Monkey Bizness par Pozla et Eldiablo

Il y a d’abord ce titre digne d’un film de gangsters dégling’, et cette couverture qui pique les yeux. Puis, si on s’approche un peu, on peut y voir un sticker ‘La dernière création des auteurs de Lascar’, le logo de l’éditeur Ankama, mais aussi un second logo, label 619.

Le label 619, c’est le nom de la collection dirigée par Run, chez Ankama (Run c’est le génialissime auteur de Mutafukaz). Et si tu veux, voir apposé ce logo sur une bd, c’est un peu comme un label reconnu sur ton poulet ou ton chocolat préféré, mais en mieux. Ça veut dire que c’est du lourd, et que tu peux acheter les yeux fermé.

Bon, les titres publiés chez Label 619 séduiront surtout les filles qui aiment les graphismes délirants, le street art, les 50′s et le rockab’ autant que les 80′s-90′s et les ghetto blasters, la baston et l’humour crétin. Label 619 c’est un peu tout ça et bien plus encore, et en tout cas une parfaite sélection d’artistes méchamment talentueux.

Eldiablo et Pozla, donc (et n’oublions pas Miaw, qui a travaillé avec Pozla sur la mise en couleur, qui mériterait un article entier tellement c’est beau), qui ont déjà commis les Lascars, ont décidé de se faire plaisir ici avec une bd complètement barrée, qui mélangent les genres avec génie. Polar et science fiction s’entremêlent dans des scènes de tueries sous acide d’anthologie (ça promet non ?).

D’abord je ne résiste pas à te recopier le résumé officiel, parce que ça suffit à me faire déjà rigoler.

L’humanité a finalement réussi à s’auto détruire. Rapidement la nature a repris ses droits, et la gent animale a finalement récupéré son hégémonie sur la planète bleue. Le monde leur appartient désormais. Tout est bien qui finit bien ? Malheureusement, les nouveaux maitres de la terre sont bien aussi cons que leurs prédécesseurs, et ce n’est pas encore ce coup-ci que la paix règnera.

Au cœur de cet univers pétri de violence, de culture de meute et d’instincts pavloviens, Jack Mandrill le babouin et Hammerfist le gorille, figures notoires de la pègre locale, tentent de tirer leur épingle du jeu et de défendre leur place au sommet de la chaine alimentaire. Arnaque, bananes et cacahuètes, la faim justifie tous les moyens.

Puis la première page :

Vu que j’aime bien raconter les histoires, je te fais aussi mon petit  résumé. Jack Mandrill, babouin alcoolo de son état, et Hammerfist, gros gorille au langage châtié, vivent leur vie pépère. Leur quotidien : s’occuper des sales besognes pour les caïds du coin, se prendre des cuites monumentales à toute heure du jour et de la nuit, errer dans Los Animales, pour dézinguer du chien ou des crustacés, puis se rentrer dans leur caravane un peu miteuse pour dessaouler et récupérer, avant de repartir pour de nouvelles aventures. Monkey Bizness, ce sont donc quelques unes de leurs palpitantes aventures, mais aussi une plongée dans le quotidien de Los Animales, ses tripots, ses matchs de catch clandestins, ses clubs de strip, ses flics véreux, son éléphantesque maire, sa prison, et ses humains ramenés à la vie sauvage.

C’est drôle, c’est débile, ça envoie méchamment. Trash et hilarant en même temps.

Le dessin est excellent, l’univers créé par les deux compères est absolument génial, et la mise en couleur est vraiment classe. J’en ai pris pleins les yeux. Le genre de délicieuses surprises dont j’ai envie de parler au monde entier.

C’est ici chose faite, Monkey Bizness, c’est une vraie petite tuerie :) .

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1 Comment


  1. Cette BD est un vrai rafraichissement!!!

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