Archive for novembre, 2010

Oh ! Merde !

29 novembre 2010  |  Coups de coeur  |  5 Comments

Je t’en parlais il y a quelques temps, Oh ! Merde ! vient de sortir. C’est une compilation des travaux de Cha (bd, illustrations…) sur les 5 dernières années.

On pourrait dire de Cha qu’elle fait partie de la grande famille (peut-on vraiment parler de famille en fait ?) des blogueurs bd, mais ça serait vraiment réducteur. Blogueuse, oui, mais surtout, Cha est une auteure incroyablement talentueuse, au trait reconnaissable entre mille, qui mélange son humour corrosif, ses convictions, et ses passions pour en faire un cocktail addictif.

Il serait dur de décrire son univers en quelques mots. Cha est punk, Cha est fan de Plus Belle la Vie, Cha est végétarienne, et aime énormément les animaux, Cha a un côté très sombre, un autre rose fushia, Cha aime le catch…Et encore tellement d’autres choses qui font qu’on s’attache autant à son univers, et à ses bd.

Elle était au dessin pour Allumeuses ! chez KSTR (une collection dont je ne te parle pas assez, mais qui vaut le coup d’œil), mais Oh ! Merde ! est le premier titre avec juste elle. On y retrouve des strips en une ou deux pages, quelques histoires en épisodes, des illustrations…C’est une compilation de différentes choses qui ont été publiées dans des fanzines, ou autre, et même du totalement inédit. On peut y observer l’évolution de son travail, mais surtout, au fil des pages, son indéniable talent.

Oh ! Merde ! est plein de punks, de jolies filles, de réflexions sur les conditions de vie des animaux élevés pour être mangés, sur l’enfance, l’amour, la maladie. Cha ne semble avoir ni tabou ni réticence à donner son avis comme elle l’entend, et c’est aussi ce qui fait son charme. Elle est entière, dans la moindre de ses cases.

En plus de ses histoires, de son univers, il y aussi son dessin, quasiment tout en noir et blanc. Son trait ne ressemble a aucun autre, et est vraiment très beau. Pas une seule case n’est laissée au hasard, tout fourmille de détails, et on s’y perd avec délice.

Tu l’auras compris, je suis complètement sous le charme de Cha, et de son Oh ! Merde ! que je vais, à coup sûr, lire et relire avec toujours plus de plaisir.

Petit plus, qui prouve s’il en est encore besoin le talent de la miss, la préface est de Bouzard, et à la fin, on trouve un entretien avec Didier Wampas. Pas du petit guest, donc. Et pour te faire un avis, quelques extraits sont visibles sur le blog de la maison d’édition.

Oh ! Merde ! sort chez un nouveau petit éditeur qui promet, Même Pas Mal, qui fait de la bd, mais aussi des posters, tee shirt, etc, que l’on peut retrouver sur leur site.

Oh! Merde ! sur Amazon

La Danseuse Papillon

Voici, indéniablement, l’un de mes coups de foudre de cette fin d’année. Publié chez Blackberry, forcément, ce livre illustré est une petite merveille, à commander sans se poser de question au Père Noël.

C’est en même temps une fable, et une histoire vraie. Une histoire d’amour et de passion, pleine de froufrous et de délicatesse.

Inspiré de l’histoire aussi vraie que tragique d’Emma Livry, une danseuse incroyablement talentueuse, qui périt après avoir brûlé vive sur scène, la Danseuse Papillon raconte l’histoire d’un petit papillon de nuit, qui rêvait de lumière et tomba amoureuse…

Les illustrations sublimes de Luky répondent aux textes pleins de poésies d’Audrey Alwett, et vice-versa, dans un ballet étourdissant et émouvant. Sincèrement, tout est tellement beau, dans ce livre, qu’en dire trop ce serait comme gâcher le plaisir.

Tout ici est tristesse et nostalgie, et pourtant, la magie et la beauté, distillées aux creux de ces pages, font de la Danseuse Papillon le plus beau des hommages, à une étoile bien trop méconnue.

Petit plus pour les amatrices d’histoires vraies, et de danse, à la fin de l’ouvrage on trouve tout un livret, très bien documenté, réunissant coupure de presses de l’époque, biographies et lexique.

Une vraie plongée dans le monde secret de l’opéra, dans l’intimité chuchotée d’une toute jeune fille qui devint, l’espace d’un instant, un merveilleux papillon.

