Fatale tome 1

11 octobre 2012  |  Coups de coeur, Non classé

Après Criminal et Incognito, le duo Ed Brubaker (scénario) et Sean Phillips (dessin) revient avec une nouvelle série, Fatale, toute récente puisque les épisodes compilés dans ce tome sont parus aux États-Unis en 2012.

A l’enterrement de Dominic Haines, un vieil auteur solitaire, Nicolas Lash fait la rencontre de Jo, une femme sublime qui le bouleverse complètement. Elle se présente comme la petite fille d’un ancien amour du romancier. Peu après, Nicolas se rend chez Dominic, où il découvre un vieux manuscrit datant de 1957 (alors qu’il n’a commencé à publier qu’en 1960), mais il est attaqué par des inconnus et sauvé juste à temps par…Jo.

L’histoire passe alors dans les années 50, où Dominic Raines, qui se fait appeler Hank, rencontre Joséphine dans un bar. Ce journaliste, marié et qui va être père dans un mois, devient obsédé par cette femme sublime et énigmatique. Et cela va changer sa vie, de manière bien plus dramatique que tout ce qu’il aurait pu imaginer. Mais en attendant, il enquête sur Walter Booker et Lannie Dalton, deux flics pourris. Joséphine connait très bien Walt, et a pas mal de choses à apprendre à Hank. Les deux policiers, eux, enquêtent sur des meurtres rituels, au sein d’une secte énigmatique et dangereuse…

Fatale est donc un comics au scénario très dense, et plein d’énigmes. Le jeu entre les deux époques semble être là pour nous aider, mais il nous perd encore plus. Il y a Joséphine et Jo, femmes sublimes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, mais qui semblent mettre sans le vouloir tous les hommes qu’elles croisent dans un sacré pétrin. Derrière leur joli minois se cache bien des secrets…Ce polar teinté de fantastique nous plonge dans l’atmosphère des policiers des années 50. Flics pourris, mafia, et journalistes au programme. mais pas que, et tous les personnages sont vite dépassés par les drames qui vont parsemer leur vie, dès lors qu’ils ont posé les yeux sur cette ténébreuse brune…

Graphiquement, c’est sublime. Sean Phillips rend parfaitement l’ambiance de l’époque, par un dessin plein de glamour mais surtout très sombre. Son trait évoque le cinéma des années cinquante. Ces actrices superbes qui nous hypnotisaient rien qu’en traversant la pièce ou en faisant la moue, mais aussi l’atmosphère glauque, pluvieuse et inquiétante des ruelles sombres et désertes d’une grande ville américaine. La mise en couleur joue sur le noir et blanc (rappelant encore le cinéma des 50′s) mais en y ajoutant des touches de couleurs sombres. Du rouge, du violet. Chaque case est en même temps angoissante et envoutante.

Ce titre s’inspire donc des vieux polars, autant en roman, qu’en comics ou au cinéma. Mais les auteurs distillent dans leur intrigue un soupçon de fantastique. Mais pas du fantastique à base de jolis fées et de licornes….ici il est questions de créatures venues tous droits des ténèbres, et de puissances qui nous dépassent complètement.

Fatale, c’est un peu comme si Mike Mignola (Hellboy) s’était invité chez Hitchcok. Un cocktail addictif et dangereux. Et un gros coup de cœur.

Fatale, Tome 1 : La mort aux trousses


 


1 Comment


  1. Je l’ai acheté hier (la couverture m’a attiré) et je l’ai fini en 1 heure, il est parfait (dessin, scénario). Gros coup de coeur aussi.

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