Rien ne transparait sur le blog mais en coulisses, je milite sang et eau pour « l’adoption » par la petite famille d’un nouveau membre. Non pas un iench. Adopter un iench reviendrait à enfanter le p’tit troisième, or je l’ai déjà dit : je préfère me couper un testicule à la lime à ongles (usagée) plutôt que de remettre le couvert. I MEAN IT.
Je parlais bien sûr d’une fille au pair, communément appelé « jeune fille au pair », parce que selon moi, ça arrange bien les Mamans qu’on les désigne comme jeunes. On en reparlera.
Je notifiais un peu plus haut que je militais sang et eau — cette expression n’existe pas mais elle est parlante — parce que ma femme n’est pas d’accord DU TOUT. Du moins, elle n’ETAIT pas d’accord DU TOUT. Loin de moi l’idée de vendre le poil de cul avant qu’il soit épilé, je ne vais donc pas crier sur tous les toits que c’est gagné, que j’ai réussi cette petite « inception » de mon crû, mais disons que… ça progresse dans le bon sens.
A tous les parents, voici les arguments / contre-arguments que j’ai utilisés. Ca fait plaisir, c’est cadeau.
ARGUMENT #1 – Tu veux une petite suédoise de 20 ans sous la main, C’EST CA ?
Loooongtemps, je me suis buté à cette réflexion on ne peut plus cliché (suffit de voir c’que donne une recherche Google avec Safesearch désactivé sur le terme). Comme dans les films les plus foireux des années 80, Madame voyait un top-canon descendre le matin en chemise entrouverte (laissant bien sûr entrevoir une poitrine parfaite) + petite culotte dessinant une fesse parfaitement galbée. Elle m’imaginait à la vue de la p’tite jeune bavant mon chocolat au lait sur ma chemise et fantasmant toutes sortes de situations vaudevillesques.

Y'en a même qui en ont fait des BD. (bd de Chris)
Cet argument fut le plus difficile à dézinguer.
D’abord – soyons honnêtes – parce que j’ai dû me mettre au clair que ce n’était pas POUR CA que je souhaitais adopter une *jeune* fille au pair. Ça ne prit pas longtemps mais c’était nécessaire d’être en paix avec ça avant d’aller plus loin.
Ensuite, parce que, même si ma femme n’est pas d’un naturel jaloux (heureusement), je peux comprendre que l’accueil d’une ptite jeune revienne de son point de vue à coller elle-même le ver dans la pomme.
- CONTRE-ARGUMENT On caste qui ELLE veut.
C’est important qu’elle pige bien que toutes les *jeunes* filles au pair ne sont pas forcément suédoises avec la chemise entrouverte et le cuissot parfaitement ferme. Perso, un p’tit tonneau, ça me va bien aussi. Ca a été compliqué à piger mais je pense que ça y est.
- CONTRE-ARGUMENT BIS « Mais t’as rien compris : ce n’est pas pour la baiser elle mais pour mieux te baiser, toi ».
Celui-là, il fut décisif. J’ai vu la lumière s’allumer à l’intérieur de sa tête. Clic. Validé. On y reviendra plus tard mais j’ai finalement capté que c’était exactement l’idée-clé de l’accueil de la fille au pair, en plus.
ARGUMENT #2 – Je ne veux pas confier mes enfants à quelqu’un d’autre
Une fois la phase « mon mec est un vieux lubrique pervers » passée, il y a l’autre poison de notre société qui entre en jeu : « je DOIS être une mère parfaite et m’occuper de mes enfants correctement sans quoi ils vont être perturbés ».
Ma femme considère – comme beaucoup de ses congénères, je présume – que larguer ses enfants chez la nounou / à l’école ou ailleurs pendant les horaires de travail, c’est toléré. En revanche, au nom du fait qu’elle bosse et qu’elle n’en profite pas pendant ses longues heures de boulot de chef d’entreprise, elle doit consacrer son temps de loisirs à ses marmots. Délaissant par là toute possibilité d’éclate avec son premier amour – ma petite pomme.
- CONTRE ARGUMENT : on va retrouver un peu / beaucoup de liberté !
