Tout à l’heure, à table, Kim qui s’enfile un bon quignon de pain, qui remonte son tshirt en disant :
- J’ai bien mangé, mon ventre est bien rempli… j’arrête de manger parce qu’après j’vais avoir un gros ventre, comme Maman.
Éclat de rire paternel — j’suis pourtant pas le mieux placé niveau bedaine, rire jaune maternel et Cath, toujours encline à se prendre un double coup de pied sauté après s’être avalé un bourre-pif, tente de sauver l’honneur :
- Non mais tu veux dire que j’ai un GRAND ventre, non ?
- Non non… un GROS ventre.
Dix de der, belote et rebelote.
Sinon les vacances se passent bien, merci :)
J’ai très vite choisi de rendre mes filles autonomes – pour avoir la paix d’une part mais aussi et surtout pour qu’elles se sortent les doigts. Cath, même si elle se démerde pas trop mal par rapport à d’autres mères, a un peu plus de mal avec le concept.
Pourtant, nos deux filles ne sont pas vraiment des manches. La preuve, avec moi, elles se démerdent à merveille toutes seules. Mais pour Cath, il s’agit avant tout de se rendre utile, voyez-vous. De servir à quelque chose. Lire la suite
Hier soir, je vais border Kim et comme chaque jour suite à ce triste épisode, je lui chuchote des p’tits messages qui signifient « on te kiffe, tu sais, ta mère et moi ».
- Je t’adore, ma Kimette !
(elle me prend la tête pour que j’approche mon oreille de sa bouche et elle me murmure)
- Moi ze t’adore… pas, Papa ! (suivi d’un éclat de rire qui pourrait signifier t’as vu comment j’t'ai bien pété les genoux hein !)
J’peux au moins me consoler en me disant qu’elle règle son Oedipe avec humour. Haha.
(je sais que je risque gros à y aller franco avec mes clichés à la con, parce que je dois avoir la ligue anti-machos sur le dos depuis mon dernier post, mais peu importe, il y a des choses qui doivent être dites !)
Ma femme et moi, ça fait 15 piges qu’on mélange toutes sortes de fluides. Quand on a démarré notre petite relation, c’était facile : elle était fan de U2. Donc pour les cadeaux, j’me foulais pas, je lui achetais toutes sortes de merdes en rapport avec la bande à Bono et l’affaire était pliée. Jusqu’au jour où elle m’a dit « mais tu sais que tu peux TENTER de m’offrir autre chose que des goodies / albums / inédits de U2 ? ». Bordel, en une phrase, elle venait de reboucher ma source intarissable d’idées-cadeaux. Lire la suite
J’ai un gros gros boulot dans ma quête de « Le prince charmant ça n’existe pas, ma fille, ne te laisse point leurrer par tous ces contes de fées débiles (la preuve sur madmoiZelle -> la vérité sur les contes de fées, par Jack). Dès que « princesse » ou « prince charmant » ou « blanc destrier », je m’attelle toujours à péter un genou à Charming. C’est sans compter sur l’attention aiguisée de la grande, qui n’en rate jamais une pour me remettre à ma place. Lire la suite
Tu penses qu’éduquer un enfant, lui transmettre un savoir, des valeurs est la plus belle chose au monde ? Tu as raison. Tu as également conscience que l’éducation est un chemin parsemé d’embûches ? Tu as encore raison. Mais tu te rassures en te disant que la vraie période « va t’faire mettre, vieux con, tu comprends rien à la vie ! » n’arrive qu’aux abords de l’adolescence… Lire la suite
Avoir un enfant, lui filer (de base) son patrimoine génétique, puis l’armer pour la vie. Ca peut être beau, dit comme ça, mais ça se termine souvent en « retournage de l’apprentissage contre ta face ». Obiwan contre Dark Vador, quoi. L’élève qui pète la gueule au maître. Lire la suite