Avant toute chose, il faut dire que Tony Sandoval est un des meilleurs dessinateurs de la bande dessinée actuelle, enfin moi je regarde ces cases j’ai limite envie de pleurer parfois tellement c’est beau. Il a notamment écrit le Cadavre et le Sofa, très très spécial mais génialissime aussi. Il revient ici avec Pierre Paqut, son éditeur, au scénario, pour une métaphore sur l’enfance, en même temps dure et très belle.
C’est l’histoire d’un petit garçon qui rentre de l’école. Il a fait une bétise et ce n’est pas son genre, alors il culpabilise un peu. Mais voilà qu’arriver chez lui, il découvre qu’une petite statuette est vivante. En essayant de la suivre, le voilà qui bascule dans un monde parallèle, dont il ne sait comment sortir. Et à chaque fois qu’il trouve une sortie, celle-ci l’amène dans un nouvel endroit, parfois beau, parfois effrayant, mais lui tout ce qu’il veut c’est rentrer à la maison. En chemin il fera des rencontres qui vont le fire réfléchir à des notions comme le bonheur, l’amour, la vie…
Difficile de dire si cette bd est un conte pour enfant ou pour adulte. Car elle est dure et violente mais est en même temps une parfaite métaphore de ce qui se passe dans la tête d’un enfant quand survient un drame dans sa vie. Le dessin de Tony Sandoval est encore une fois époustouflant, vivant, organique, et incroyablement beau. Et on ferait bien de chacune de ses cases un joli tableau…
Un regard par-dessus l’épaule (lien amazon) , de Pierre Paquet et Tony Sandoval, éditions Paquet, 15€
Je l’ai feuilleté hier et les illustrations sont très réussies, le récit m’a paru effectivement labyrinthique. J’espère que la médiathèque l’achètera avant moi !