Archive for mars, 2011

Festival BD Aix en Provence

21 mars 2011  |  Expos

Dès aujourd’hui, et jusqu’au 23 avril 2011, Aix en Provence se pare de jolies bulles.

C’est tout d’abord un mois d’expositions (15 au total) en entrée libre et gratuite (liste des expos ici. A ne manquer sous aucun prétexte, celle de Maya Mihindou).

Et puis c’est ensuite un weekend de rencontres, les 8, 9 et 10 avril, à la Cité du Livre, entrée gratuite également (plutôt très cool non ?).

Tout est très bien expliqué sur le site, mais histoire de te mettre l’eau à la bouche, il y aura des animations aussi passionnantes que rigolotes (initiation au carnet de voyage, customisation de boite d’allumettes, quizz masqué…), des rencontres avec des auteurs, des projections de films et de court-métrages, et bien sûr des dédicaces, avec du très très beau monde (citons-en quelques uns, Bastien Vivès, Barbara Canepa, Lostfish, François Amoretti, Alexis Dormal et Dominique Roques, Guillaume Bianco, Maya Mihindou, Lewis Trondheim….c’est bon là, tu baves suffisamment non ? ;) ).

Voilà voilà, pour plus d’infos je te laisse aller voir sur le site du festival, et n’hésite pas à revenir nous donner tes impressions si tu as la chance d’y aller !

Sabine, de Maya Mihindou

20 mars 2011  |  Coups de coeur, Expos

Il est de ces livres qui bouleversent. Un peu à la lecture, mais de manière encore plus forte, une fois refermé. Sabine m’a fait cet effet-là. Me fait même, car il est loin d’avoir fini de me remuer…

Deux enfants et une jeune fille décident de partir de leur village à la mort de Grand-Mère l’Autre, doyenne du village. Ils veulent aller découvrir Sabine, la ville dont leur aïeule était originaire. C’est le début d’un long voyage, pendant lequel ils feront de nombreuses rencontres, et grandiront, sans même tout à fait s’en rendre compte.

Sabine est un livre qui n’a pas de frontière, pas de carcan. Il mêle les genres, les lieux, les gens. Parfois bande-dessinée parfois livre illustré, Sabine nous étourdit et nous happe en même temps. L’âme de Sabine est ancrée dans la terre, mais laquelle ? C’est l’Afrique, l’Asie, l’Europe aussi, partout ou bien nulle part. C’est un livre avec des histoires dans l’histoire. Qui semblent éparpillées mais forment finalement un chemin, un voyage.

C’est comme si la Terre nous racontait une histoire.

Tu l’auras compris, Sabine m’a émue, pris aux tripes et au cœur. Le dessin sublime et hallucinant de Maya Mihindou m’a happé le regard et reste tatoué sur ma rétine. Chacun de ses dessins comptent mille détails dont la beauté coupe le souffle. Ses couleurs les magnifient encore. Et ses mots…ses mots sont si beaux, doux et forts, d’une poésie sans fioriture.

L’univers de Maya Mihindou, dans lequel on entre de plein fouet dès la première page, m’a complètement bouleversée. Son livre est peuplé de ses songes, de ses voyages, de ses lectures. Il grandit et évolue au fil des pages. Cette émotion indescriptible que j’ai ressentie face à son trait a continué lorsque j’ai découvert son blog (jamais je n’aurais cru me retrouver gorge nouée et larmes aux yeux devant un blog, tiens…).

Bref, je ne saurais que recommander très chaudement cette promenade vers Sabine, et je laisse maintenant la parole à l’auteure, qui a très gentiment répondu à mes questions…

Maya Mihindou, l’interview

- Maya Mihindou, qui se cache derrière votre si beau nom ?

C’est une bonne question ! je la cherche encore, celle qui se cache derrière.
Pour l’instant, une illustratrice de 26 ans, née au Gabon, vivant à Paris, mais cherchant continuellement un moyen d’en partir..

