Cette semaine, c’est activité « carte de voeux » pour les filles à l’école. Elles préparent une carte de bonne année pour leurs parents, histoire de re-garnir notre cheminée de trucs moches, alors qu’elle était à peu près revenue à la normale après Noël.
Signe des temps, Kim nous raconte que les couples « séparés » (c’est la formule officielle utilisée par la maîtresse pour mettre dans le même sac les couples mariés, pacsés et « juste-unis-par-des-mômes » qui n’ont pas survécu à l’arrivée de leur progéniture), les couples séparés disais-je, ont droit à 2 cartes (un pour chaque parent) alors que les survivors, eux, se contentent d’une seule carte – pour un seul foyer.
(d’un autre côté, te faire offrir 2 cartes alors que t’es encore ensemble, ça serait VRAIMENT la double peine, notamment pour la cheminée, MÉBON)
Et Kim, du haut de ses 3 piges et demi, qui dit à Cath :
- Mais vous, c’est un peu comme si vous étiez séparés, tous les deux ?
- Ah bon ? Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que vous êtes jamais ensemble. Quand tu es là, Papa travaille et quand c’est Papa qui s’occupe de nous, c’est toi qui travaille.
Pour lui montrer qu’elle avait bien tort, j’ai pris Cath sur la table de la salle à manger en hurlant MAIS SI, TU VOIS BIEN QUE PAPA IL AIME ENCORE MAMAN VOYONS. (Kim, 25 ans, serial killeuse, raconte les origines de sa névrose) (…… pardon. Mais non n’appelez pas la DASS, C’EST POUR DU RIRE) (là j’imagine la tête de belle-Maman devant son ordi – c’est une fidèle lectrice – et je ris un peu) (parfois je pense aux fifilles qui vont lire ça, dans quelques années) (et je m’inquiète) (y’a encore le temps) (faudra sans doute censurer des passages) (je vous aime, les filles, bisous)
Non mais bon, avec Cath, on s’est pris dans les bras, on s’est fait un bisou, histoire de la rassurer.
Et puis j’y ai réfléchi. Et sans doute qu’elle n’a pas tort.
C’est pas grave, on va au ski en mars.
(je vous reparlerai du ski en mars. J’ai si hâte) (c’est pas vrai) (faut que j’arrête avec les parenthèses) (bonne nuit)