Archive for août, 2010

Abe Sapien T1

A mon grand malheur, je n’ai encore jamais vu les films Hellboy. Je ne sais même pas si je rate quelque chose. Je sais juste que l’univers créé par Mike Mignola est une petite tuerie, et que j’ai dévoré avec un plaisir inattendu tous les tomes d’Hellboy, donc, mais aussi de B.P.R.D., dont un film se prépare actuellement, si mes souvenirs sont bons.

Hellboy, pour résumer dans les très grandes lignes, c’est un démon (d’où son nom) qui a fait le choix de faire le bien (d’où les cornes brisées sur le haut de son crâne), et qui bosse pour une section super secrète un peu à la Fringe, mais en plus old school, chargée d’élucider des histoires bizarres, et relevant souvent d’un poil de surnaturel.

Le trait absolument magnifique de Mignola (j’aimerais bien me faire encadrer chaque case qu’il a pu dessiner dans sa vie et en recouvrir mes murs) se marie à la perfection avec cet univers sombre, teinté de l’humour de l’auteur, qui est, vraiment vraiment vraiment, un mec très drôle (si on aime les freaks, c’est mieux quand même).

B.P.R.D. c’est justement cette section secrète pour qui Hellboy travaille. Et la série secondaire qui en porte le nom se concentre sur une époque où le grand démon rouge s’est barré vivre sa vie, laissant ses collègues se débrouiller avec des mecs pas très sympas. Et parmi les-dits collègues, il y a Abe. Abe est mi-homme mi-amphibien, et on découvre petit à petit son sombre passé dans la bd.

Toute cette explication pas claire du tout pour en arriver à la nouvelle série spin off d’Hellboy, entièrement consacrée à Abe, et qui porte donc son nom, Abe Sapien. Scénarisée par Mignola, et avec Jason Shawn Alexander au dessin (Mike Mignola ne pouvant pas décemment dessiner toutes les histoires que son cerveau génial invente, sinon il ne serait pas rendu. Donc il décharge souvent la partie dessin à des mecs bigrement talentueux).

A chaque fois une enquête, dans le domaine du surnaturel, avec un peu d’humour (mais moins que dans Hellboy pour le coup, ce premier tome d’Abe Sapien se révèle vraiment sombre), et pleins de méchants. Abe est en effet envoyé pour une mission de routine, c’est sa première enquête en solo. Mais ce qui devait être d’une facilité enfantine se révèle bien plus dangereux que ses supérieurs ne se l’étaient imaginé. Et Abe se retrouve seul, face à un ennemi aussi puissant que mystérieux…

Un excellent dessin, une ambiance sombre, et un personnage qu’on prend un grand plaisir à retrouver, quand on déjà lu Hellboy ou B.P.R.D., ou à découvrir, dans le cas contraire.

Abe Sapien, Tome 1 : La noyade sur Amazon

L’Enfant d’Eléphant

27 août 2010  |  Coups de coeur  |  No Comments

Bon, on est entre grandes, d’accord. Mais je me dis que potentiellement je ne suis pas la seule à aimer les histoires pour enfants, encore plus les contes, alors un tout petit mot sur une jolie nouveauté de chez Delcourt…

L’Enfant d’Eléphant, est en fait l’adaptation d’un conte de Rudyard Kipling par Yann Dégruel (auteur de Sans Famille, Genz Gys Khan…toujours chez Delcourt).

L’histoire remonte à une époque ou les éléphants n’avaient pas de longues trompes, mais un petit museau gros et plutôt inutile. C’est l’histoire d’un enfant d’éléphant, curieux de tout, qui passe son temps à embêter le monde avec ses questions sur tout et rien. Quand il finit par demander ce que mange le crocodile, on lui conseille d’aller vérifier par lui-même. C’est donc le début d’une aventure qui le fera grandir plus qu’il ne le pense.

Un joli conte, donc, avec un dessin délicieux.

L’enfant d’éléphant sur Amazon.

Les suites

Bon je ne peux pas le faire tout le temps, mais à l’occasion, quand je lis la suite de certains titres déjà chroniqués, j’essaierais de vous annoncer leur sortie.

Côté manga, et plus exactement côté shôjos, il y a les tomes 2 de Library wars et Courage Nako , mais également le tome 3 de Puzzle. Pour retrouver les chroniques des premiers tomes, voici les liens : Library Wars T1, Courage Nako ! T1, Puzzle T1 & 2.


Oui ces trois couvertures ne vont pas du tout ensemble, j’aime bien.

