Archive for juillet, 2011

Berry Dynamite

28 juillet 2011  |  Non classé  |  2 Comments

Mai Amane a 15 ans, elle vient à Tokyo pour réaliser son rêve : devenir une star du rock. Mais au final, ça n’est pas exactement ça. ‘Star Berry’, le duo qu’elle forme avec Kurumi, une espèce de nouille à l’enthousiasme insupportable, est plutôt du genre pop sucrée.
Elle qui se voyait déjà mettre le feu à la foule, la voici qui se retrouve à sourire niaisement dans des robes à froufrou sur de la musique débile.
Mais peut-elle vraiment renoncer ? Est-ce que ces sacrifices là lui permettront de réaliser ses rêves ?
Berry Dynamite, la nouvelle série de l’auteure de Lovely Complex et de Courage Nako! n’est pas un shojo si classique que ça (puisque l’histoire n’est pas basée sur une romance). C’est ici une plongée drôle et pleine de rebondissement dans les coulisses du show-business.
Le dessin est toujours au top (et la mangaka s’éclate niveau froufrous et détails kitch), les personnages attachants, et on a pas le temps de s’ennuyer une minute…
Un petit manga rafraichissant qui fait du bien et donne le sourire.

Berry Dynamite, Tome 1 sur Amazon

Princesse Bari

28 juillet 2011  |  Non classé  |  1 Comment

Et voici une nouvelle bd dans la collection d’adaptation de légendes asiatiques de Delcourt. Princesse Bari est ici inspirée d’un ancien conte coréen très populaire.
Parce qu’on avait prédit à son père, le Roi, que sa septième fille causerait sa perte, Bari est abandonnée dès la naissance. Mais quoi qu’on ai tenté pour la faire disparaitre elle revenait toujours, vivante. De rage, le Roi finit par la jeter dans une rivière.
Mais la petite survit une fois de plus, grandit, et contre toute attente, quand son père sera au seuil de la mort à cause d’une maladie incurable, elle sera la seule à se porter volontaire à la recherche de ce qui pourra le guérir.
Par un dessin au style très manga, cette bd a un côté très moderne. En même temps onirique et fantastique, elle interroge aussi sur notre besoin de reconnaissance et d’amour. Car pourquoi Bari est-elle prête à donner sa vie pour celui qui a toujours voulu qu’elle disparaisse pour se sauver lui-même ?
Une nouvelle fois, un one-shot qui séduira les amatrices de contes et de manga.

Princesse Bari sur Amazon

Voyage aux ombres

25 juillet 2011  |  Non classé  |  No Comments

Sans doute connais-tu déjà la série à succès Lanfeust de Troy (et ses dérivés, Lanfeust des Étoiles, et Trolls). En tout cas depuis quelques temps, l’univers de Troy s’est également enrichi de séries courtes pour tous les publics, avec différents dessinateurs. Ce coup-ci c’est un one-shot avec Arleston (le scénariste de tout l’univers) et Alwett au scénario, et la très très très talentueuse Virginie Augustin au dessin (déjà remarquée avec la série Alim le Tanneur chez Delcourt). Il peut se lire complètement indépendamment des séries principales.

Dyssëry va se marier. Tout son entourage est soulagé car son cas semblait désespéré. Car la jeune femme a jeté la honte sur toute sa famille en se lançant dans le théâtre, une discipline réservée aux hommes. Alors si Phorée, riche de surcroit, accepte d’épouser celle qui se traîne depuis une réputation de trainée, c’est presque miraculeux.

Mais Dyssëry, elle, ne le voit pas de cette manière. Le théâtre c’est une vraie passion, pas un plaisir coupable, et ce mariage c’est la fin de sa liberté. La simple idée de sa nuit de noce la déprime totalement.

Et c’est finalement juste avant celle-ci qu’elle échappe à cette vie dont elle ne veut pas, en se donnant la mort. C’est ainsi qu’elle atterri au Val des Ombres, où errent les âmes des morts.

Mais entre les vampires et les zombies, et tous les autres d’ailleurs, cette vie-là n’est pas de tout repos non plus. Elle y fait cependant la rencontre de Zebl, un petit démon sympa, quoi qu’un soupçon pervers, qui la guidera à travers ce monde aussi surprenant que dangereux. Contre toute attente, c’est ici qu’elle pourra peut-être réaliser son rêve : devenir actrice.

