Questions à tire Largo

Jeudi 28 janvier 2010

L’autre jour, je regardais Largo Winch (le film) pendant la sieste de la grande. Elle finit par se lever, le film n’était pas terminé, je continue à regarder tranquille alors qu’elle se réveillait doucement — elle tient de son père pour le côté « tête dans le fion à rallonge ».
Elle commence à s’intéresser au film, puis à poser des questions. « Et pourquoi y va dans le bateau ? Et qu’est-ce qu’il cherche ? Pourquoi il est tombé à l’eau ? Et c’est qui le monsieur ? ». Je prends le temps de répondre. Du moins, j’essaie.
Puis de fil en aiguille, on arrive à la scène finale, grosse baston à base de couteau et de bourre-pifs. Ca saigne, y’a des bleus etc. Elle regarde. J’hésite. J’arrête le film, je continue ?
Elle me devance « Pourquoi il a du saignant, le monsieur ? » On dit du sang, pas du saignant, grande. Et puis c’est du maquillage pour le film, tu sais. En vrai, ils saignent pas, c’est juste pour ça fasse vrai. « Et là, pourquoi il est mort ? » Bah ça c’est trop nul, mais c’est comme ça. Y sont couillons dans les films, y ont toujours besoin de se tuer pour savoir qui est le plus fort. Là, c’est le gentil qui est le plus fort. C’est souvent comme ça, t’inquiète.
En même temps que je répondais à ses interrogations, j’me demandais « mais pourquoi je lui montre tout ça, moi ? C’est pas bien, non ? », tout en repensant aux pubs CSA, vous savez, celles avec le gamin traumatisé, là.
Et hop, flash-back. Mes parents, leur sport préféré quand on était gamins et qu’on regardait la téloche, c’était de zapper dès qu’y’avait une scène de cul ou violente. Mais moi, tu crois que j’étais dupe ? J’les voyais bien, les géniteurs, s’envoyer un regard gêné, puis zapper. Puis revenir un peu plus tard. Puis re-zapper si c’était pas fini. J’me souviens que j’étais un peu vénère, qu’ils me prennent pour un bébé. Voire pour une nouille.
Donc j’ai pris le temps d’expliquer à Lyna.
Peut-être j’ai mal fait, on verra. Si ça tombe, le film Largo Winch fera d’elle une serial-killeuse. Haha. Et j’pourrai me dire « bah merdalors c’était donc mes parents qui avaient raison ».
« Essai-erreur », le sport préféré du parent un minimum impliqué.

L’autre jour, je regardais Largo Winch (d’où le jeu de mots extrêmement fin du post) pendant la sieste de la grande. Elle finit par se lever, le film n’était pas terminé, je continue à regarder tranquille alors qu’elle se réveillait doucement — elle tient de son père pour le côté « tête dans le fion à rallonge ».

Leçon n°1 : si t'as les tottotes accrochées, tu peux ne pas mettre de soutif, ma fille. YES YOU CAN.

Leçon n°1 : si t'as les tottotes accrochées, tu peux ne pas mettre de soutif, ma fille. YES YOU CAN.

(si t’as pas compris la légende, c’est par ici) Elle commence à s’intéresser au film, puis à poser des questions. « Et pourquoi y va dans le bateau ? Et qu’est-ce qu’il cherche ? Pourquoi il est tombé à l’eau ? Et c’est qui le monsieur ? ». Je prends le temps de répondre. Du moins, j’essaie.

Puis de fil en aiguille, on arrive à la scène finale, grosse baston à base de couteau et de bourre-pifs. Ca saigne, y’a des bleus etc. Elle regarde. J’hésite. J’arrête le film, je continue ?

Elle me devance « Pourquoi il a du saignant, le monsieur ? » On dit du sang, pas du saignant, grande. Et puis c’est du maquillage pour le film, tu sais. En vrai, ils saignent pas, c’est juste pour ça fasse vrai. « Et là, pourquoi il est mort ? » Bah ça c’est trop nul, mais c’est comme ça. Y sont couillons dans les films, y ont toujours besoin de se tuer pour savoir qui est le plus fort. Là, c’est le gentil qui est le plus fort. C’est souvent comme ça, t’inquiète.

En même temps que je répondais à ses interrogations, j’me demandais « mais pourquoi je lui montre tout ça, moi ? C’est pas bien, non ? », tout en repensant aux pubs CSA, vous savez, celles avec le gamin traumatisé, là.

Et hop, flash-back. Mes parents, leur sport préféré quand on était gamins et qu’on regardait la téloche, c’était de zapper dès qu’y’avait une scène de cul ou violente. Mais moi, tu crois que j’étais dupe ? J’les voyais bien, les géniteurs, s’envoyer un regard gêné, puis zapper. Puis revenir un peu plus tard. Puis re-zapper si c’était pas fini. J’me souviens que j’étais un peu vénère, qu’ils me prennent pour un bébé. Voire pour une nouille.

Donc j’ai pris le temps d’expliquer à Lyna.

Peut-être j’ai mal fait, on verra. Si ça tombe, le film Largo Winch fera d’elle une serial-killeuse. Haha. Et j’pourrai me dire « bah merdalors c’était donc mes parents qui avaient raison ».

« Essai-erreur », le sport préféré du parent un minimum impliqué.


 

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