Côté bd, c’est la suite d’Ashrel, pour qui j’avais eu un gros coup de cœur, qui parait cette semaine. Pour lire la chronique du tome 1, c’est par ici. J’aime toujours autant cette bd, au très beau graphisme, avec une mise en couleur parfaite et une histoire originale. Dans ce second tome, l’histoire évolue, on en apprend un peu plus sur le passé des différents personnages, et on en découvre de nouveaux. Et la fuite des deux héros permet un grand voyage à travers l’univers créé par Valp. Une très bonne série, pour les amatrices d’Heroic Fantasy !

Monkey Bizness par Pozla et Eldiablo

Il y a d’abord ce titre digne d’un film de gangsters dégling’, et cette couverture qui pique les yeux. Puis, si on s’approche un peu, on peut y voir un sticker ‘La dernière création des auteurs de Lascar’, le logo de l’éditeur Ankama, mais aussi un second logo, label 619.

Le label 619, c’est le nom de la collection dirigée par Run, chez Ankama (Run c’est le génialissime auteur de Mutafukaz). Et si tu veux, voir apposé ce logo sur une bd, c’est un peu comme un label reconnu sur ton poulet ou ton chocolat préféré, mais en mieux. Ça veut dire que c’est du lourd, et que tu peux acheter les yeux fermé.

Bon, les titres publiés chez Label 619 séduiront surtout les filles qui aiment les graphismes délirants, le street art, les 50′s et le rockab’ autant que les 80′s-90′s et les ghetto blasters, la baston et l’humour crétin. Label 619 c’est un peu tout ça et bien plus encore, et en tout cas une parfaite sélection d’artistes méchamment talentueux.

Eldiablo et Pozla, donc (et n’oublions pas Miaw, qui a travaillé avec Pozla sur la mise en couleur, qui mériterait un article entier tellement c’est beau), qui ont déjà commis les Lascars, ont décidé de se faire plaisir ici avec une bd complètement barrée, qui mélangent les genres avec génie. Polar et science fiction s’entremêlent dans des scènes de tueries sous acide d’anthologie (ça promet non ?).

D’abord je ne résiste pas à te recopier le résumé officiel, parce que ça suffit à me faire déjà rigoler.

L’humanité a finalement réussi à s’auto détruire. Rapidement la nature a repris ses droits, et la gent animale a finalement récupéré son hégémonie sur la planète bleue. Le monde leur appartient désormais. Tout est bien qui finit bien ? Malheureusement, les nouveaux maitres de la terre sont bien aussi cons que leurs prédécesseurs, et ce n’est pas encore ce coup-ci que la paix règnera.

Au cœur de cet univers pétri de violence, de culture de meute et d’instincts pavloviens, Jack Mandrill le babouin et Hammerfist le gorille, figures notoires de la pègre locale, tentent de tirer leur épingle du jeu et de défendre leur place au sommet de la chaine alimentaire. Arnaque, bananes et cacahuètes, la faim justifie tous les moyens.

Puis la première page :

Vu que j’aime bien raconter les histoires, je te fais aussi mon petit  résumé. Jack Mandrill, babouin alcoolo de son état, et Hammerfist, gros gorille au langage châtié, vivent leur vie pépère. Leur quotidien : s’occuper des sales besognes pour les caïds du coin, se prendre des cuites monumentales à toute heure du jour et de la nuit, errer dans Los Animales, pour dézinguer du chien ou des crustacés, puis se rentrer dans leur caravane un peu miteuse pour dessaouler et récupérer, avant de repartir pour de nouvelles aventures. Monkey Bizness, ce sont donc quelques unes de leurs palpitantes aventures, mais aussi une plongée dans le quotidien de Los Animales, ses tripots, ses matchs de catch clandestins, ses clubs de strip, ses flics véreux, son éléphantesque maire, sa prison, et ses humains ramenés à la vie sauvage.

C’est drôle, c’est débile, ça envoie méchamment. Trash et hilarant en même temps.

Le dessin est excellent, l’univers créé par les deux compères est absolument génial, et la mise en couleur est vraiment classe. J’en ai pris pleins les yeux. Le genre de délicieuses surprises dont j’ai envie de parler au monde entier.

C’est ici chose faite, Monkey Bizness, c’est une vraie petite tuerie :) .

Monkey bizness sur Amazon

Oh ! Merde ! la future nouvelle bd de Cha

23 août 2010  |  Coups de coeur  |  No Comments

C’est avec joie et bonheur que j’ai lu l’info sur le blog de Cha, et que je vous la relaie :)

Le 7 novembre paraitra aux éditions Même Pas Mal (au passage n’hésitez pas à faire le tour du site de cet éditeur, que je découvre, leur programme de parution a l’air juste génial !), un recueil d’histoires courtes de la merveilleuse Cha, rassemblant une dizaine d’année de son travail.