- Peux-tu nous raconter Sabine, en quelques mots ?

Sabine est un conte. Un conte sous forme de «road trip», qui contient d’autres contes racontant l’histoire du périple de trois jeunes gens qui décident de partir de leur village suite à la mort de leur doyenne, pour rejoindre la ville de Sabine dont ils ne connaissent rien. Ils bravent fleuves, forêts et désert. Sur le chemin, des rencontres d’enfants en exil, qui les guideront jusqu’à leur destination..
Avec en fond cette musique qui taraude les humains de tout poil, ce «qui suis-je, quand autour de moi certains s’en vont».

- Comment Sabine est-il (est-elle) né ?

Les personnages du livre sont nés d’une commande pour une petite exposition étudiante dont le thème était «la Paix». Vaste programme… celà avait donné les premières pages naïves et enfantines du livre. Et puis j’ai rencontré Barbara, puis Clotilde, qui m’ont accordé toute leur attention et leur confiance pour me permettre de faire ce livre en toute liberté, malgré le manque d’expérience professionnelle à l’époque.

- Comment s’est déroulé le travail autour de ce livre ?

J’avais l’idée d’un choc, d’un voyage, d’une quête. Au début, ils devaient partir retrouver un membre de leur famille. Et puis en avançant je me suis dit que ça n’avait pas tant d’importance, le «but» du voyage. L’intérêt, comme il est souvent dit, est aussi de se concentrer sur le chemin qui vous y mène.
Au départ, je pensais travailler comme je l’ai toujours fait en «dessin automatique» à partir d’une trame basique, en laissant les choses venir à moi sans les chercher. Ca permet de s’étonner un peu de sculpter ses propres symboles. Mais en fait sur 150 pages ce n’est simplement pas gérable de raconter ainsi une histoire, sans «squelette» au minimum. J’ai donc travaillé à partir d’un story board assez maléable.
J’avais donc un squelette un peu ivre pour point de départ, me laissant la liberté d’exploiter le hasard. L’histoire s’est véritablement construite au fur et à mesure de mes rencontres et déambulations personnelles. Certaines pages de ce livre ont été dessinées au Japon, d’autres au Cameroun, il a bougé avec moi, il a changé avec moi.

- Où puise-tu ton inspiration ?

Pour ce livre, dans l’enfance beaucoup. Avec ce que celà comprend «d’idéalisation» et «mythologisation» de l’enfance. Ca, c’est le début du livre. L’enfance douce/amère, calfeutrée.
La narration première du livre, je la pensais «orale», à l’image des contes africains. Cela a doucement muté car il fallait que cela reste lisible et abordable pour tout lecteur..mais je crois qu’il en reste quelque chose.

Mon compagnon, Franz-Olivier Seewald, m’a ainsi aidé sur les textes des contes. L’un d’eux est d’ailleurs essentiellement écrit par lui, l’histoire de Timothë et Essi le singe.
Le fait d’avoir voyagé en faisait ce livre y a glissé tout un tas de ressentis relatifs au monde.
Ainsi, il y’a un peu de l’Afrique de mon enfance, de l’Asie aussi. Il y’a aussi un malaise du à la conscience de voir le monde en pleine métamorphose, d’être à un tournant de l’histoire et des relations entre les hommes, sans savoir vraiment ce que cela donnera.

On parle beaucoup de choc de civilisations, alors que ce «choc» s’est fait il y’a longtemps maintenant. On parle de choc parce qu’aujourd’hui, dans notre Europe d’européens qui ont le sentiment luxueux d’un monde «sans frontière», il y’a aussi des personnes qui elles, se cognent précisemment à nos frontières. De quel choc parle t’on ? ce n’est rien d’autre qu’un résidu de l’histoire, un phénomène naturel. Le voyage m’a fait comprendre l’exil.
D’où la ville magnifiée dans mon livre, et fermée. Parce-que les villes du monde ont toute une forme d’insolence.

