Scalped
Encore une tuerie, déjà chroniquée par ici, mais dont je vous recause à l’occasion de sa réédition chez Urban Comics.
Scalped est un polar (très) sombre et (très) violent en pleine réserve indienne.
Dashiell Bad Horse (le prénom le plus badass de tous les temps, comme on nous le fait très justement remarqué dès l’intro) a quitté sa réserve à 13 ans. Il y revient plus d’une dizaine d’années plus tard, avec encore plus de rage en lui qu’à l’époque. Contre sa mère, militante qui l’a privé d’une enfance heureuse et remplie d’amour, mais aussi, semble-t’il, contre le monde entier.
Dès son arrivée, il se fait remarquer et embaucher en tant que flic par son oncle, qui est un salopard de première autant qu’un homme puissant.
Si Dashiell est revenu, il y a forcément une raison. Mais parmi toutes celles que l’on va découvrir ici, difficile de savoir celle qui l’a poussé à revenir se confronter à ses vieux démons.
Scalped est explosif. Autant graphiquement qu’au niveau du scénario, on en prend plein la tête. Dashiell ne fait pas vraiment dans la dentelle, et de toute façon il n’est pas vraiment entouré d’enfants de cœur. Si les statistiques disent que le taux d’alcoolisme est plus élevé dans la réserve que n’importe où ailleurs, elles ne font que survoler l’atmosphère déglinguée des lieux. Et ça n’est pas l’ouverture prochaines d’un immense complexe de casinos qui va arranger les choses…
Un énorme coup de cœur, très brut, à déconseiller aux âmes sensibles, mais qui offre un regard sans concession sur un pan trop peu connu de l’Amérique d’aujourd’hui. Scalped c’est le reflet d’une des nombreuses âmes qui forment les États-Unis.
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