Je comprends ce « besoin » d’exister auprès de ses enfants. Mais je ne me laisserai pas faire. Comme j’ai déjà pu l’expliquer à droite à gauche dans ces lignes, les enfants niquent toutes formes de spontanéité et installent une routine inquiétante pour le couple. Si les filles au pair ne sont pas censées gérer les enfants H24, elles « doivent » au moins faire deux soirées de baby-sitting par semaine. De quoi retrouver des p’tits moments rien qu’à deux.
Exemple : cette semaine, je suis invité à plusieurs showcases privés. Avec la ponte des enfants, a disparu cette liberté de se dire « vazy on réserve un hôtel à l’arrache on va passer un bon moment et la nuit à Paris ». Certes, on savait que ces contraintes faisaient partie du « package Mômes + », mais ça n’empêche pas de trouver des solutions pour alléger le boulet, non ?
NB : si votre moitié sait faire preuve de mauvaise foi lors d’un débat*, cette phase est potentiellement périlleuse, puisqu’elle peut tout à fait vous balancer des trucs un peu bâtards lors de cette phase du débat, genre « bah oui tu me proposes de passer du temps avec toi, mais ça m’intéresse pas ». Ne le prenez pas pour vous, c’est juste une tentative désespérée de se débattre contre l’évidence même.
* comme 92,1% de la gente féminine selon une étude de l’OCF (Observatoire du Comportement Féminin)
ARGUMENT #3 – C’est trop tôt pour les filles
Quand vous en êtes là, c’est que vous avez acculé votre moitié dans les cordes et qu’elle n’a trouvé que cet élément minable à faire valoir. Souriez, regardez-la amoureusement en mode « c’est tout c’que t’as ? » et dégainez en douceur.
- CONTRE ARGUMENT : tu veux dire que pour apprendre les rudiments d’une langue étrangère et de se frotter à des cultures différentes, vaut mieux avoir 18 ans, c’est ça ?
Imparable. Circulez, y’a rien à voir (ça marche d’autant mieux si votre moitié est un baudet en anglais, par exemple).
ARGUMENT #4 – Je veux pas avoir quelqu’un chez moi
Certes, cet argument est recevable. De mon côté, j’aime partager mon habitat mais ma femme, non. Ca vient de loin, sans doute, mais que faire face à cet argument ? Pour le coup, je dois mon salut à mon meilleur pote, qui se reconnaîtra (il aime l’anonymat).
- CONTRE ARGUMENT : achetons une maison plus grandeuh !
(contre-argument valable sous réserve de finances suffisantes)
C’est vrai quoi : plus de place = plus de libertés de mouvements = on est moins les uns sur les autres = la fille au pair a un espace bien à elle = elle passe inaperçue.
Bon… c’est à ce niveau-là que ça coince pour moi pour l’instant. Même si elle travaille dans l’immobilier lillois, ma belle n’est pas prête à remballer ses affaires dans un carton et à investir une nouvelle place.
J’ai donc encore un peu de boulot avant de convaincre ma blonde, mais j’y crois dur comme fer. Je vous tiendrai au courant de la suite des événements, tiens.
bon, je sais bien que j’ai 6 mois de retard (quand je découvre un blog que j’aime, je le lis depuis le début), mais la je peux pas m’empecher d’intervenir: pourquoi une jeune FILLE au pair??
Nous 2 soeurs, on a eu un mec au pair (un bel ivoirien), et c’était bien chouette… et puis ca dézingue l’argument #1
juste une idée…
Je suis en retard aussi! Super post!!!
Je suis fille au pair au UK et j’ai absolument pas peur de dire que j’ai changé la vie de la famille qui m’héberge!!! (je suis leur première) Ils donneraient TOUT pour que je reste!(même un des trois schtrumphs ahah)
Je trouve qu’être fille au pair c’est pas terrible, on a pas trop d’avantages concrètement hormis apprendre la langue :D mais pour les familles c’est vraiment TOUT BENEF!!! Liberté retrouvée avec quelqu’un de dispo H24 pour babysitter (on prévient à l’avance quand c’est le weekend MERCI lol)
Ca retire quelques « inconvénients à être parents », pour mieux profiter des avantages… Que demande le peuple!
Et quand il y a de l’espace, on ne fait que se croiser, et tout le monde est content!!!
A bon ENTENDEUSE :)