Faisons une échelle des trucs les plus simples aux plus durs en tant que parents :
1/ Procréer. Limite trop simple mais c’est un autre débat n’est-il pas.
2/ Pondre tes enfants. Enfin, pour moi, ça a été bien plus pénible que de mettre un p’tit coup semer la petite graine.
3/ Eduquer ta marmaille. Surtout que Super Nanny n’est plus là.
4/ En faire des gens bien. Niveau 4, on atteint déjà le challenge chaud les marrons.
5/ Se dédouaner de l’éducation de ses parents. Selon moi, c’est LE truc le plus dur à faire. Celui qui conditionne tout le reste. Tiens, ça tombe bien, je voulais vous en parler plus longuement, d’ailleurs.
Devenir parents, c’est bien. Agir en adulte vis-à-vis de ses parents, c’est mieux, mais c’est tellement plus dur. Ca signifie plein de choses :
- être capable de faire un « tri » conscient dans l’éducation qu’ils vous ont amenée,
- de n’en garder que le meilleur,
- d’envoyer péter toutes les casseroles qu’ils vous ont collées aux pieds (inconsciemment, le plus souvent – du moins, espérons-le)
- être capable de leur expliquer, sans PETER UN BOULON, pourquoi vous n’êtes point d’accord avec leur vision des choses
- sortir du « qu’est-ce que mes parents attendent de moi ? qu’est-ce qu’ils voudraient que je fasse ? » pour se poser plutôt ze ultimate question « de quoi j’ai envie, MOI ? » (truc de malade)
Plus ça va et plus j’me dis que c’est essentiel pour éviter soit de reproduire sur ses propres enfants le schéma parental (sans savoir pourquoi) soit de prendre son opposé total (les extrêmes, c’est jamais bien).
Et puis faire péter le cadre de l’éducation de ses parents, c’est tellement bien. C’est comme si t’étais un hamster dans ta cage en train de courir sur ta roue comme un con toute la journée et que d’un coup, tu t’échappais et devant toi, t’as le Texas, le Missouri ou le Colorado à traverser. C’est beaucoup plus périlleux que ta roue, mais au moins t’as le choix d’aller là où bon te semble, mais la liberté, quoi. LA LIBERTE. Même George l’avait chantée. C’est dire. « I don’t belong to you and you don’t belong to me ».
Enfin, tu vois l’idée, quoi.
Voilà, c’était la pensée théorique à la con du jour. Pour détendre l’atmosphère, une petite vidéo.
Tellement vrai… Le pire, c’est l’impression que ce passage est dur pour tout le monde, alors en voyant les poussins grandir, j’espère juste ne pas leur accrocher trop de « casseroles » ! ♣
(Excellente la dernière vidéo !!)