Et puis dans la réalité il y’a Ceuta, Melilla, ce filtre de l’Afrique et l’Europe. Il y’a le mur Palestinien. Il y’a le mur entre les Etats-Unis et le Mexique, et d’autres encore.
Mais Sabine se veut intemporel, imprécis. Pas de lieux, pas de «races». Un ressenti.

- Sabine, c’est l’histoire d’un voyage. J’ai lu dans ta biographie que tu avais beaucoup voyagé. Quels sont les lieux, les rencontres, qui t’ont le plus marquée ?

Ces dernières années, j’ai découvert l’Asie. L’Asie du Sud-Est d’abord, et cela a été un choc fort. Je crois que mes pas m’y mèneront toujours à présent. Et puis j’ai vécu quelques mois à Tokyo, rien à voir avec l’Asie du Sud-est bien entendu, et cela a été un régal..Puis plus tard, un bout de l’immense Chine.

Le fait que ce soit des pays avec lesquels nous avons des liens historiques plus diffus, qui soient si loin de notre éducation et de notre histoire, rend la découverte naïve et «pleine». J’ai beaucoup appris sur la relativité du questionnement identitaire et du rapport au passé, et sur les valeurs qui étaient les miennes. J’ai découvert que j’étais aussi française, alors qu’en France je me dis «métis gabonaise».

Mais le Cambodge est un pays qui laisse une empreinte forte chez toute personne qui y passe.
Je suis aussi retournée durant ces années sur les pas de mon enfance en Afrique centrale, au Gabon et au Cameroun, où j’ai encore ma famille. C’était encore autre chose, car mes liens de métis avec ces pays sont plus organiques et culturels.

Et puis j’ai découvert le Burundi, avec mon compagnon…

Pour répondre à ta question, je citerai donc le Cambodge et le Burundi, car ces deux pays ont tout deux une histoire récente forte et tragique à laquelle on ne peut les réduire pour autant (le règne tâché de sang des Khmers rouges pour le Cambodge, la guerre civile de 13 ans opposant ethnies Hutu et Tutsi au Burundi comme au Rwanda), et une population accueillante, humble et,remarquable, qui vit avec ces cicatrices là.

Cela m’a beaucoup secouée et déconstruit tout un tas de préjugés que l’on peut avoir par ignorance et par peur (les deux vont ensemble). Cela, évidemment, a fait grandir aussi mon ignorance d’une certaine façon. Puisque chaque rencontre laisse voir la perspective plus large encore, en étant confrontée aux préoccupations d’autres Hommes. Et les rencontres éphémères de ces voyages m’ont un peu plus ancrée dans le réel. Le monde est tellement plus complexe et fascinant que ce que l’on nous en montre par de petites lucarnes..mais je n’apprends rien, en disant cela.

- Quels sont les artistes qui te touchent le plus ? Dont tu te sens proches ?

Desquels je me sens proche?
En premier, je vais répondre Frida Kahlo. Son oeuvre est indémélable de sa vie et de la femme qu’elle fut. Et chez elle tout me passionne; elle a été l’une des premières femme artiste à retranscrire ce qui vient de l’intérieur, du sang à la terre. Elle ne regarde pas vers le ciel. Sinon, Alfred Kubin, Odilon Redon, Schiele, Gauguin
.
Dans la BD, peu finalement car je n’en lis pas beaucoup. Je suis revenue à des vieux amours, ces temps-ci. Moebius, parce qu’il donne un sens au support de la BD. Parce qu’il est sans frontière aussi, un peu, dans son dessin et dans les différentes strates de son esprit !
Et Taiyou Matsumoto.

Dernièrement, j’ai adoré le «Jolies ténèbres» du duo Kerascoët. Et plus récemment, «Nana Huxe» du copain Jérémie Labsolu qui m’a bien filé la pêche.
Mes influences sont plutôt dans les illustrateurs, côté japonais je citerai Aquirax Uno, Aya Takano, Takato Yamamoto, Ueda Fuko. Que des personnes mêlant esthétisme fort et malaise violent..

