This is the rhythm of the night

Dimanche 8 novembre 2009
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(je sais que t’as pas pu t’empêcher de chantonner le refrain dans ta tête en lisant le titre donc autant aller jusqu’au bout de la démarche, hein)

On a eu droit en fin de semaine à deux HORRIBLES nuits avec Lyna et sa copine la varicelle (“chickenpox” en VO). Autant Kim nous avait foutu la paix avec sa gueule pleine de boutons, autant la grande nous aura BIEN GONFLÉS. Alors que je roupillais d’un sommeil de plomb, Cath a dû se lever au moins 20 fois en deux heures avant de lâcher les armes telle Vercingétorix.

Je sais pas comment elle fait pour se lever 20 fois… à la troisième, je lui aurais fait bouffer ses stickers muraux, à la môme.

La vingt-et-unième fois, elle m’a secoué le derche. “Fab, vazy, elle pleure encore, moi je peux pu, là”. Donc déjà de base, là où Cath est déjà au garde-à-vous au moindre gémissement, moi j’ai besoin de vérifier encore cinq bonnes minutes qu’effectivement, ce n’est pas une fausse alerte.

“T’y vas, Fab ?”… Oué oué, chacun son rythme, hein. J’ai eu beau roupiller toute la journée à convalescer mon opération de la myopie, je suis pas frais-frais à 1h30 du mat’ après deux bonnes heures de sommeil.

Je suis donc descendu telle une larve vers la chambre de la malade et je l’ai trouvée hystérique, à se gratter tout en dormant en pleurant et en répétant en boucle “Mamaaaaaaan !”…

— FLASHBACK SOUDAIN —
En l’écoutant appeler sa mère telle l’oisillon dans son nid, j’ai compris pourquoi la veille, j’avais fini par la monter dans notre chambre, pour qu’elle fasse un câlin à la figure maternelle.
Raté, elle s’était glissée illico dans notre pieu aux côtés de la Sainte Mère et moi, après avoir attendu 12 secondes de récupérer notre rejeton, je m’étais rendormi comme une merde. Sans le savoir, je venais de ruiner la nuit de Cath : la gamine bougeait tellement dans son sommeil qu’elle n’a pas pu re-fermer l’oeil.
— FIN DU FLASHBACK SOUDAIN —

Ce coup-là, j’allais tenter d’assumer mon rôle sans refiler la patate chaude à ma blonde de femme.

- (dans son sommeil) Mamaaaaaan !
- Non, c’est moi, c’est Papa…
- Mamaaaaaaaan !
- Non non toujours pas. C’est moi !
- Je veux faire un câlin à Mamaaaaaaan !
- Maman n’est pas là, elle roupille. Par contre, je peux te faire un câlin de Papa, si tu veux.
- Nooooon je veux faire un câlin à Mamaaaaan !

Saleté.

Au bout de cinq minutes de dialogues à peu près aussi constructifs que cet extrait, je décide de me glisser à ses côtés dans son pieu de nain de jardin. Je lui caresse le front boutonneux, ça ne la calme pas, je lui fais des bisous, pareil… donc je finis par la secouer. “MAIS LYNA RÉVEILLE-TOI CALME-TOI MAMAN ELLE ROUPILLE MAIS T’ES CREVÉE FAUT QU’TU DORMES MAIS AVANT CA FAUT TE CAAAALMER ET SURTOUT TE RÉVEILLEEEER !”.

Gagné. Elle s’est réveillée, elle s’est calmée, elle n’arrêtait pas de se tourner, de se retourner mais elle a presque fini par se rendormir calmement.

Et moi, j’étais là, à lui caresser le front. Dans son lit d’1m60, j’ai pas fermé l’oeil jusque 5h30.

Y’a pas à dire, c’est dans ces moments-là qu’il vaut mieux savoir POURQUOI tu as fait des enfants, parce que dans le cas contraire, ça doit être (encore plus) rude à vivre.

 

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