Ça a l’air beau, ça a l’air formidable, et pour nous faire patienter, le blog de l’éditeur nous en offre déjà trois pages, et ça remplit mon petit cœur de joie. Pour en profiter toi aussi, c’est par là !

La fin de Sumomomo, Prince Eleven…et toutes les autres nouveautés Kurokawa

19 août 2010  |  Nouveautés de la semaine  |  No Comments

Vu que Kurokawa est un de mes éditeurs manga préféré, et que son planning sorties est assez soft (et qu’il est bon de voir un éditeur qui privilégie qualité à quantité, surtout en manga où pas mal d’éditeurs sortent tout et n’importe quoi, en espérant qu’une ou deux séries fonctionneront dans le lot. Kurokawa a une politique éditoriale bien plus sérieuse -ça peut paraitre fou mais je suis persuadée que certains éditeurs ne lisent même pas les titres qu’ils publient- que l’on peut entrevoir sur leur blog), je profite donc de leur mini vague de sorties mensuelles pour faire un petit point (je ne sais pas si je le ferais tous les mois, j’aime bien prendre des habitudes et ne pas les tenir) (c’est comme j’aime bien les parenthèses à rallonge vous aurez remarqué). Here we go !

Il y a d’abord le dernier tome de Sumomomo, Momomo. Cette série au titre qui réclame un certain entrainement pour être bien prononcée fait partie de mes petits plaisirs personnels. Un joli dessin, un peu d’amour, de la baston, et beaucoup d’humour crétin. L’histoire de l’héritier d’un des principaux clans de martialistes du Japon, qui déteste tout ce qui concerne les arts martiaux et veut consacrer sa vie à la Justice. Oui mais voilà que ses origines le rattrapent quand débarque Momoko, fille de l’autre plus grand martialiste du Japon, destinée à devenir sa femme, et la mère de son enfant (le bébé le plus fort du monde, potentiellement). C’est donc parti pour un nouveau quotidien pour Kôshi (le jeune homme en question), qui jusque là se contentait avec délectation de son petit quotidien. Il va désormais devoir repousser constamment les assauts de son hystérique de fiancée, et va plus d’une fois se retrouver nez-à-nez avec des martialistes des clans rivaux qui veulent en découdre…Ce tome 12 est donc la fin de leurs aventures !

Et puis il y a aussi Prince Eleven, Tome 4 , qui rappellera aux accros du mangas des séries comme Parmi Eux, et pas mal d’autres shojos en même temps…L’histoire d’une ado carrément douée au foot qui retrouve son amour de jeunesse lors d’un match interlycée. Le jeune homme en question lui brise alors le cœur, et elle décide de se venger. La voilà qui intègre une école de garçon, et l’équipe de foot qui va avec, avec pour ambition de battre à plate couture celui qui l’a blessé (c’est un shojo hein, faut pas s’attendre à un scénario incroyable ^^). Un dessin pa mal du tout et un triangle amoureux qui ravira les afficionados du genre !

Chez Kurokawa cette semaine il y a aussi : Ippo, Tome 3 saison 2 (une excellente série sur la boxe), Brave Story, Tome 17, Saint Seiya – The Lost Canvas, Tome 13 et Le prince des ténèbres, Tome 7.

Petits Bonheurs T1

12 août 2010  |  Non classé  |  No Comments

L’histoire se déroule en 1944, dans le Lot-et-Garonne. C’est l’histoire de Rémi, un gamin dont l’insouciance fragile se frotte à la grande Histoire.

Il y a son meilleur pote, Eric, qui ne va pas souvent à l’école, et puis la jolie Mathilde. Quelques années plus vieux, les idées de leurs familles respectives les auraient sans doute séparés, mais ils sont encore trop jeunes pour comprendre…Alors quand Rémi et Mathilde tombent sur une cachette remplie d’armes et d’explosifs, ils décident de les déplacer et de les planquer ailleurs, pour qu’elles ne fassent de mal à personne. Mais quand des enfants se mêlent sans même vraiment en avoir conscience des affaires des grands, ce n’est pas sans conséquence…

Petits Bonheurs s’inscrit dans la collection de Vents d’Ouest qui rend hommage aux régions de France et à l’Histoire. Ici,  à travers un très joli dessin, il est question d’amour, de petits comme de grands, d’enfance, d’amitié, mais aussi de Résistance, d’Occupation, et du quotidien de ce petit village du Lot-et-Garonne en cette période difficile. Triste et tendre à la fois…

Petits Bonheurs : Tome 1 sur Amazon (les premières pages de la bd y sont visibles)