Pour finir de vous mettre l’eau à la bouche, ce très beau trailer, comme une plongée dans ce si beau livre…

La Danseuse papillon sur Amazon

Le bleu est une couleur chaude

Clém a 15 ans, et sa grand mère lui offre pour son anniversaire un journal intime. Bleu. Pendant de nombreuses années, elle va y inscrire son quotidien, ses doutes, ses peurs, ses interrogations.

La fille aux cheveux bleus

Clém est une ado comme les autres, jusqu’au jour où elle croise le regard, en attendant un garçon avec qui elle a rendez-vous, d’une fille aux cheveux bleus, qui tient dans ses bras une autre fille…Depuis ce jour, la vision de cette fille la hante, comme un secret malsain dont elle n’arriverait pas à se débarrasser.

Parce que dans la tête de Clém, quand on est une fille, on est attirée par les garçons. Mais sa seule et unique tentative dans ce sens n’arrive pas à lui ôter de l’esprit la fille.

Petit à petit, grâce à son ami Valentin, qui lui avoue un jour qu’il aime les garçons, elle va apprendre à s’accepter, un peu, même si dans sa tête les émotions se contredisent, surtout qu’autour d’elle, tout le monde a l’air de voir l’homosexualité comme une chose horrible…

Mais son chemin va croiser, à nouveau, celui de la mystérieuse fille de ses songes…

‘Vous n’avez qu’à lui dire que si j’avais été un garçon, Clém serait tombée amoureuse de moi quand même’

Dans cette très belle bd, toute en pudeur et en délicatesse, il est surtout question d’amour. Parce que la question n’est pas, et n’a jamais été même si certains pensent encore le contraire, de savoir si c’est mal d’aimer quelqu’un du même sexe. Il n’y a pas de notion de mal là-dedans, l’important c’est d’aimer la personne avec qui l’on est, quel que soit son sexe, sa couleur de peau ou ses origines (ça parait con et naïf, dit comme ça, ou alors trop évident, mais combien de personnes, encore aujourd’hui, y trouvent à redire ?). Clém et Emma (car c’est ainsi qu’elle s’appelle) vont s’aimer follement, comme elles n’ont jamais aimé, et apprendre l’une de l’autre. Mais l’amour ça n’est pas facile, ou juste joyeux, l’amour c’est la vie, purement et simplement. Le bleu est une couleur chaude, c’est une histoire belle et tragique, mais tellement débordante d’amour et d’émotion, qu’on reste sous le charme, bien après la lecture. Le dessin est lui aussi beau, et offre toute sa dimension, par un jeu de dégradé de gris, au bleu, qui, comme le dit si bien le titre, perd toute sa froideur pour devenir une couleur chaude, pleine de belles choses, et d’optimisme.

Le bleu est une couleur chaude sur Amazon (avec les premières pages en lecture)

La marche du crabe tome 1

Décidément, Arthur de Pins est partout (il est d’ailleurs rare de voir un auteur sortir, en moins de six mois, trois titres aussi différents et chez trois éditeurs, c’est ça le talent). Le voici chez Soleil, dans la délicieuse collection Noctambule, pour l’adaptation en bd de son court métrage (la Révolution des Crabes). En plus le titre est dans la sélection Angoulême.

La marche du crabe, c’est l’histoire de trois Cancer Simplicimus Vulgaris. Ou Crabes carrés. Pendant que le reste du monde a évolué, l’espèce est restée la même, de million d’années en million d’années. Son drame ? Ce crabe, qui vit dans l’estuaire de la Gironde, ne peut pas changer de direction. Toute sa vie il est donc condamné à suivre une seule et même ligne droite, et avec beaucoup beaucoup de chance, son parcours croisera celui d’une crabette pile au bon moment, lui offrant 3 secondes de bon temps (enfin je ne connais pas le temps de coït des crabes, mais en tout cas, c’est seulement dans ces moments de chance que l’espèce peut se reproduire).

Mais nos trois héros vont changer les choses, et révolutionner leur quotidien. Le temps de la rébellion du crabe carré est enfin arrivé.

Drôle et intelligent, la Marche du Crabe est absolument délicieux. Arthur de Pins livre ici une fable sur l’amitié, la volonté, et l’imagination. Son dessin est plus épuré que ce à quoi il nous avait habitué (mais bon nul besoin de rendre une crabette sexy), mais son indéniable talent fait mouche, une fois de plus, et cet été girondin, où trois petits crabes vont changer leur monde, est un plaisir à lire. La bd est également peuplés d’humains, qui savourent les plages girondines sans se rendre compte que les habitants d’un monde bien plus petit qu’eux sont en train d’accomplir des miracles.