C’est sans compter sur son fier et valeureux époux, qui ne compte pas se faire enlever sa promise par quelque chose d’aussi simple que la mort, et qui part donc la récupérer…

Le Voyage aux Ombres est inspirée du mythe d’Orphée. Drôle et plein d’action, le trait magnifique de Virginie Augustin nous plonge dans un univers en même temps infernal et poétique. L’histoire, elle, ravira les fans du monde de Troy, mixant instant sérieux et gags. Ce one-shot est léger et sans prétentieux mais se lit avec plaisir, enchainant les lieux, les personnages et les aventures, auprès d’une héroïne de caractère et d’un petit démon aussi insupportable qu’attachant.

Voyage aux ombres sur Amazon

Magnitude 9, l’artbook du projet Tsunami en précommande

12 juillet 2011  |  Coups de coeur, Mes incontournables  |  No Comments

En mars, après le tremblement de terre au Japon la communauté CFSL a lancé le projet Tsunami. L’idée : proposer à des artistes d’envoyer une ou plusieurs œuvres, qui seraient ensuite vendues (soit en tant qu’originaux, soit compilées dans un artbook) pour venir en aide aux japonais. Très vite, beaucoup de dessinateurs ont proposé leur contribution. Je me suis retrouvée plus d’une fois les larmes aux yeux devant les images présentées sur le site dédié, mis à jour au fur et à mesure.

La vente aux enchères a eu lieu le 30 avril et a déjà permis de récolter 31 550€.

C’est sur le blog de Nephyla que je suis tombée sur l’info : l’artbook, nommé Magnitude 9, est en pré-commande, au prix de 30€ + 6.74€ de frais de port. Il sera envoyé à sa date de sortie, le 8 septembre. L’intégralité des bénéfices de la vente ira à Give2Asia.

Pour voir vu quelques images du dit artbook, et admirer (juste en dessous) les œuvres ça se passe par là. Vous pouvez aussi le feuilleter via ce lien.

Et pour pré-commander ce bel objet, c’est ici.

Psyren

6 juillet 2011  |  Coups de coeur  |  No Comments

Ouais ! Un shônen cool !

(Oui je sais en ce moment j’ai l’air très enthousiaste, mais que voulez-vous je lis des trucs bien, c’est comme ça).

Bon, Psyren est un peu compliqué à résumer. Disons qu’Ageha est un ado qui vit seul avec sa sœur,aussi jolie qu’intraitable, et passe sa vie à se battre, parce qu’au fond il n’a pas goût à grand chose. Un soir, il tombe sur un genre de carte téléphonique étrange, avec noté Psyren sur une face. Au moment de sa découverte, il a également une hallucination étrange.

Mais les choses se précipitent vraiment quand une camarade de classe, qui était une amie d’enfance que la vie avait éloignée, disparait. En creusant un peu, il va apprendre que ‘Psyren’ excite les esprits, qu’on ne sait rien avec exactitude mais que ça serait un genre de société secrète, et que l’augmentation des disparitions suspectes au Japon ces derniers temps y serait liée.

Le jeune homme va avoir l’occasion d’en savoir plus par lui-même, puisqu’il est sans le savoir, un élu de Psyren…

Et le voilà qui va se retrouver contre son gré dans un monde mystérieux et dangereux.

Sombre et bourré d’action, Psyren ne s’arrête pas une seconde. Les personnages sont bons, l’univers étrange et apocalyptique, et l’histoire mêle vie réelle et monde fantastique.

Des combats, de l’humour, des pouvoirs, et de l’amitié. Le tout servi par un beau dessin et un scénario qui ne faiblit pas.

Du tout bon.

Psyren T1 sur Amazon

Le Trop Grand Vide d’Alphonse Tabouret. Jolie merveille.

3 juillet 2011  |  Coups de coeur, Mes incontournables  |  4 Comments

Aaaaah, Alphonse Tabouret. Je me rappelle comme il a arrêté mon regard la première fois que j’ai croisé sa petite bouille. Comme j’ai attendu fébrilement qu’il arrive à moi, lové dans ma boite aux lettres. Et puis ce fut le drame : un facteur malintentionné (mais, je dois le reconnaitre, détenteur d’un très bon goût) l’a volé, l’a arraché à moi sans une once de remord.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai attendu longtemps avant de le racheter. Puis, même quand ça a été fait, je l’ai placé précautionneusement tout en bas de ma grosse grosse pile de ‘à lire’. Il était là, m’attendait poliment, à 1 mètre de mon ordinateur. Je lui jetais des regards pleins d’amour presque tous les jours, et je lui murmurais (par télépathie, je ne suis pas encore assez atteinte pour parler à mes livres à voix haute) que j’attendais LE jour, pour l’ouvrir, le dévorer, ne pas en laisser une miette.

