Inio Asano fait partie des très rares mangakas dont j’ai retenu le nom dès le premier manga lu. J’aime profondément tout ce qu’il fait, et j’ai donc sauté de joie en croisant le regard de ce petit manga au titre déjà poétique.
Inio Asano est l’auteur de Solanin (sans doute l’un de ses titres les plus connus), ou encore d’un Monde Formidable. Son trait est reconnaissable entre mille, et il parle avec énormément de douceur et de sensibilité de ce moment de flottement entre l’adolescence et l’âge adulte, entre désillusion et optimisme.
La fin du monde, avant le lever du jour, est en fait un recueil d’histoires courtes. Écrites à plusieurs moments de sa vie, elles sont à chaque fois l’histoire d’un instant, de quelques heures à quelques jours. Elles plongent dans le quotidien d’un personnage qui déprime, s’interroge, se remet en question.
Les thèmes d’Inio Asano sont toujours moins anodins qu’il n’y parait, il est cru, parfois violent. Pourtant je lui trouve toujours une très belle pudeur, et surtout un optimisme à toute épreuve derrière la grisaille et la dépression. L’absence, le manque, les regrets, mais toujours surtout la vie, belle et pleine de promesse, qui reprend le dessus. Ses histoires sont comme une averse qui paraitrait sans fin, puis soudain, une petite éclaircie.
Le mangaka magnifie le quotidien, les petits riens, et finalement ces instants de vide qui sur le coup nous semblent interminables mais nous font du bien.
De l’amour, de l’amitié, des histoires de familles et de travail. Des remises en questions. Et puis finalement, l’idée qui naît, dans un sourire, que la vie n’est pas si mal…
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