Sinon, autour de moi, je crois être touchée par nombre d’artistes dessinateurs (et écrivains) que je connais. Et c’est justement la possibilité de pouvoir faire le pont entre les personnes et leur travail qui est très fort, aussi. La cohérence de l’être et de ce qu’il exprime, d’où il vient, vers où tend-il…Je citerai, pour exemple Véronique Meignaud, et aussi David Popcube avec qui j’ai eu l’occasion de travailler un peu.

- As-tu lu un livre ou une bd récemment qui t’a particulièrement marquée ?

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh. Et puis «Nana Huxe» cité plus haut. Mais comme je disais, je lis trop peu de BD…

- Quels sont tes prochains projets ?

Dans les mois qui viennent, quelques expos autour du livre, notamment à Aix en Avril.
Un livre à paraître chez un petit éditeur italien en Juin, assez différent de ce que je fais puisque ce sera d’avantage sous la forme du carnet de voyage, sur le temps passé autour de la frontière entre l’Espagne et le Maroc, qui est aussi la frontière «physique» entre l’Europe et l’Afrique.
Et puis deux ouvrages en collaboration avec deux jeunes femmes, en microédition.
L’un sous forme d’entretien et de discussions avec une jeune tatoueuse, photographe, modèle, lesbienne, polyamoureuse, pansexuelle et végétarienne par dessus le marché, répondant au doux prénom de Dwam. On y parlera d’amours. On espère le terminer pour Juin aussi !

L’autre livre sera un recueil de poésie illustré sur la non-maternité, avec la poète Patricia Grange, pour septembre. Ca c’est pour l’année 2011.

J’ai aussi des envies de BD un peu plus «carrée», envie de cases et de cadres, étrangement.
Et à plus long terme, des livres pour enfants, en collaboration avec des conteurs africain, pour réussir à garder un peu d’oralité et de musique sur le papier :)

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Un immense merci à Maya pour sa gentillesse et sa disponibilité, et pour ce si beau livre, aussi.

Sabine sur Amazon

Quelques pages à découvrir en ligne

Les vacances de Jésus et Bouddha

Et si Jésus et Bouddha étaient potes ? Et s’ils décidaient de partir en vacances ensemble, de nos jours, à Tokyo ? C’est sur cette idée complètement farfelue que se base ce manga hilarant.

Par petits sketchs, on découvre ainsi leur regard sur le monde, et une transposition de ce que serait leur quotidien à notre époque. Jésus tient un blog et quand il se promène, les filles le prennent pour Johnny Depp, Bouddha gère le budget d’une main de maître, se met à briller quand il est fâché, et attire vite l’attention avec sa permanente un peu louche et ses gros lobes.

Bref, c’est crétin juste ce qu’il faut, sans jamais être irrespectueux avec l’une ou l’autre des deux religions, et c’est aussi rigolo que rafraichissant. Au contraire d’un irrespect, c’est toute une réflexion très moderne sur notre rapport à la religion.

Kurokawa a vraiment fait un très bon travail d’adaptation, et le manga est accessible à tous, même ceux qui n’y connaissent rien en bouddhisme par exemple. Ce manga fourmille de situations cocasses et de petits jeux de mots savoureux.

Bref, une vraie réussite, avec un thème aussi originale que provocateur, qui fait rire et réfléchir en même temps. Parfait non ?

Les vacances de Jésus & Bouddha, Tome 1 :

Des suites ! (spécial manga)

20 mars 2011  |  Coups de coeur

Et voici donc de nouvelles suites de mangas déjà chroniqués par ici, mais que je ne peux que continuer à te conseiller très fort (le lien sur le titre, c’est la chronique, le lien sur le nouveau tome, c’est vers Amazon).

