hilarant.

Drôle, donc, pétillant et avec un petit charme rétro des plus agréable, Pico Bogue est exactement le genre de petit plaisir qu’on savoure tomes après tomes, sans se lasser ni tourner en rond.

Chronique des tomes 2 et 3.

Pico Bogue, Tome 5 : Légère contrariété sur Amazon

Judge

29 décembre 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Judge, c’est la nouvelle série de l’auteur de Doubt, chroniqué il y a un petit temps de ça par ici.

Au premier coup d’œil, on peut déjà commencer à être pleine d’espoir, la couverture est aussi classe que pour la trilogie précédente.

Nouveaux personnages, nouveau huis-clos étouffant.

Hiro se réveille dans un lieu étrange. Avec un masque sur la tête. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Et il commence à se le demander très sérieusement quand il tombe nez-à-nez avec un cadavre. Et sept autres personnes bien vivantes, également affublées d’un masque.

S’ils sont là, c’est en fait pour être jugés. A la manière d’un jeu de télé-réalité, mais qui n’a rien d’amusant pour les participants, ils vont devoir mutuellement se condamner à mort, au fur et à mesure. Un jury les observe, et il n’y aura que quatre survivants…Pas beaucoup plus de temps pour la réflexion ou des explications, le compte à rebours est déjà lancé…

Un scénario de film d’horreur, un graphisme beau et glaçant, Judge est dans la parfaite lignée de son prédécesseur. Classique mais incroyablement efficace, ils nous plonge dans un univers glauque, où la violence semble gratuite…mais si ces neuf-là doivent être jugés…c’est sans doute qu’ils ont fait quelque chose de mal, non ?

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