La marche du crabe tome 1 sur Amazon

Sakuran

23 novembre 2010  |  Coups de coeur  |  6 Comments

Moyoco Anno. C’est exactement le genre de mangaka dont il faut retenir le nom (j’avoue, le nombre de mangakas dont je peut réciter le nom se compte sur les doigts des deux mains, et encore, mais Moyoco Anno en fait partie).

Un style excellent, sexy et explosif, un humour acérée, et une bonne humeur communicative. D’abord connu en France avec Happy Mania (décrit comme un Sex and the City à la japonaise), puis avec Chocola & Vanilla, qui a cartonné chez les collégiennes, voici Sakuran, qui est, disons-le, une bd pour les grandes.

Sakuran, c’est l’histoire de Tomeki, une petite fille vendue à une maison close. Son caractère bien trempé, ses rêves d’évasion, et son incapacité à se laisser dicter sa conduite font qu’elle est perpétuellement punie, et détestée de ses consœurs. En tout cas pour elle c’est sûr, elle ne se prostituera jamais…

Enfin c’est ce qu’elle pense, puisqu’elle deviendra avec le temps l’une des courtisanes les plus courues de la maison où elle travaille, son mauvais caractère la rendant irrésistible pour les hommes, et insupportable aux yeux des femmes.

Drôle, barré, et parfois un peu érotique (forcément, nous sommes dans l’intimité des prostituées), Sakuran nous fait découvrir le quotidien des courtisanes japonaises, que l’on confond avec les geishas. Tomeki, qui devient Kiyoha, est une fille forte, volontaire, qui ne se laisse jamais abattre malgré sa vie difficile. Et elle est prête à tout pour vivre comme elle l’entend, alors que sa vie ne lui appartient pas.

One shot (histoire en un seul tome) génial, Sakuran est l’un des premiers titres à paraitre dans la collection Pika Graphic, dédiés à des œuvres fortes et pour un public adulte. D’un format plus grand que les mangas habituels, c’est aussi un très très bel objet (couverture à effet, tranche colorée).

Tout ça pour dire que, moi aussi, je suis tombée sous le charme de la petite Tomeki, de la grande Kiyoha, insupportable courtisane qui refuse de devenir oiran (première prostituée de la maison close, la plus populaire et prisée).

Sakuran sur Amazon

Pour info, Sakuran a également été adapté en film, par la réalisatrice Mika Ninagawa.

Sambre, et le nouveau cycle de la Guerre des Sambre

23 novembre 2010  |  Coups de coeur, Mes incontournables  |  No Comments

Bon, tous mes ‘incontournables’ (j’ai finalement donné ce nom à ma nouvelle catégorie, qui parle de ces bd ‘cultes’ à mes yeux), sont pour l’instant dictés par l’actualité.

Aujourd’hui c’est de Sambre qu’il s’agit, une grande saga familiale et tragique.

Il y a d’abord la série initiale, puis l’auteur (Yslaire) a travaillé avec différents dessinateurs pour parler des autres générations de la famille, avec pour titre La Guerre des Sambre.

Tous les cycles ont un point commun : une histoire d’amour tragique et pleine de malheur, entre un membre de la famille Sambre, et un mystérieux inconnu  aux yeux rouges. Le dessin d’Yslaire est d’une grande force, et marque véritablement les esprits. C’est de même avec les dessinateurs castés pour illustrer les différents cycles de la Guerre des Sambre (ils ne sont pas très connus, mais bigrement talentueux). L’univers de l’auteur est incroyablement dense, et passionnant. On se perd avec délice et émotion dans les destinées tragiques de tous ces héros sombres et torturés. C’est terrible parce qu’on a beau vouloir de tout notre petit cœur de midinette que l’amour triomphe, on sait dès le début qu’il ne résultera de tout ça que souffrance et désolation.

Ce qu’il y a de génial, dans Sambre, en plus donc d’un dessin magnifique, et de très belles histoires d’amour, c’est que l’Histoire rencontre toujours le récit, qui se situe dans des périodes fortes de l’histoire de France.

Dans ce nouveau cycle,  il s’agit de Werner et Charlotte, et l’histoire se déroule à Viennes en 1768. Chaque cycle peut se lire complètement indépendamment des autres.

Charlotte fête ses 13 ans, en compagnie de sa meilleure amie, Marie Antonia, qui deviendra Marie Antoinette. Sa mère espère tirer profit de l’amitié entre les deux adolescentes pour lui faire faire un beau mariage, et ne voit donc pas d’un très bon œil l’attachement que semble éprouver sa fille pour le jeune Werner, un mystérieux orphelin aux yeux rouges. Entre secrets de familles, manipulations et mensonges, l’heure n’est plus à la légèreté pour Charlotte. Difficile d’avoir une once de liberté quand sa mère est prête à tout pour obtenir pour sa fille la vie qu’elle lui a destinée.