D’abord Cat Street, dont le tome 5 vient de sortir, et qui est clairement en passe de devenir mon shojo préféré. Par la mangaka à l’origine d’Hana Yori Dango, qui occupe une place particulière dans mon cœur, Cat Street est vraiment trop mignon. Il traite avec finesse d’un sujet tabou au Japon (et ailleurs), ces jeunes qui finissent par vivre reclus chez eux. C’est une jolie leçon d’amitié et de courage, avec juste ce qu’il faut de romance pour que je finisse chaque tomes avec des papillons pailletés devant les yeux. Mon âme de midinette est comblée.

Il y a aussi Sawako, dont le neuvième tome est paru. Et qui va sûrement devenir mon deuxième manga préféré. Marrant comme ces deux titres parlent de sujets sombres avec humour et finesse. Ici, une fille très timide a toujours été rejetée parce qu’elle faisait peur à ses camarades, qui lui trouvait plus d’une ressemblance avec Sadako, la chevelue de The Ring. Et puis un jour, un garçon lui tend la main, et elle va petit à petit s’ouvrir au monde…Très beau et tendre.

C’est aussi le tome 3 de Hotaru, dont tu avais entendu parler sur Madmoizelle. L’histoire d’une fille qui a toujours préféré la glande à l’art de la séduction, et qui se retrouve en couple avec l’homme idéal. Et là voilà qui galère sévèrement pour paraitre séduisante (oui parce que bon, la vérité ne sera jamais vraiment reluisante). Ce troisième tome marque l’arrivée d’une rivale, qui a tout pour elle…

Et puis enfin Nanja Monja, le deuxième tome. Un de mes petits coups de cœur. Une histoire qui mêle les genres, pleine de bonne humeur et d’humour. Ou comment le quotidien d’un ado qui vient de perdre son grand-père, la seule famille qui lui erstait, se retrouve bouleversé par l’arrivée d’une fille pas comme les autres…De l’aventure, de l’amitié, de l’humour, et tout un monde rigolo et magique. Un vrai petit plaisir.

Et toi quand est-ce que tu t’y mets ?

16 mars 2011  |  Nouveautés de la semaine

Perso, je suis vraiment persuadée qu’être maman n’est pas une obligation de vie du tout, et que ça n’est pas le seul moyen d’être épanouie (bien au contraire). Mais la société ne pense pas toujours comme ça. C’est bien simple, six mois avec un garçon et tout ton entourage se met à te regarder d’un air entendu. Et si jamais au détour d’une conversation tu lâches que toi, ça ne te dit pas du tout, tu reçois en retour silence gêné et regards consternés (voire quelques « tu verras tu changeras d’avis »).

Alors quoi, une fille n’a pas le droit de vouloir consacrer sa vie à autre chose ? Elle DOIT se reproduire pour exister ?

C’est le thème (traité avec humour et légèreté) de cette bd, dont le dessin est signé par Madeleine martin, aka Mady.

Jeanne a 35 ans, elle file le parfait amour avec son amoureux, mais n’envisage pas du tout d’inclure un bébé dans sa vie. Sa décision est claire, mais ça n’empêche pas les pressions de son entourage. De sa meilleure amie jeune maman qui ne cesse de lui répéter que ça a donné un sens à sa vie jusqu’à sa famille qui analyse le moindre signe, cela devient vite fatiguant de devoir constamment se justifier… Surtout quand même son chéri s’y met…

Avec humour, donc, les deux auteures (Véronique Cazot au scénario, Madeleine Martin au dessin) racontent en strip court (une ou deux pages) ce quotidien où une décision finalement très personnelle est constamment remise en question par le monde entier alors qu’on ne lui a rien demandé. Alors quoi, on ne peut pas être heureux autrement ? Drôle, et qui a le mérite de traiter d’un sujet dont on ne parle pas assez (oui, des filles très biens ne veulent pas d’enfant et ça n’en fait pas de sales égoïstes), cette bd est aussi l’occasion de retrouver, avec grand plaisir, le délicieux dessin de Mady.

A lire aussi : le débat sur notre forum « une vie sans enfant ? »

Et toi quand est-ce que tu t’y mets ? sur Amazon