S’il y a bien un truc qui m’intrigue depuis que je suis le père d’une fille et d’une deuxième dans la foulée, c’est bien la relation père-fille. C’est ce sujet sur madmoiZelle.com (relancé en juin 2009 avec un succès équivalent), créé au tout début du site, en novembre 2005, au tout début de la première grossesse de Cath qui m’a mis la puce à l’oreille (et qui m’a un peu fait frémir aussi). WAW qu’est-ce que c’est compliqué.

A la naissance de Lyna, quand la sage-femme est venue me dire « c’est une fille ! », il a juste fallu que je la tienne dans mes bras pour réaliser « bordayl de merde ça va être chaud-tendu comme les filles de madmoiZelle l’expliquaient : C’EST UNE FILLE ! »
J’suis pas trop trop littérature développement personnel psychothérapeute machin mon fion, mais au détour d’un passage par la FNAC, quelques jours après la naissance de Lyna, je suis tombé par hasard sur ce bouquin : Pères d’aujourd’hui, filles de demain. Je l’ai avalé, d’un trait (il est d’ailleurs en rupture : qu’est-ce que vous attendez, bande de nouilles d’éditeurs, pour réimprimer un ouvrage aussi essentiel ?).
Le principe du bouquin est simplissime : le témoignage d’une fille sur sa relation à son papounet, suivi du même exercice en miroir, par le père, cette fois, le tout entrecoupé de différentes interventions de spécialistes.
Ce fut tout de suite plus limpide pour moi, la réponse étant disséminée tout au long du livre : quoiqu’il arrive, pour que la fifille devenue femme aille bien, il faut que le père merde. Passage obligé. Y’a pas d’alternatives : soit tu es trop présent et ta fille ne se débarrassera pas de la topitude absolue qu’incarne son père, soit tu n’es pas là et ta fille manquera d’une « figure paternelle / masculine », tu vois l’genre.
Voilà. A partir de ce constat de base, les différentes rencontres réalisées à travers madmoiZelle m’ont appris qu’il y a des histoires vraiment incroyables entre les filles et leur père. De l’amour inconditionnel, de la haine farouche, du non-dit, de la déception, de la fierté, de l’incompréhension (beaucoup), de l’admiration implacable… et très rarement de l’indifférence.
Tout ce vécu m’inspire. Je ne sais pas ce que j’en ferai avec mes deux blondinettes à bouclettes, mais une chose est sûre : je suis bien décidé à merder, bien comme il faut.
Pour finir, allez voir Kick Ass. Le duo père-fille Nicolas Cage / Chloe Moretz y est assez génial et terrifiant à la fois. A prendre au millième degré.