Cette très belle bd est aussi un hommage aux Liaisons Dangereuses à n’en pas douter, et la jeune mère de Charlotte (qui n’a que 30 ans) n’hésite jamais à user de ses charmes pour parvenir à ses fins.

Bref, je survalide ce nouveau cycle, qui plaira à celles qui ont déjà lu la première série, mais plongera également les néophytes dans tout ce qui fait le succès de la série. Un dessin sublime, une belle histoire, que demander de plus ?

La Guerre des Sambre, Charlotte et Werner T1 sur Amazon (avec les premières pages en lecture)

Simon’s Cat se fait la belle

19 novembre 2010  |  Coups de coeur  |  2 Comments

Connais-tu Simon’s Cat ? Je préfère te prévenir si ce n’est pas le cas, et si tu es amatrice de chat et/ou d’humour débile, il y a fort à parier que tu ressortes du cliquage de ce lien complètement accro. Au moins tu ne pourras pas dire que tu n’étais pas prévenue.

Simon’s Cat donc, (littéralement, le chat de Simon, si tes cours d’anglais sont vraiment très loin), ce sont, à l’origine, des petits épisodes animés mettant en scène Simon, mais surtout son chat. Simon Tofield, l’auteur, s’est inspiré de ses trois chats pour créer un sorte de super chat. Encore plus débile, vile et maladroit que les trois siens réunis.

Je n’ai jamais bien compris les gens qui s’enorgueillent de la rare intelligence de leur chat. Un chat c’est très con, et c’est ce qui fait toute sa saveur. Perso j’en ai quatre (oui je sais, je suis tarée, on me le dit régulièrement), et il y a peu de choses plus divertissantes que de les observer vivre, muent par une logique semblant tout droit sorti d’un autre monde, voir pas de logique du tout.

Simon’s Cat, donc, est insupportable, gourmand, égoïste, il développe des techniques de ninjas pour bouffer du moineau (du camouflage au piège sophistiqué), et toutes les bêtises, et tous les trucs stupides que son cerveau malade peut inventer, il les fait. Tout ceci, et plus encore, est donc à découvrir sur les vidéos du site.

Car site officiel il y a. Le talent de Simon Tofield associé à la magie de l’Internet ayant très vite fait de Simon’s Cat une star, comptant des fans à travers le monde, attendant chaque fois la mise en ligne d’une nouvelle vidéo sur Youtube.

Forcément, face au succès, Simon’s Cat a été adapté en bd, dont le premier tome est sorti l’an dernier en France. Et ce mois-ci, c’est le deuxième opus de ses aventures qui parait.

Autant le dire tout de suite, le passage au format papier garde tout l’humour de la version animé. C’est même le genre de bouquin qu’il faudrait avoir en plusieurs exemplaires pour les disséminer partout dans son appart.

Ce sont des petits strips de quelques pages, voir une illustration à la page, qui racontent le quotidien du chat. Qui ce coup ci, décide de se barrer après une abominable expérience de douche (que tous ceux qui ont déjà tenté de doucher leur chat compatissent). Le voici donc qui part, seul, rencontre des filles, se fait des potes (chat sauvage ou hérisson) et essaie toujours de bouffer du moineau (et de la souris, et du canard, et du pigeon).

C’est drôle, un peu idiot, mais aussi plein d’amour pour le vrai meilleur ami de l’homme (un chien c’est pas un pote, c’est un enfant). Addictif.

Simon’s Cat se fait la belle sur Amazon

Le Bois des Vierges tome 2

Le Bois des Vierges fait partie des bd publiées d’abord chez l’éditeur Laffont, avant de passer chez Delcourt. C’est donc pas mal de temps après la sortie du tome 1 chez le premier éditeur, puis sa réédition, que sort le tome 2.

Le Bois des Vierges est une série de médiéval fantastique, mais bien loin d’un monde loufoque à la Lanfeust. Ici, les hommes et les bêtes tentent de cohabiter (les loups et autres renards sont ainsi des êtres qui vivent sur leurs pattes arrières, s’habillent et parlent), mais éprouvent toutefois l’un pour l’autre haine et sentiment de supériorité.

C’est en même temps une saga épique et une fable sur la différence. La vie d’une femme, humaine, forcée à se marier à un être qui la répugne, et qui prendra son destin en main à une époque où les femmes n’ont pas le droit d’avoir un avis.