Et puis ce jour est arrivé, la semaine dernière, et, comment vous dire ? Alphonse Tabouret m’a rendue heureuse, simplement heureuse. Et je peux même vous dire qu’il aura le même pouvoir sur vous.

Alphonse Tabouret vient de naitre, au creux d’une forêt. Un Monsieur lui apprend tout ce qu’il y a à apprendre, puis il lui demande quelque chose en échange. Mais Alphonse n’a rien à donner, rien à offrir. Alors Le Monsieur s’en va, et Alphonse se retrouve tout seul. Et c’est à l’aventure qu’il va partir, pour combler le vide laissé par Le Monsieur. Sur son chemin, il va faire la rencontre de gens, se faire des amis, en trouver d’autres bizarres. Il va grandir, évoluer, changer, sans jamais vraiment pouvoir se départir de ce vide. Pourtant à défaut de trouver des réponses à ses questions, Alphonse apprend la vie sans même s’en rendre compte.

Le Trop Grand Vide d’Alphonse Tabouret est beau, joli, drôle, poétique, émouvant, rigolo, simple, compliqué, absurde mais pas vraiment en fait, émouvant, hilarant, surprenant, et bien d’autres choses encore. Cette bande dessinée est un petit bijou, du genre à vous donner le sourire pour la journée, à qui on a envie de faire plein de câlins, et qu’on voudrait offrir à tous les gens qu’on aime.

D’apparence simple et absurde, c’est finalement une des choses les plus belles et intelligentes qu’il m’ait été donné de lire.

Le dessin est joli, tout en simplicité et en élégance, mais fourmille de centaines de détails qui permettront de le lire et de le relire encore, les textes, eux, ont la poésie des mots d’enfants.

Sur la présentation Ankama, ils concluent par ‘cette promenade en enfance vous émerveillera’. Et émerveiller c’est exactement le mot. Lire Alphonse Tabouret ça fait tout pareil dans le cœur que quand on battait des mains, les yeux grands ouverts et le sourire aux lèvres, devant un joli papillon ou un énorme gâteau au chocolat, à 5 ans et demi.

Le Trop Grand Vide d’Alphonse Tabouret sur Amazon

Boufbowl, une nouvelle série Ankama (et bien plus)

3 juillet 2011  |  Non classé  |  No Comments

Comme Remington ou Maskemane, Boufbowl est une nouvelle série format comics de chez Ankama. Mais après ces deux séries d’action dans un genre heroic fantasy, cette fois-ci c’est une série sportive !

En fait, Boufbowl, c’est tout un concept : c’est d’abord un sport sorti de la série télé Wakfu (un dessin animé diffusé sur France 3), c’est aussi un jeu vidéo (actuellement en béta test pour certains membres de la communauté Dofus -le jeu vidéo-), et ça va aussi être un vrai sport !

En effet, l’équipe d’Ankama a reconstitué le jeu en conditions réelles, et propose à ceux qui le souhaitent de venir découvrir tout ça pendant leur Boufbowl Beach Summer Tour (date à la fin de l’article).

En ce qui concerne la série bd, c’est donc un format petit magazine (type comics) avec une parution à un rythme feuilleton (et seulement un chapitre à chaque fois, donc). Même si je suis nulle en sport, j’ai toujours aimé les mangas sportifs, et ici on retrouve vraiment l’esprit du genre (même si on ne va pas te parler de foot ou de basket, mais d’un sport imaginaire qui a l’air bien cool). A noter que le dessin est vraiment beau et le design des personnages plutôt très classe.

Bref, je vous laisse aller faire un tour sur le site pour en savoir plus, et je vous laisse avec les dates !

Boufbowl Beach Summer Tour 2011 :

Les 19 et 20 juillet à Soulac, le 22 juillet à Carcans Lac, les 26 et 27 juillet à Mimizan, les 1 et 2 août à Grau du Roi, les 4 et 5 août à Port Leucate, les 7 et 8 août à Port Barcarès, et les 10 et 11 août à Argelès sur Mer.

Elinor Jones tome 2

3 juillet 2011  |  Coups de coeur, Les suites  |  No Comments

Une autre très jolie suite, dont je dois te parler depuis un bon mois (honte sur moi).

Le deuxième tome d‘Elinor Jones est donc paru, et c’est un immense plaisir que je l’ai dévoré. Je te laisse relire ma chronique du tome 1 pour en savoir un peu plus, mais c’est, pour ma part, exactement cette même ambiance douce, cette lenteur feutrée, que j’ai retrouvé ici et qui me charme toujours autant.

Au sein de la Maison Tiffany, c’est l’effervescence pour préparer le prochain bal, qui célèbrera la fin de l’hiver, mais l’heure est aussi aux tensions et aux coups-bas. Une fois encore, les secrets et les non-dits se dissimulent parmi les étoffes, et scellent les amitiés autant que les jalousies.

Les personnages sont tous plus denses qu’il n’y paraît, et les intrigues qui les relient sont aussi compliquées et fragiles que dans la vraie vie. L’univers délicat créé par Algésiras et Aurore est doux et féminin, mais recèle bien plus de choses que son apparente frivolité ne le laisse imaginer.

Une vraie jolie série, au rythme très calme et reposant, mais en même temps très riche, qui se compte parmi mes coups de cœurs.

Elinor Jones, Tome 2 : Le Bal de printemps

Lord of Burger, réédition augmentée et nouveauté !

3 juillet 2011  |  Coups de coeur, Les suites  |  2 Comments

Il y a un peu plus d’un an je te présentais la série Lord of Burger (je te laisse lire ma chronique de l’époque pour en savoir un peu plus). Fin juin, ce sont trois tomes qui sont sortis ! En effet, le premier opus a été entièrement retravaillé, réécrit par endroit, certaines scènes et personnages ont été rajoutés, et cela prend donc deux tomes. Le troisième est lui, une totale nouveauté.

Le format précédent (à mi-chemin entre bd et manga) est passé à un format bd plus classique, mais qui finalement est plaisant à lire également (même si j’aime toujours les formats un peu originaux).

Comme la première fois, c’est une histoire, une série, que j’aime beaucoup. drôle, intéressante et pleine de peps. Et cette suite est dans la lignée du premier tome (qui est devenu deux, tout ça), j’ai pris beaucoup de plaisir à la lire !

Lord of Burger tomes 1 , 2 et 3 sur Amazon (avec chaque fois quelques pages en lecture).

Le Club du Suicide

3 juillet 2011  |  Coups de coeur  |  1 Comment

Un nouveau titre paru dans la sublime collection Noctambules  chez Soleil(déjà chroniqués : Le Dernier des Mohicans, Le Joueur et la Marche du Crabe), une nouvelle fois adapté d’un roman. Ou plutôt, pour le coup, d’un ‘roman-feuilleton’ de R.L. Stevenson.

Comme à chaque fois dans cette collection, une adaptation de choix, et un très beau dessin.

Le Prince Florizel s’ennuie à Londres. C’est pourquoi, de nuits en nuits il traîne le Colonel Géraldine dans des expériences aussi folles qu’obscures, dans l’espoir de s’amuser un peu. C’est ainsi qu’ils font la rencontre d’un homme qui les initie à l’existence d’un club étrange, destinés aux hommes qui n’ont plus goût à la vie.

Chaque soir, un petit groupe de gentlemen joue leurs vies aux cartes. Mais quand on fait mauvaise pioche, et que le jeu devient réalité, il n’est plus temps de s’amuser…

La construction étonnante du roman initial est rendue dans la bd, elle-même faite d’ellipses et de passages troubles, même si les auteurs ont pu se permettre d’imaginer des scènes par la grande liberté que leur laissait l’histoire.

Sombre et surprenant, le Club du Suicide nous amène dans le Londres de la fin du XIXème, et nous interroge sur la valeur de la vie, et de la mort. Ou comment de ce qui semble n’être qu’un jeu excitant, quand il s’agit des autres, on passe à l’effroi et à la cruauté, quand il s’agit de soi-même…

Le dessin, tout à l’aquarelle, est encore une fois très beau (décidément cette collection est pleine de dessinateurs talentueux), et rend parfaitement l’atmosphère des quartiers sombres de l’époque. Et c’est aussi une vision différente et moins fantasmée des sociétés secrètes, qui après tout, ne sont composées que d’hommes comme les autres. Avec leurs vices et leurs défauts.

Le Club du Suicide sur Amazon