Guerre, amour et monde magique, tout se mêle et s’entremêle et Le Bois des Vierges est le genre de séries assez classiques, mais en même temps d’une vraie qualité (oui, tu auras peut-être remarqué aux fils des articles, que j’aime bien la bd classique, mais sans m’enflammer, contrairement à des trucs un peu plus barrés), et qui, à mon sens, mérite un vrai succès.

Le Bois des Vierges, Tome 2 sur Amazon

Showman Killer

18 novembre 2010  |  Nouveautés de la semaine  |  No Comments

Jodorowsky, auteur de séries bd cultes (l’Incal, la Caste des Métabarons, Bouncer…) revient cette fois-ci avec une bd de science fiction (un de ces genres de prédilections), où il invente un anti-héros, sans émotions et, à priori, sans faille.

Dans un monde gouverné par la violence et la terreur, un généticien crée une sorte de super soldat, qui deviendra Showman Killer. Un surhomme aux capacités physiques surnaturelles, incapable de ressentir le moindre amour pour son prochain, et uniquement dirigé par l’argent. Il n’a d’autre maitre que la monnaie avec lequel on le paye, pour accomplir ses missions.

Mais, lors d’une mission où il doit sauver l’épouse et l’enfant d’un roi, il se détourne quelques instants, appâté ailleurs par un gain plus important…Et arrive trop tard…Ce coup du destin va changer sa vie, qui jusque là, n’en était pas vraiment une…

Ultra violent et cruel, servi par un graphisme étonnant (mais à mon sens plutôt vraiment classe, et qui compense un scénario parfois un peu simple), ce Showman Killer séduira les amatrices de SF et de scènes d’actions explosives. Pour public averti quand même.

Showman killer, Tome 1 sur Amazon

Mad Love Chase tome 1

16 novembre 2010  |  Non classé  |  1 Comment

Pour moi il y a trois genre de shojos. Le shojo génialissime, celui qui me fait rire, pleurer, et qui me fait me sentir comme une midinette que le beau gosse du collège aurait enfin regardé (même si en vrai il regardait la fille derrière) (oui, j’ai un gros problème d’addiction aux comédies romantiques en tout genre), celui qui se lit avec plaisir, mais qui ne me rend pas toute chose quand même, et le vraiment nul. Celui dont le scénario est plus que bancale (si encore on arrive à déceler un scénario) et dont le dessin pique vraiment trop les yeux (pourtant je suis bon public et j’accepte même les erreurs de jeunesse). Je ne parle bien entendu jamais ici de la troisième catégorie. Bon on peut se dire qu’en le faisant je vous éviterais quelques achats catastrophes, mais 1) tous les goûts sont dans la nature, les mangas que je détestent sont peut être vos préférés 2) je suis incapable de dire ‘c’est nul’, quand je n’aime pas, je fais comme si ça n’existait pas.

Bref, tout va bien donc, pour Mad Love Chase, qui passe cette première épreuve du feu et ne rentre donc pas, à mon sens, dans la catégorie nul. Mais ça n’est pas un ‘génialissime’ non plus. Mad Love Chase est à l’entre deux, un dessin raisonnable, et un scénario pas super développé (attention, je suis aussi capable de lire des mangas qui n’ont même pas de scénario, je pense notamment à Host Club, qui me rend hystéro, mais qui vire au n’importe quoi toutes les deux pages). Bref, Mad Chase Love se lit avec plaisir, si on le prend comme un shojo sans prétention.

C’est l’histoire du fils du roi des Démons, qui, contraint à un mariage forcé, s’enfuit. Le voilà sur terre, métamorphosé en ado, et Leven, son chat, transformé en jeune femme archi sexy. Il intègre alors un lycée, Leven devenant l’infirmière du bahut, et qui veille toujours d’un œil sur son maitre. Ce qui ne va pas être de tout repos, puisque le roi envoie trois de ses chasseurs à sa recherche, un vampire (qui prend le poste d’homme de ménage du lycée), un loup garou et un zombie, qui deviennent tous deux des élèves. Mais leur tâche n’est pas facile puisque tout d’abord, le prince des démons à changé d’apparence (seul un tatouage dans son dos permet de le reconnaitre) et de personnalité (de solitaire et taciturne, c’est devenu un benêt a la recherche du grand amour), et puis surtout, ce sont trois parfaits crétins (surtout le vampire).

Mad Love Chase est donc une comédie légère avec une pointe de fantastique, qui ne révolutionne pas le genre mais reste plaisant à lire.

Mad Love Chase, Tome 1 sur Amazon

Petite info, J’aime les sushis, Tome 2 (lien amazon) est sorti également.